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Publié par Christian Hivert

bienFRANÇOIS BÉRANGER

I
On ne s’est jamais rencontrés
Sur les chemins de la chanson :
Mais nous chantions à l’unisson.
La passion de la liberté.

Dans ton pays communautaire
Ça sentait l’amour et pain,
La république des copains ;
Et l’état d’esprit libertaire.

II
Les filles
que tu nous chantais
J’aurais bien aimé les connaître
Elles savaient envoyer paître
Ou tout donner si elles aimaient.

Dans le village à Béranger,
Les enfants n’étaient pas en laisse ;
Ils n’avaient pas droit aux caresses
Contre celui de s’écraser.

III
À califourchon sur leur chaise
Les vieux à pipe ressassaient
Des souvenirs qui renaissaient
Dessous la cendre de leur braise

leur braise

 

Mais ils savaient chanter encore
Le temps du drapeau rouge et noir
En éclusant du vin de Loire
Trinquant à la vie, à la mort.

IV
Tu resteras dans nos mémoires
Cette révolte poètique
Qui fustige comme une trique
Les tenanciers du désespoir.

Comme ton illustre homonyme,
Un Béranger de bon alloi
Qui brocardait curés et rois,
Tu tailladais a coup de rimes

V
Tes musiques et tes paroles
Nous les écouterons encore ;
Elles chauffent l’âme et le corps
Comme le fait un vieil alcool.

Au panthéon, il fait trop froid
Pour rendre un hommage aux poètes ;
Un de tes refrains dans ma tête
Garde le timbre de ta voix

VI
François ! du Mai de Soixante-Huit
Tu avais su garder les fleurs
Et les replanter dans le cœur
De qui n’avait pas pris la fuite.

Notre combat est dérisoire,
Mais ne rien faire m’est impossible
Je ne veux pas servir de cible,
Sans réagir à l’abattoir.


P.SELOS

Paris, le jeudi 10 mars 2005

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Ben du Cambodge 15/12/2009 23:16


merci pour ce moment de poésie..