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Publié par Christian Hivert

Gauche ta mère
LA GAUCHE EST UNE FRAUDE
 
 
La droite, en contraste, est effectivement l’ignominie qu’elle dit être : nationaliste, xénophobe, en faveur des inégalités, des hiérarchies, de la domination masculine, de la loi du plus fort, du capitalisme et de tout ce qu’il implique.
 
La gauche, en revanche, pour beaucoup de gens qui s’en réclament, voire pour la plupart, représente le camp politique qui s’oppose au capitalisme, aux inégalités, aux injustices, à la domination masculine, à l’ordre établi.
 
Sauf qu’elle n’est pas vraiment ça. Ou superficiellement seulement.
 
Dès que l’on dépasse les conceptions très générales et donc très imprécises que j’ai utilisées ci-avant pour décrire la gauche, on se rend compte que la plupart des idées que la plupart des gens de gauche associent à la gauche proviennent des institutions dominantes (université, médias de masse, grandes maisons d’édition), d’une fraction spécifique des classes dominantes, et qu’elles ne s’opposent pas fondamentalement à l’ordre dominant.
 
La plupart des maîtres à penser de la gauche sont des personnalités très bien intégrées aux institutions dominantes, souvent hautement diplômées par l’institution universitaire, et mises en valeur par le système médiatique. Quelques exemples, issus des principaux courants de gauche :
 
Thomas Piketty, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et professeur à l'École d'économie de Paris/Paris School of Economics, éditorialiste pour Libération passé, entre autres, par le CNRS, est titulaire d’un DEA en analyse et politiques économiques co-habilité par l'ENS, l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE), d’un doctorat obtenu à la London School of Economics. Lors d'une tournée aux États-Unis pour présenter son livre, Piketty sera reçu à la Maison Blanche par le conseiller économique du président américain Barack Obama.
 
Frédéric Lordon, chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE), directeur de recherche au CNRS, est passé par l'École nationale des ponts et chaussées, l'Institut supérieur des affaires (ISA) et a obtenu un doctorat à l’EHESS. Collaborateur régulier du mensuel Le Monde diplomatique, il intervient régulièrement dans des médias comme France Culture.
 
Au Monde Diplo, on retrouve aussi François Ruffin, diplômé du Centre de formation des journalistes, qui contribuera pendant sept ans à l'émission Là-bas si j'y suis sur France Inter. Député rattaché à LFI puis à la NUPES, il siège aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
 
Raphaël Glucksmann, conseiller spécial de 2009 à 2012 de Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie, chroniqueur à France Inter en 2017 et 2018, et directeur du Nouveau Magazine littéraire, a été formé à Sciences Po Paris.
 
Conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l'Essonne en 1985, sénateur en 1986, ministre délégué à l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement Jospin, député européen en 2009 et réélu en 2014, sous les couleurs du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon est titulaire d’une licence de lettres modernes et une licence de philosophie auprès de la faculté de lettres et sciences humaines de l'université de Besançon. De 1993 à 1995, il est directeur politique de l'hebdomadaire du Parti socialiste intitulé Vendredi.
 
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) de 1997 à 2008, président de la République française de 2012 à 2017, est passé par Sciences Po Paris, l’université Panthéon-Assas, HEC et l’ENA.
Etc. (Yannick Jadot, Olivier Faure, Marine Tondelier, et si l’on devait remonter la généalogie, on pourrait mentionner Foucault, Bourdieu, Derrida, Deleuze ou Guattari).
 
La pensée dominante à gauche est produite par un pan des institutions dominantes : les grandes universités, les grandes écoles, les grands médias de gauche (Le Monde, Libération, L’Obs, Télérama, Le Monde Diplomatique, Les Inrockuptibles, France inter, France Culture, dans une certaine mesure France 2, France 5, Arte, France info, les chaînes et les radios du service public), les grands partis de gauche (bien intégrés à l’appareil politique dominant) et les grandes maisons d’édition de gauche (La Découverte, Le Seuil, Actes Sud, etc.), ainsi que divers think-tank (Terra Nova, Fondation Jean Jaurès) et quelques ONG. Ces différentes institutions, bien intégrés à l’ordre dominant (duquel elles sont même constitutives), n’opèrent pas isolément, mais en réseau.
 
Jusqu’ici, je ne relève que des évidences. Mais ces évidences ont tendance à être ignorées par la plupart des gens de gauche, qui n’y voient rien de problématique ou de suspect.
 
Il est pourtant paradoxal de prétendre ou de s’imaginer s’opposer à l’ordre dominant en puisant ses idées ou ses revendications dans ses institutions.
 
Certes, les revendications d’une grande partie de la gauche n’ont ouvertement rien de « radicales » et relèvent plutôt du réformisme. Celles et ceux qui les défendent le reconnaissent parfois ostensiblement et se targuent d’ailleurs parfois de ne pas être des « radicaux ». On ne saurait donc leur reprocher de prétendre s’opposer à l’ordre établi, au capitalisme ou à l’État, puisqu’ils ne le prétendent pas. On peut penser à Glucksmann, Faure, Tondelier, Hollande ou Piketty. Piketty, par exemple, n’est pas intéressé par « dénoncer les inégalités ou le capitalisme en tant que tel – d’autant plus que les inégalités sociales ne posent pas de problème en soi, pour peu qu’elles soient justifiées » ; Piketty souhaite seulement que « la démocratie et l’intérêt général parviennent à reprendre le contrôle du capitalisme et des intérêts privés » (Le capital au XXIe siècle, Seuil, 2013). Un meilleur capitalisme est possible, un bon capitalisme, un capitalisme de gauche, contrôlé par une « puissance publique » dirigée par la gauche. Avec de bonnes inégalités, des inégalités justes, car de gauche.
 
En contraste, Jean-Luc Mélenchon affirme que « la gauche doit rompre avec le capitalisme ». Frédéric Lordon soutient à peu près la même chose. Mais malgré ce qu’ils affirment en surface, et bien qu’il existe des désaccords entre eux, en réalité, ni la FI ni la gauche lordonienne ne s’opposent au capitalisme dans son intégralité. Ils défendent en réalité une sorte de capitalisme national supposément bien régulé par un bon État, de gauche. Comme le résume succinctement Lordon dans son livre Vivre sans ? Autorité, institutions, économie… (La Fabrique, 2019) : « “sortir de l’économie”, “abolir l’argent” : non. » Lordon estime que nous sommes obligé∙es de faire avec la « forme économique-marchande de la division du travail ». Si Mélenchon ou Lordon se prétendent parfois anticapitalistes, c’est souvent parce qu’ils réduisent le capitalisme à une seule de ses composantes, comme « la propriété lucrative » chez Lordon.
 
De surcroît, au-delà d’une absence de contestation radicale du capitalisme (et de ses principes constitutifs comme le système marchand, le travail, l’argent, la valeur, la propriété privée, héréditaire, etc.), toutes les personnalités de gauche susmentionnées ont en commun de ne pas remettre en question la division et la spécialisation du travail (ou seulement de manière partielle), et surtout de ne jamais, ou presque, discuter des tenants et aboutissants de la technologie, qu’ils considèrent – à tort – comme « neutre » (comme de simples « outils » qui seraient mauvais lorsqu’utilisés par de mauvaises personnes mais bon lorsqu’utilisés par de bonnes personnes).
 
Alors même que la technologie – qui n’est jamais « neutre », qui possède toujours des exigences sur les plans sociaux et matériels, en matière de division et de spécialisation du travail, et donc de hiérarchisation de la société, et d’extraction de ressources – constitue un des principaux moyens de notre asservissement, une des principales raisons de notre dépossession, et une des principales causes de la destruction du monde.
 
Au bout du compte, c’est donc l’essentiel du monde moderne, du monde fabriqué par l’État, le capitalisme, la technologie et la domination masculine, que ces gens (qui comprennent aussi les trublions de Radio Nova, propriété du banquier millionnaire Matthieu Pigasse) se retrouvent à défendre.
 
Ce que je cherche à souligner ici, c’est que ce n’est pas par hasard que les principales personnalités associées à la gauche et donc à la contestation de l’ordre dominant ne le remettent en réalité pas tant que cela en question. La contestation que l’ordre dominant met en avant, celle qu’il autorise voire encourage, n’est évidemment pas de nature à profondément lui nuire. Tout système de domination conséquent et désireux de durer comprend, à un moment donné, qu’il ferait mieux, pour cela, d’autoriser et même de favoriser une certaine contestation (superficielle) afin de fournir à ses sujets une sorte de soupape de sécurité, de procurer un exutoire (inoffensif) à leurs frustrations.
 
Ce n’est pas non plus par hasard que les critiques plus radicales de l’ordre dominant ne sont pas mises à l’honneur sur France Culture, ni promues dans Le Monde, ni enseignées à l’université, ni diffusées par les grandes maisons d’édition. Les penseuses et penseurs qui les défendent ne sont en général pas des universitaires prestigieux, les médias ne les invitent pas (ou très rarement), et les grandes maisons d’édition n’ont pas intérêt (financièrement) à publier leurs ouvrages (les dirigeants des grandes maisons d’édition n’apprécient ou ne connaissent peut-être même pas leurs idées, publier des livres écrits par des inconnu∙es est davantage risqué sur le plan financier, et d’autant plus lorsque les livres en question défendent des thèses auxquelles le public habituel de l’entreprise n’est pas accoutumé). Je n’entreprendrai pas ici, de décrire en détail les raisons pour lesquelles les critiques plus radicales ne sont pas mises en avant par les principaux canaux de diffusion des idées (médias, université, édition), parce qu’elles devraient être relativement évidentes.
 
C’est ainsi que l’immense majorité des gens de gauche connaissent Jean-Luc Mélenchon mais pas Aurélien Berlan, Marine Tondelier mais pas Célia Izoard, François Bégaudeau mais pas Anselm Jappe, Judith Butler mais pas Jane Clare Jones, Michel Foucault mais pas Bernard Charbonneau, etc.
 
Comme l’avaient remarqué deux barbus chers à la gauche (mais qui ne se sont jamais eux-mêmes dits de gauche) :
 
« A toute époque, les idées de la classe dominante sont les idées dominantes ; autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps la puissance spirituelle dominante. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, de ce fait, des moyens de la production intellectuelle, si bien qu'en général, elle exerce son pouvoir sur les idées de ceux à qui ces moyens font défaut. Les pensées dominantes ne sont rien d'autre que l'expression en idées des conditions matérielles dominantes, ce sont ces conditions conçues comme idées, donc l'expression des rapports sociaux qui font justement d'une seule classe la classe dominante, donc les idées de sa suprématie. Les individus qui composent la classe dominante ont aussi, entre autres choses, une conscience et c'est pourquoi ils pensent. Il va de soi que, dans la mesure où ils dominent en tant que classe et déterminent une époque dans tout son champ, ils le font en tous domaines ; donc, qu'ils dominent aussi, entre autres choses, comme penseurs, comme producteurs de pensées ; bref, qu'ils règlent la production et la distribution des idées de leur temps, si bien que leurs idées sont les idées dominantes de l'époque. »
 
Cela vaut AUSSI pour les idées de gauche. Les idées qui dominent à gauche, aujourd’hui, sont celles d’une sorte de bourgeoisie culturelle de gauche, qui appartient aux classes dominantes, et sont promues par le biais de tout un pan des institutions dominantes.
 
Ce qui m’amène à un second point.
 
Si les idées qui dominent à gauche sont celles de cette bourgeoisie culturelle, c’est donc aussi parce que la plupart des gens de gauche ont été conditionnés, avec succès, à se fier à des formes dominantes, institutionnalisées, d’autorité, à accepter et même révérer l’autorité des institutions scientifiques et des scientifiques eux-mêmes, des grandes écoles, des universités et des universitaires, des personnes bardées de diplômes (délivrés par les institutions dominantes), des grands médias, des tendances littéraires du moment, des auteurs et des ouvrages promus par les grandes maisons d’édition, etc.
 
C’est comme si, pour la plupart des gens de gauche, qui s’imaginent ou prétendent contester l’ordre dominant, tout un pan des institutions dominantes n’étaient en fait pas des institutions dominantes mais des endroits où il est tout à fait normal, attendu, que l’on recherche des idées subversives et des opposant∙es à l’ordre dominant. Comme si l’université (le système scolaire en général), les institutions scientifiques, les grandes écoles, les grands médias et les grandes maisons d’édition, étaient des lieux de production de rebelles, des bastions de résistance contre l’ordre établi.
 
Il est assez consternant de devoir rappeler que tel n’est pas le cas. Que l’université et le système scolaire en général ont été créés par les classes dominantes afin « d’avoir un moyen de diriger les opinions politiques et morales » (comme l’a écrit Bonaparte, un des principaux pères fondateurs du système scolaire), de « maintenir une certaine morale d’État, certaines doctrines d’État qui sont nécessaires à sa conservation » (Jules Ferry) ; et aussi de produire les « ressources humaines » dociles dont ont besoin l’État et le capitalisme ; et que dans le « code de l’éducation » toujours en vigueur aujourd’hui, il est écrit noir sur blanc, dans la section portant sur les « Objectifs et missions de l'enseignement supérieur », que celui-ci doit servir « à la croissance et à la compétitivité de l'économie ».
 
De la même manière, même s’ils sont plus fréquentables que CNEWS ou Le Figaro, les grands médias de gauche et de centre-gauche (Le Monde, Libération, Les Inrocks, etc.) ne constituent pas des organes de résistance. Ils appartiennent pleinement à l’infrastructure idéologique dominante, à l’écosystème institutionnel dominant : financements publics, conventions avec l’État, dépendance au marché publicitaire, reproduction d’élites journalistiques issues des mêmes écoles. Leur critique, lorsqu’elle existe, ne sort jamais du périmètre autorisé. Ils contribuent ainsi, eux aussi, à asseoir l’ordre dominant tout en encourageant de maigres réformes (améliorations, parfois bien réelles) ici et là.
 
Quant aux institutions scientifiques, produits de l’État et du capitalisme, elles sont structurellement intégrées à l’ordre dominant qu’elles n’ont jamais eu pour autre fonction que de servir. Le CNRS, pour prendre un seul exemple, a toujours été et est toujours un acteur central du développement technoscientifique du capitalisme. Industrie chimique, électronique, militaire, aéronautique, etc., difficile de trouver un secteur industriel dont le développement n’a pas été aidé par les travaux du CNRS, qui a été fondé, historiquement, dans cet objectif (aujourd’hui, les deux principaux partenaires industriels impliqués dans des laboratoires communs avec le CNRS sont Safran (multinationale de l’aéronautique et du spatial, 28ème vendeur d’arme mondial) et TotalEnergies.
 
De manière plus générale, « la science » (les institutions scientifiques et les scientifiques) a constitué un moyen crucial de l’avènement de la civilisation techno-industrielle. C’est à « la science » (aux institutions scientifiques et aux scientifiques) que nous devons l’essor des industries fossiles, du nucléaire, l’existence de la bombe atomique, les LBD, les missiles hypersoniques, les pesticides, les herbicides, les insecticides, les biocides, les caméras de vidéosurveillance, les GLI-F4, les jets privés, les supertankers, les yachts, les polluants éternels, les perturbateurs endocriniens, les pollutions aux métaux lourds et le plastique partout.
 
Être hautement diplômé par les institutions éducatives, publié par les plus prestigieuses maisons d’édition, invité à discourir dans les grands médias et/ou membre d’un éminent organisme scientifique ne devrait pas apriori conférer davantage de poids ou de valeur à un propos. Pour un∙e opposant∙e conséquent∙e à l’ordre dominant, aux institutions dominantes, c’est même plutôt le contraire qui devrait être vrai. Figurer parmi les parvenus devrait être une honte, pas une fierté.
 
En somme, ce que j’ai tenté de mettre au jour est relativement simple : les figures dominantes de la gauche sont issues des institutions dominantes, leurs analyses comme leurs horizons politiques sont limités par ce que ces institutions rendent pensables, et les formes de contestation qu’elles promeuvent ne menacent jamais les infrastructures réelles du pouvoir — État, économie marchande, appareil technoscientifique. Une gauche ainsi fabriquée et mise en scène ne peut produire que ce qu’on attend d’elle : une critique qui canalise le mécontentement sans jamais toucher au cœur du système. C’est pourquoi on peut affirmer que la gauche contemporaine fonctionne comme une mystification.
 
Une mystification qui perdure grâce, aussi (et outre les conditionnements opérés par l’institution scolaire, l’influence des médias), à une forte tendance au conformisme. Et même au sectarisme.
 
De bien des manières, à l’instar des partis politiques eux-mêmes, les camps politiques classiques, gauche et droite, s’apparentent à des sectes. Un phénomène notamment favorisé par internet, où les gens de droite traitent automatiquement quiconque ne pense pas comme eux de « gauchiasse » et où les gens de gauche traitent automatiquement quiconque ne pense pas comme eux de « réacs » ou de « fascistes ». Pour tout un pan de la gauche, notamment la gauche militante, queer et non binaire, qui se pense radicale, il n’existe que deux camps : eux et les fachos/réacs. La même chose vaut pour la droite, qui considère aussi qu’il n’existe que deux camps : eux et les gauchiasses.
 
Nota bene. Ce n’est pas parce que la gauche est, dans son ensemble, une fraude, qu’elle ne propose pas parfois des mesures louables. L’horizon qu’elle propose est une chimère même pas souhaitable, son analyse de la situation sociale, écologique, politique, passe à côté de problèmes fondamentaux, mais elle peut défendre des réformes et des propositions dignes d’intérêt.
 
Quoi qu’il en soit, c’est ainsi, balloté∙es entre deux camps qui se rejoignent en fait sur l’essentiel, ou presque (la conservation de l’essentiel des infrastructures techno-industrielles et des institutions existantes), que l’on progresse tranquillement en direction de l’enfer.
 
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