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Les cons sont là

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  • : Christian Hivert
  • mouvementautonome
  • : Homme
  • : Marié/Pacsé/Union libre
  • : 22/04/1961
  • : Ardèche Vallée du Rhône 07600
  • : politique sociéte Ecrivain romans jardinier
  • : Contre la France qui se lève tôt et se garde tout, pour une humanité libérée de ses chaines, Autonomie un jour Autonomie toujours

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 15:04
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Un gros tumulte s'épuisa de lui même entre ceux qui voulaient une porte ouverte et que tout le monde sorte et ceux qui voulaient une porte fermée et que personne ne rentre, Arthur fut happé par un des résidents habituel des lieux et organisateur du concert du jour, que se passe-t-il?


C'est incompréhensible, il y a des zozos qui jettent des trucs par les fenêtres, les dulles sont fous furieux, il y en a avec le flingue à la main et ils ont arrêté deux gars de la place de la Réunion, Arthur fit vite son calcul, posa les opérations, tria les dividendes, obtint les restes et congrua.


La fin de la Place de la Réunion était trop éloignée dans le temps pour que la participation à son occupation soit le motif des interpellations, autre chose s'était passé, il importait de calmer le jeu immédiatement et d'assurer la pérennité du lieu, la première négociation eut lieu.


Les étudiants peureux réunis autour de la porte n'étaient là que pour la musique, n'en avaient rien à foutre du squat, ne voulaient pas se faire casser la tête, étaient hystériques et imbriqués férocement dans leurs certitudes déconcertantes, Arthur lança au résident, occupe toi d'eux, je sors.


Poussant, tirant, beuglant, le résident fit lâcher prise aux maigrelets hégéliens comme aux poussifs heidegeristes, il les fit refluer du fait de l'autorité de sa résidence dans les lieux, la porte fut à nouveau disponible pour l'action et rétablie dans ses fonctions de passage, Arthur sortit.


Reine en eut des frémissements jusqu'à la racine des cheveux, ce type est fou, il sort se faire massacrer, elle en fut envahie d'une émotion intense, de celles que l'on s'efforce en vain de retrouver après les avoir connues, de celles qui s'émoussent avec les années, de celles qui rendent fier et vivant.


Ce chevalier était ivre sans nul doute, les bières et les pétards, il ne se rendait plus compte, le fou, l'émotion fut si intense qu'elle se trouva projetée dans un lointain passé, nue devant un homme rude, dans une chambre d'hôtel sentant la pisse et la mauvaise sueur, Reine rougit.

Déjà deux fois dans la même soirée, ce Arthur faisait fort, cela faisait bien des lustres infinis qu'elle ne se sentait plus vivante, anesthésiée par les produits et vide des désirs des autres, elle venait de trouver mieux qu'une giclée de sperme sur la face pour l'émouvoir, se faire engueuler.


Et ce Arthur avait réussi à l'intéresser à ce qui se passait autour d'elle, elle qui ne faisait plus que ricaner de tout et de tous, se désintéressant des effets et des causes, glissant sur les asphaltes comme les eaux de pluies acides jusqu'aux caniveaux de toute vie, de toute gloire et estime.


La porte venait de se refermer sur Arthur et elle l'entendit hurler, pouvait-on dire aboyer dans ce genre de cas, par séries d'ordres brefs, quelle était donc son énergie, elle regretta ses coup de pieds rageurs, mais une Reine ne se doit-elle pas de défendre son honneur,  il l'aimait.


Quel était son manque si profond, son incomblé, était-il possible d'être toujours en avant des mauvais coups sans jamais vouloir se mettre en avant par temps de calme, tandis que tant d'autres fonctionnaient à l'inverse, elle ne l'avait jamais entendu se vanter, il voulait la bousculer.


Reine luttait contre l'endormissement hypnotique, elle avait des chutes de paupières, mais elle s'était rapprochée du grand portail métallique au travers duquel on entendait tout de la rue comme si on y était, par un trou elle pu voir, Arthur, cet idiot, ce fou tenait la rue.


Il lançait ses ordres en les pointant du doigt, hurlant et gesticulant, reculez, protégez vous derrière les voitures, toi range ton flingue, tu vas pas buter un gamin, reste à couvert, arrêtez de jeter les canettes, rentrez tous et fermez les fenêtres, sur les toit cassez vous, cassez vous je vous dis.


Où est le commissaire, qui gère les troupes, je veux parler à un responsable, un type en costume se détacha du bataillon de C.R.S., oui, s'il vous plait, je ne sais pas ce qui se passe, est-ce qu'on peut calmer tout ça, tes potes ils t'écoutent, on peut essayer, vous arrêtez le concert et vous sortez.
Par Christian Hivert - Publié dans : Reine et les chevaliers ivres - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture.. - Ecrire un commentaire
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