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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

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VOLEURS D’ENFANTS.

Un demi-siècle après, la République avoue

Avoir organisé un crapuleux trafic

D’enfants réunionnais volés à leur famille ;

D’après un plan conçu par un premier ministre.

 

Les services sociaux s’acquittèrent avec zèle

De fournir le quota qui était demandé.

La plus part des parents qui ne savaient pas lire

Signèrent sans le savoir des actes d’abandon.

 

Il leur était promis que leurs fils et leurs filles

Auraient en métropole un brillant avenir,

Qu’ils iraient à l’école et feraient des études

Et qu’une fois par an, ils pourraient revenir.

 

 En fait il s’agissait de repeupler la Creuse,

Puisant dans le trop plein d’une population

Dont l’extrême misère était une menace

À l’égard des planteurs et des institutions.

 

C’est ainsi qu’arriva sans transition aucune

Dans le froid de novembre un premier contingent

D’enfants déracinés comme oiseaux des iles

Pour servir de main d’œuvre corvéable à merci.

 

Bien peu eurent la chance d’être bien accueillis

Par de braves familles les croyant orphelins

On en plaça souvent dans des fermes perdues

Pour soigner un bétail qu’ils n’avaient jamais vu.

 

Pour un fermier cupide il n’était pas question

Qu’un gamin de couleur se nourrisse à sa table.

Il dormait dans la paille à coté de l’étable

Revêtu d’une blouse et de culottes courtes.

 

Les petits paysans venaient toucher sa peau,

Pensant trouver alors des traces sur leurs mains.

Les adultes riaient en le traitant de singe,

Il portait des sabots, pieds nus dans des chiffons.

 

Sur ces destins brisés la France enfin se penche.

On émet des regrets, on parle résilience

Pour un crime sans nom contraire à la morale

Qui ne saurait trouver de justification.  

 

Monsieur Michel Debré pouvait dormir tranquille,

Une constitution pour livre de chevet.

Le déshonneur n’est pas toujours un handicap

Lorsqu’il est maquillé par la raison d’état.

 

                        P.SELOS

Paris, le 16 Février 2014

 

 

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