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Publié par Christian Hivert

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Ma minette
par Christian Hivert

 

 

 

 

Présentation de "Reine" : Bernard Morlino

 

Eté comme Hivert, lisez Reine des Chevaliers Ivres

Par Bernard Morlino

 

le 15 août 2013

 

Dans les années 1980 à Paris, avant son embellissement BOBO et l’expulsion des dernières vagues de prolétaires, au milieu des punks et des autonomes squatters, les chevaliers de Reine sont ivres de révoltes, de gloire parfois, de désespoir souvent. La vie leur échappe et ils en perdent un peu en courant. Reine et Arthur, son amoureux et prennent deux chemins différents mais parallèles.

 

Leurs illusions – l’un en un monde meilleur et plus juste, la lutte jusqu’à la victoire, l’autre dans une liberté possible, jouir sans entraves – se jouent d’eux à chaque détour. Et tous les chevaliers des trottoirs parisiens arpentés et des squats en lutte sont ivres, résolument ivres et en dérive. Les Gens Bons de Paris s’en prennent plein la tranche et n’en reviennent pas. Tous ces pauvres s’agitent et manifestent, non mais gare, ils veulent les mêmes droits que les Gens Bons n’auront plus. Il va falloir encadrer sévèrement tout cela, il faut une association et un responsable aux ordres.

 

Voici donc le premier tome d’une série annoncée qui comprendra 7 tomes, appartenant tous à la saga des « Chevaliers Ivres ».

 

Il s’agit du premier roman social du projet de Christian Hivert qui en a sous le capot. Cela veut tout dire. Son style, son humour nous parviennent et il y a toujours quelque chose de plus dans ses phrases. Ce fameux supplément d’âme qui fait la différence avec les prosateurs sans grâce. Une désillusion comme dans les Champs magnétiques.

Extrait:

« La petite vieille devant son demi de bière et sa page raturée à l’excès s’effondrait et laissait se dissiper sa frustration en larmes. L’angoisse devait être à ce moment à son point culminant. D’autres fois cela allait mieux. Elle écrivait des pages et des pages d’affilée, avec frénésie, épanouie. Quand Rosalie était passée devant elle tout à l’heure, elle rêvait. Sur le présentoir il y avait une tarte à la fraise. Sur la figure de la vieille il y avait une couche épaisse de mauvais maquillage. Dans les cendriers ou aux doigts des gens, des cigarettes de marques diverses seconsumaient. Le mélange de ces odeurs avait imprimé sur le café une ambiance de salon de thé pour rombières désoeuvrées. La fraîcheur de l’extrême jeunesse de Rosalie et de ses copines créait un contraste subtil et pervers. Le garçon de salle en blouse rouge s’approcha légèrement pourla commande. Il donnait dans le genre pince-sans-rire avec une élégance et une distinction de play-boy qui cependant n’en fait pas trop. »

 

Édité par une structure associative inefficace, ce premier tome sera à nouveau libre de droits début 2015

 

 

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