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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

bienSi tu es né dans les années 60,70
comment as-tu survécu ?
Les voitures n'avaient pas de ceintures de sécurité, pas d'appui-tête et bien sûr pas d'airbags.
Sur la banquette arrière, c'était "rigolo" et pas "dangereux" !
Les barreaux des lits et les jouets étaient multicolores ou souvent vernis avec des peintures contenant du plomb ou d'autres produits toxiques.
Il n'y avait pas de sécurité enfant sur les prises électriques, portières de voitures, médicaments et autres produits chimiques ménagers ;
On pouvait faire du vélo sans casque ;
on buvait de l'eau au tuyau d'arrosage, à une fontaine ou à n'importe quelle autre source, sans que ce soit de l'eau minérale sortie d'une bouteille stérile...
On construisait des caisses à savon et ceux qui avaient la chance d'avoir une rue asphaltée en pente devant chez eux pouvaient tenter des records de vitesse et se rendre compte à mi-chemin que les freins avaient été oubliés...
Après quelques accidents, le problème était en général résolu !
On avait le droit de jouer dehors à la seule condition d'être de retour avant la nuit.
Et il n'y avait pas de portable et nul ne savait où l'on était et ce qu'on faisait...
Incroyable !
L'école durait jusqu'à midi on pouvait rentrer déjeuner à la maison.
On avait des écorchures, des fractures, et parfois même on se brisait les dents
mais personne n'était mis en accusation pour ça.
Même quand il y avait une bagarre, personne n'était coupable à part nous-même.
On pouvait avaler des tonnes de sucreries,
d'énormes tartines
avec des tonnes de beurre
et boire des boissons avec du VRAI SUCRE
mais (presque) personne n'avait de problèmes d'excès de poids,
car nous étions toujours à gambader au dehors.
On pouvait se partager une limonade en buvant au même goulot sans risquer d'attraper des maladies.
Nous n'avions pas de Playstation, Nintendo, X-Box, MP-3, jeux vidéo,
99 programmes de TV sur câble ou satellite
pas de vidéo,
de Dolby surround,
de portable,
d'ordinateur,
de chat room sur Internet
mais nous avions.... des amis plus proches et plus disponibles !
On pouvait sortir, à pied ou à vélo pour aller chez un copain, même s'il habitait à plusieurs kilomètres,
frapper à sa porte sans digicode ou simplement rentrer chez lui pour l'inviter à venir jouer avec nous.
Dehors, oui dehors, dans le monde cruel !
Sans surveillance !
Comment cela a-t-il pu être possible ?
Comment nos parents ont-ils pu être aussi inconscients et irresponsables ?
On jouait au foot avec un seul but et si l'un d'entre nous n'était pas sélectionné, pas de traumatisme,
pas de cellule de soutien psychologique !
C'était pas la fin du monde !
Parfois un élève, peut-être un peu moins bon que les autres, devait redoubler.
Personne n'était alors envoyé chez le psychologue ou le pédopsychiatre.
Personne n'était dyslexique, hyperactif ou souffrait de "problèmes de concentration".
L'année était redoublée, point et chacun avait les mêmes chances que les autres... au rythme qui était le sien.
Nous avions des libertés,
des échecs,
des succès,
des devoirs,
des tâches,
des chagrins,
...
et apprenions à vivre avec.

La question du jour est donc :
mais comment avons-nous survécu ?
Comment avons-nous pu développer notre personnalité ?
Es-tu toi aussi de cette génération ?
Dis, franchement,
comment avons-nous survécu en manquant ainsi de (presque) tout mais…
entre nous, est-ce qu’on n’était pas – sinon plus – du moins autant heureux ( autant qu’on puisse l’être bien sûr ! ), la vie étant alors moins complexe, moins protégée, moins formatée, moins fliquée, moins médicalisée, moins psychologisée, moins saturée de gadgets, moins alourdie de communication, d’inessentiel, de virtuel

... en un mot plus humaine ?!

source


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Jean-Octave 14/12/2009 14:51


Je préfère en parler par mail, ce qui est plus pratique pour les pavés d'argumentations...
de plus, vous n'avez pas répondu à ma question quant à un éventuel entretien...

Jean-Octave


Jean-Octave 14/12/2009 01:49


Bonjour,

Je suis étudiant en master d'histoire à Paris et j'effectue un travail de recherche sur les autonomes en France de 1979 à la fin des années 1990. Dans le cadre de ce travail qui débouchera sur un
mémoire, je cherche des documents, des textes,etc... sur cette période et cette mouvance mais surtout des témoins et/ou acteurs afin de réaliser des entretiens.

Si vous êtes d'accord, contactez moi : smosmo_AT_wanadoo.fr

Cordialement,
Jean-Octave


Christian Hivert 14/12/2009 14:26


pouvez vous en dire un peu plus?
Pour les documents, le peu que vous reussirez à vous procurer sera une vision tronquée, les actifs autonomes n'écrivaient pas ou très peu, et les écrits des intellos qui se prévalaient de
l'autonomie faisaient largement rire les autres,
Voyez mon article sur le mouvement autonome aprés Mai soixante huit, cela contient des infos, la brochure du comité des mal-logés également a été rédigée par un collectif autonome investi dans le
comité des mal-logés, mouvement autonome de lutte sur le logement de 1985 à 1992
Il faut rechercher les acteurs des squat
Voir du côté de la comatec, syndicat CNT
Scalp reflexe sont des créations d'autonomes des Années 1979, avec un point culminant lors des manifs étudiantes de 1986, les fameux Bozos, comme bozos le clown, référence au nez rouge que portait
François de Bérus lors de certaines chansons, voir les Bérus et du côté des rescapés des negresses vertes et de tout le rock alternos composé d'autonomes en majorité.
Ce qu'il n'y a pas dans l'article c'est l'implication d'autonomes dans les premières assos sur le sida et dans les radio-libres
Beaucoup avaient cessé de vouloir se dire autonomes et ne voulaient pas se faire assimiler aux casseurs ou aux braqueurs ou à AD dont le spectre était très présent, bien que combattus et critiqués
ces guerriers inutiles généraient chez les autonomes une certaine fascinnation.
certains on rejoint des structures politiques traditionnelle, les verts sur Paris notament
C'est une période intermèdiaire entre les rescapés de l'Autonomie des soixante huitards culminant avec l'affrontement du  29 Mars 1979 à la gare saint Lazare et les militants "hors sols"
investis dans les luttes de sans papiers et les squat d'artistes et la zone altermondialiste
Il y avait plusieurs bandes rivales dont le point commun était de dénier aux autre bandes le droit de se revendiquer de l'autonomie
Les alternos associatifs, les alternos punks, les anti prison anti repression certains tournent encore autour de la radio frequence paris plurielle, les autonomes "autonomes" comme moi, les
intellos se partageant la rédaction de diverses revues éphémères et confidentielle, les pro-situs un moment disparus pour cause de comportement ultra violent envers les autres composantes du
mouvement (c'est l'histoire du mort entre bandes causé par le stalinisme des "Fossoyeurs du vieux monde") et invisibles durant toute cette période sont réapparus vers la fin réunis autour de la
publication de Mordicus et de L'éxageré préfigurant plus ou moins CQFD, ces revues survalorisant le moindre acte voyou issue des banlieues remuantes de l'époque étaient assez mal vues et peu lues
dans la mouvance, mais comme c'est de l'écrit, c'est ce que retiendra l'histoire, pour les témoignages ce sera plus dur, les liens se sont distendus entre les acteurs de cette époque et certains
ont encore des codes de sécurité en décalage délirant avec la réalité de leur confrontation antagonique, mais c'est là l'importance qu'ils se donnent, et beaucoup étant devenus autres au travers de
leur vie professionnelle (professeurs, chercheurs, ecrivain, journaflics, directeurs d'ANPE et j'en passe, ne veulent plus entendre parler de ce passé, certains sont morts, d'autres se rendent
invisibles par monts et pâr vaux, j'ai encore des contacts de cette période mais rien n'indique qu'il veuillent témoigner, d'autant que ce n'était bien souvent que du vécu au quotidien de rebelles
et autres joyeux réfractaires sans véritable transcendance ou dépassement, le propre des autonomes c'est de passer plus de temps à se foutre sur la gueule et s'auto exclure les uns les autres que
de vouloir former une force en mouvement, et lorsque nous y sommes parvenus un moment au moment le plus fort du comité des Mal-logés, les pro-situs alliés éternels des forces cagoulardes de Tonton
sont venus nous tirer dans les pattes et tout faire foirer,

Mais ton sujet est courageux, les témoignages actuels semblent vouloir gommer cette période.

Fratenellement

Christian