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Publié par Christian Hivert

 

 

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CHEZ LES BONS FRÈRES MARISTES.

 

Chez les frères Maristes

La prière du soir

Évoquait chaque fois

Les flammes de l’Enfer

Au cas où nous aurions de «mauvaises pensées»

Et nous en avions tous.

 

Nous devions nous coucher

Les bras hors de nos lits

Alors que nous savions

Certains de nos censeurs

Addicts aux jeunes âmes soit disant innocentes.

 

Le dimanche, en veillée

On nous contait l’histoire

D’un garçon comme nous

Qu’on avait sacrifié

Pour avoir refusé de poignarder l’hostie

Au temple maçonnique.

 

D’autres fois, un saint frère

Nous parlait des canaques

Dont les sorciers avaient

Le don d’ubiquité

Et dont beaucoup étaient restés anthropophages

Malgré les missionnaires.

 

Les petits catholiques,

Dans les années cinquante,

Cloîtrés au sein des murs

De leurs bons pensionnats,

Avaient pour idéal que prêcher l’Évangile

Ou de civiliser.

 

Persuadés qu’ils étaient

De race supérieure,

Ils avaient pour modèles

Les héros coloniaux.

Et les gouvernements, quelle qu’en soit l’étiquette,

N’avaient rien vu venir.

 

Il faut croire qu’à douze ans

J’avais déjà perçu

De ma hauteur d’enfant

L’imparfait des adultes

Je n’en suis pas exempt et j’essaie de mieux faire

Y parviendrai-je un jour ?

 

Je dois aux frères Maristes d’avoir perdu la foi,

De n’avoir pas porté le casque colonial,

D’avoir avec le sexe un rapport sans complexe

Et d’être devenu franc-maçon malgré eux.

     P.SELOS

         Paris, le 15 Février 2014

 

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Commenter cet article

Francis19 05/03/2016 20:46

Marie est pure, l'Humanité l'est moins...

carbure 05/04/2014 16:42

les frères Maristes, c'est ceux qui ont élevé le cagoulard Mitterand et tous ses petits potes ?