Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ne peut être vendu

écritures

la vie s'écoule la vie s'enfuit

 

Texte libre d'acces

 

Romans (Kahina, Destin majeur, De l'autre côté de la rivière, Ne peut être vendu)

Assemblée

Les mémoires d'un poilu de 14, par Gaston HivertLes mémoires d'un poilu de 14, par Gaston Hivert

brochure-comite-des-mal-log-s-1991Comite des Mal Logés:1991

DAL : les mensonges Dal : les mensonges

Les liens Opac du DAL Les liens Opac du DAL

 Réquisitions inflammables Réquisitions inflammables

NE-PEUT-ETRE-VENDU.doc NE PEUT ETRE VENDU:1984

de-l-autre-c-t--de-la-rivi-re.site.pdf De l'autre côté de la rivière

Pierre Selos

Les-cons-sont-la.mov Les-cons-sont-la.mov

19 Tout s'arrange Tout s'arrange

06 Piste 06 12 Deux

Quinze-ans.m4a Quinze-ans

Mon amour Mon amour

        Le passage, élté et Pierre

Possible n°9 Possible n°9

Bertrand Louart..etc

QECSI.pdf Quelques Elements d'une Critique de la Société Industrielle.pdf

Guerin-Pour-le-communisme-libertaire Guerin-Pour-le-communisme-libertaire

libre service

Publié par Christian Hivert

Par Cqfd

 

 

NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX à la niche

 

 

Mis à jour le :15 septembre 2009.

 

 

Auteur : Le bouledogue rouge.

 

 

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont fait Sciences-Po : ce sont les « nouveaux agitateurs sociaux », comme les a baptisés France Info [1]. Ces entrepreneurs du spectacle militant chic et choc se bagarrent contre la vie chère, les stages-esclavage ou le manque de logements à coups de happenings télégéniques (pour lesquels on mobilise des bataillons de jeunes activistes). Leaders charismatiques des Désobéissants, de Génération Précaire, de Jeudi Noir, de Sauvons les riches ou de L’Appel et la Pioche,ils entendent « renouveler » les formes de lutte, car le syndicalisme à papa, c’est dépassé. « Les syndicats ont une part de responsabilité terrible dans la crise qui les affecte, explique à France Info Manuel Domergue, le « communicant  » de Jeudi Noir et Génération Précaire. C’est qu’ils sont souvent assez chiants, ils se renouvellent pas, ils sont vieux, ils sont pas drôles et souvent en plus ils perdent à la fin. […] Il faut mettre à leur décharge que c’est difficile d’avoir des modes d’action comme les nôtres quand on parle de sa boîte, quand on parle de son licenciement. C’est plus dur de façonner une médiatisation sur mesure, drôle et tout ça, quand on est en train de se faire virer de sa boîte. » Trop sympa, Manuel, ton indulgence pour le prolo ignorant tout de la stratégie publicitaire. Mais même si on n’existe aujourd’hui que si on passe à la télé, tout le monde n’a pas forcément envie de tortiller du cul pour plaire aux journalistes. À moins de vouloir faire carrière…

 

 

Car les médias les adorent, ces enfants terribles, anticapitalistes mais gentils. Et c’est vrai qu’elles ont de la gueule, leurs actions. Pique-niques récupérateurs dans les grandes surfaces, fiestas vengeresses dans des apparts que les proprios louent trop cher, squattage de bâtiments vacants pour y installer des sans-logis… Voilà qui attire la sympathie. Du coup, élus et ministres les pouponnent : Jeudi Noir bénéficie du soutien de plusieurs élus Verts, reçoit la visite de pontes PS ou NPA, et même l’appui du sénateur UMP Étienne Pinte. Son porte-parole, Julien Bayou, a participé avec d’autres à la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse, une baudruche gonflée par Martin Hirsch. Pour quel résultat ? « Comme la quasi-totalité des membres de la commission Hirsch, Génération Précaire considère qu’il faut développer l’apprentissage et l’alternance. » Conscient d’avoir brassé du vide, Bayou ironise sur son blog : « Trente-deux ans d’échecs [depuis les stages exonérés du Plan Barre]. Cela force le respect. » [2]

 

À ce train-là, en effet, on n’est pas près de sortir de la précarité. Sauf Bayou : pour lutter contre, lui et son pote Lionel Primault ont fondé une « agence de conseil en mobilisation et communication pour ONG et organisations d’intérêt général », comme le claironne leur profil fessebouc. Modestement nommée Primault & Bayou, elle est enregistrée comme entreprise de « création artistique » auprès de la fédération des Scops de la communication.

 

 

La CGT-Cadres et Attac ont été leurs premiers clients. Le 28 mars 2009, dans le cadre d’une manif anti-G20, une plage de sable avec palmiers a été installée place de la Bourse, à Paris. Une action commanditée par Attac mais signée Primault & Bayou, qui ont répondu aux caméras depuis leurs transats. Quant à la CGT-Cadres, elle a, à 7 heures du matin le 21 octobre 2008, pris d’assaut le siège du Medef avec un énorme réveille-matin gonflable conçu par nos deux créatifs. Tout ça afin de soumettre à la centrale patronale une pétition pour le respect des RTT. Comme quoi, s’ils sont ringards, les syndicats peuvent encore servir à faire du pognon.

 

 

Article publié dans CQFD N°70, septembre 2009, actuellement en kiosques.


[1] Voir l’article.

[2] Voir l’article.


>Réagir<

LES « NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX »
ZeroS | 25 juillet 2010 |

 

 

Très chère Aurélie, pour ne rien te cacher et pour avoir côtoyé la nébuleuse Génération Précaire, Jeudi Noir, MACAQ, etc. si certains militants sont sincères, je ne vais pas te cacher que Julien Boucher et Julien Bayou termineront à des postes politiques assez haut placés pour le P.S. et/ou pour Europe Écologie. Ils ont à peine dépassé les 30 ans et sont déjà élus respectivement pour ces partis-là.

 

 

G. Pompidou avait dit à Jean-Pierre Garnier, alors jeune sociologue, à propos de mai 1968, qu’il modérait l’opposition des forces de l’ordre car il savait pertinemment que les agitateurs étudiants sur les barricades seraient l’élite politique de demain. Il ne s’y est pas trompé… que certains aient virés du col Mao à la droite réactionnaire ou que d’autres soient devenus des socio-libéraux incompétents… il arrive parfois que les informations les plus fiables sur la gauche molle viennent de droite comme sur la question des subventions exorbitantes de MACAQ par tête de membres.

Les « nouveaux agitateurs sociaux » sont déjà dans les arcanes de l’accession au pouvoir et ne servent plus à rien.

LES « NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX »

 

 

Attac France | 1er décembre 2009 |

Il est dommage que CQFD qui bien souvent, et à juste raison, dénonce les travers de nos médias, se comporte comme eux et ne recoupent pas leurs infos. Il était pourtant simple de vérifier le “scoop” en question en téléphonant au siège d’Attac ou en envoyant un mail. Nous aurions appris à CQFD qu’Attac n’est pas client !!! de Primault & Bayou, et ne soustraite pas l’organisation de ses manifestations, mais l’article était sûrement moins alléchant avec cette information.

Cordialement,

Eric le Gall
Attac France
66-72, rue Marceau
93100 Montreuil-sous-Bois
www.france.attac.org

 

 

Ambiance !
| 14 octobre 2009 | activista

Coté face les textes du chien et de la section « faux amis » m’amusent à donf les netmas. Bien écris, torchés, fougueux, acerbes, cyniques, souvent drôle…Bravo ! Encore !

Coté pile il y a comme cet écho malsain de la prétention « avant-gardiste »…Pour l’illustrer à l’extrême, celle qui poussa des « avant-gardes » armées du prolétariat auto-proclamées à viser du syndicaliste ou du pacifiste alors que tant de patrons, généraux, traders, architectes, publicitaires, faf, etc. cour(ai)ent les rues en toute impunité.

Cela écrit je partage le fond car si l’humour peut être une arme efficace, la farce ne sera utile que dans la mesure où elle appelle un rapport de force. Sans cela elle ne sera qu’un gadget médiatique destiné à prouver que nous-vivons-bien-en-démocratie-la-preuve !

Que la Farce soit avec vous.

Adresse aux entrepreneurs Primault & Bayou…

 

 

 

De la Buissonnière | 7 octobre 2009 |

 

Au-delà des raccourcis prétentieux et/ou fallacieux pour défendre votre statut d’« agitateurs », il reste toutefois un aspect détestable et donc CRITIQUABLE dans votre démarche, c’est que vous avez cyniquement organisé votre business sur le dos des luttes sociales déjà appauvries… Conférant ainsi les revendications et actions dans l’impasse médiatico-symbolique (comme si cette méthode n’était déjà pas assez employée par ceux qui nous gouvernent !?). Désolé un fois de plus, « camarades » des Grandes Écoles, mais soit vous devenez patrons publicitaires (Agités pour mieur servir et se servir) et dans ce cas, ennemis de classe… Soit vous acceptez la critique afin de réfléchir à un dépassement du management de la désobeissance spectaculaire !

À bons amuseurs, salut !

LES « NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX »

 

 

Un analphabete | 7 octobre 2009 |

Le premier commentaire montre une fois encore le caractère profondément petit bourgeois propre à cette forme « d’activisme ». La remise en cause de votre morale immédiatement comprise comme une attaque de votre position social doit être empêcher. La morale humaniste ne serrait être remise en cause ! Et une nouvelle fois la réponse est un appelle à dévoiler son identité, à montrer patte blanche. Je vous passe volontiers votre absence de compréhension de la pensée situationniste quand à la réintégration de la critique spectaculaire dans le spectacle lui même. Mais le problème essentiel de votre mouvement « camarade » est que bien qu’intègrent en façade l’ensemble de la critique du bureaucratisme, de la cogestion et de l’institutionnalisation vous oublier bien vite l’importance de la critique de votre idéologie dans la construction de celle ci.

Alors merci de faire preuve d’un peu d’humilité et d’accepter une critique dans ce qu’elle a de constructive, signée ou non.

Bien à vous.

LES « NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX »

 

 

Valentini | 6 octobre 2009 | Si les puces des chiens se mettent à faire miauler les chats !
Joël Désobéissant s’en prend au bouledogue rouge, pourvoyeur d’« article anonyme ». L’article anonyme diffère de la lettre homonyme, au moins sur un point : tout le monde peut la lire et pas seulement la police. Mais qu’a fait l’affreux délateur à la gueule peinte en rouge, pour mériter l’opprobre des personnes respectueuses de leurs personnes ? Ce fils de chien a nommément dénoncé le mode d’action parapolitique, pour ne pas dire commerciale, de groupes qui ont pour ambition de renouveler des méthodes de lutte jugées désuètes. En langage du troisième millénaire, on dit : chiantes ! Le fait, certes pénible pour qui le reçoit comme une malédiction, me paraît néanmoins tout à fait différent de cet autre : une face d’ange médiatique à corps de chien, s’adressant à la France entière, en invectivant la « racaille ». Je me suis dit tiens ! Vlaksa embraie, comme en 40 ! La France éternelle est de retour, elle retrouve le goût de la délation publique de grande ampleur ! Mais je ne suis pas là pour admonester tel ou tel caractère, ni proposer une nouvelle police, respectueuse des droits de l’homme capitaliste. D’autant qu’elle existe déjà, Bouygues, Bolloré et consorts en sont, ma foi, satisfaits. En tant que hommes, en tout cas, ils n’ont pas à se plaindre, leur propriété et leur sécurité sont assurées. Pourquoi ferait-il l’effort d’enfiler un habit citoyen ? Ce secours populaire, c’est bon pour les clochards ! Mais les clochards ont disparu et donc tout est bien qui va vers le mieux. La question que je me pose est beaucoup plus simple. Simpliste, dira notre Désobéissant, prouvant par là sa capacité à intégrer une langue morte. Sachant qu’en tant qu’être humain, pour reprendre l’un des mots fourre-tout, d’une époque qui se veut humainement correcte, nous subissons tous, nos contemporains, pas qu’en mal, il va de soi, de façon matérielle et physique, et cela dans mille domaines de la vie sociale et politique, n’est-il pas évident, pour sortir de cette démocratie de tous les instants, sponsorisée, entre autres, par messieurs coca et cola, de refuser de faire l’amour avec les mots ? Et si quelqu’un insiste : une signature atomique au bas d’un contrat peut changer la face du monde ! Alors il est clair que tous deux, nous ne parlons pas le même langage et que le mot désobéir a pour moi un sens, je m’en excuse, d’abord intellectuel. Non ! Parce qu’on peut aussi pisser sur la le froc d’un agent de police, comme Charlot. Mais c’est Charlot ! L’une des figures possibles de la masse anonyme. LES « NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX »

 

Joel | 22 septembre 2009 |

Je ne vois pas de signature à l’article, c’est une omission ou une volonté de ne pas assumer la critique jusqu’au bout ?

Non parce que c’est bien sympa de tirer à boulets rouges en faisant passer les autres pour des bisounours mais derrière un article anonyme on a du mal à percevoir le/la militant(e) qui se respecte.

C’est vrai qu’on est pas assez divisés pour qu’il faille en remettre une couche. Au concours du plus militant, à la fin c’est défaite pour tous, surtout que je sais pas si t’es conscient que dans ton lectorat c’est plein des gentils intermittents du spectacle militant que tu mets en joue.

Alors range ta plume et vient plutôt discuter de ça de visu pour nous enrichir des mille et unes meilleures façons de s’engager que tu connais. Je suis sûr qu’on en ressortira tous grandis.

Bien à toi Joël, désobéissant de Paris

LES « NOUVEAUX AGITATEURS SOCIAUX »

 

 

Laetitia | 22 septembre 2009 | Les nouveaux agitateurs sociaux
Ce message n’est pas pour être mis sur le forum c’est juste une réaction et une réponse pour Bouldogue rouge, si courageux de révéler comme ça son identité. J ai 35 ans et je fais des actions non violentes depuis 18 ans ; j’en ai vue des hommes d’arrière front casser du sucre sur ceux qui prenaient les risques et les traiter de minables, j’en ai vue des courageux anarchistes qui ne savaient que ne rien faire tout en critiquant. Et quand le peu qui bougent auront arreté de le faire tu seras content, du haut de ton orgueil, tu te diras que tu avais raison et que tout le monde était bien aussi pourris que tu le pensais… A quoi sert ton article ? Quelle cause sert ton cynisme ; amalgamant des gens qui prennent de vrais risques, sur pleins de questions (sans papiers et autres) avec des glands de politicards… Et oui, mais ce n’est pas en se gargarisant en buvant des cafés à la Plaine qu’on peut mesurer la hauteur des engagements humanistes ou écolos. Bien le bonsoir, on n’a pas les mêmes valeurs. Laetitia

Commenter cet article