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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 14:00
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  minu

Tu avais deux enfants et ton compagnon était jaloux

Tu t'es glissée un matin dans mes draps

Tu m'as reproché cette frustration, cette envie que mon refus te força à refouler

Tes yeux furibonds avaient mal

Tu me certifiais qu'il n'en saurait rien

Tu ne me parlais plus

Tu mâchonnais la pâte amère de nos regrets

Ton compagnon te pesait

Tu l'as quitté

Tu ne rencontras plus la conjoncture de nos envies, subsiste la gêne

Tu avais deux garçons éveillés et rieurs

Tu partageais leur accompagnement avec leur père

Tu recherchais constamment la douceur timide des garçons inexpérimentés

Tu t'assurais de ma formation aux conversations des corps

Tu me chassais quand je devins plus sûr, demandeur, amant

Tu me plaisais, tu plais aux jeunes hommes, subsiste la tendresse

Tu vivais seule

Ton avidité gourmande te fit vouloir des deux frères durant la nuit

Tes glaces furent succulentes, subsiste le plaisir

Tu étais ma soeur du moment

Ton désir flirtait doucement avec mon émoi

Tu voulais que j'avoue, je n'en fis rien

Tu savais ce que tu voulais savoir, tu n'en fis rien, subsiste la torpeur

Tu avais une petite fille

Tu avais peur de te la faire enlever

Tu la protégeais d'eux, de moi

Tu voulais me retenir et tu m'écartais

Tu aimais notre fusion d'origine après un lent désir

Tu te lamentais de l'attrait du souvenir

Ton aimantation m'exaspéra, subsiste la rancoeur

Tes rencontres étaient furtives et plaisantes

Tu ne voulu aggraver le malheur de ton compagnon

Tu en restais là

Tu m'avais goutté

Tu pouvais plaire encore

Tu étais rassurée

Tes filles seront belles comme nos nuits, subsiste le souvenir

Tu me plaisais quand tu avais seize ans

Tu doutais

Tu espérais

Ta peau m'émerveillait et nos conversations s'alanguissaient

Tu as trouvé l'homme qui prenait soin de toi

Tu l'as aimé

Ta flamme adolescente vacillait

Tu te laissa aller dans la douce torpeur d'être sa femme

Tu devins jalouse

Tu perdit de ton éclat, subsiste le froid

Vous étiez riantes et pleines de fraîcheur pour moi

Je vous aimais et ne savais plus qui j'aimais

Je vous aimais et ne savais plus si c'était du désir

Nous étions plus frères et soeurs qu'amoureux vraiment

Le souvenir de l'une se rajoutait au souvenir des autres

Nos adolescences tardaient à s'éveiller

Nos désirs n'étaient jamais dit

Nos caresses timides n'en demandaient-elle plus ?

Avions nous le choix, subsiste la vie

Tu désirais des rapports nouveaux entre les hommes et les femmes

Tu n'avais pas confiance en toi et nos rapports ne furent pas nouveaux

Tu me le reprochais, subsiste l'envie

Tu m'as toujours désiré, moi et le désir que j'avais de toi

Nos émois dansaient et nous buvions, puis nous dansions

Nous roulions à terre, tendrement enfants

Tu t'inquiétais de ma solitude, subsiste nos désirs

Ta saoulerie alimentait la mienne

Tu roulais sur moi, nous culbutions

Nous nous serrions et nous pleurions, puis nous rions

Tu me trouvais gentil et tu me disais ta vie

Tu étais chaude contre moi

Je m'inquiétais de ta douleur de n'être jamais qu'une proie

Dans le regard des garçons

Assis l'un sur l'autre

Bitume du trottoir

Je te pris ton foulard subsiste le rire

Tu me prenais par la main

Nos virées nocturnes

Tu me désirais, joue sur mon sexe

Canapé de passage

Je te repoussais, j'aimais ta soeur

Elle s'aimait elle-même, sans espoir

Frères et soeurs, aventures, la vie

Ton corps eu besoin d'autres garçons,

Nos caresses s'alanguissaient, incestueuses dans la nuit

Tu me blessa sauvagement, le jour

Nos fêtes étaient finies, subsiste l'oubli

M'as-tu aimé

Toi

La seule que j'attendais patiemment

L'amie qui m'humilia

La soeur qui sourit de ma douleur

La complice qui se méfia

La compagne de route qui m'ignora

Imaginait aimer en voulant modifier

Voulant maudit fier

Mot dit fiel

Maux dits

Lâchement orgueilleuse

Cancresse qui se voulait professeur

Tu perdit ton nom, subsiste le néant

Il est des traîtresses

Et des femmes cruelles

Leur heure n'est pas la mienne

Celle dont tu fis ta servante

Qui s'éprit de moi

On feignit

Pour pénétrer

Mon intimité

Et t'en informer

Me rendit fauve

C'est toi que tu détruis

Je lui mentis

Pour connaître

Jusqu'au bout de ta boue

Sans plaisir à te ruser ainsi

Je suis indocile

Je voulais vivre

Continuer de porter

Sur mes mains

Ma bouche

Mes cuisses

Mon sexe

L'odeur du sexe

De la femme

Tout le jour

Souvenir

Promesse de l'avenir

D'une nuit

Et ainsi allait le monde

Aventureux

Jusqu'à toi

ma femme

Par Christian Hivert - Publié dans : ne peut être vendu - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture.. - Ecrire un commentaire
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