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Publié par Christian Hivert

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Pour des cités créatrices

21 janvier 2011

Synthèse de la réunion « pensons le matin » du 18 décembre 2010.

La notion de ville créative s’apparente plus à un slogan de marketing urbain qu’à un véritable concept. La réflexion sur la relation entre culture et transformation de la ville se situe à un autre niveau de complexité. Quant à savoir si un projet relève de la gentrification ou, si au contraire, il s’inscrit dans la cité en tant qu’acteur de cohésion sociale et urbaine, la réponse à cette interrogation relève, en dernier ressort, de la délibération politique.

 

La culture n’a pas a priori pour fonction de fabriquer de la gentrification. Au contraire, elle s’apparente plutôt au ciment qui va permettre à la société de tenir debout. Elle est communément envisagée en tant qu’élément de lien et non comme génératrice de rupture. Et pourtant, le fait culturel est, de plus, souvent utilisé pour valoriser des espaces urbains, pour les rendre plus attractifs… mais beaucoup moins partagés. Ce n’est pas le dynamisme culturel en soi qui importe alors, seulement ses conséquences économiques et ses retombées en termes d’image. Loin d’être cantonnée à quelques équipements emblématiques, cette instrumentalisation de la chose artistique s’est, au contraire, étendue aux industries culturelles, puis à l’ensemble des activités créatives. Jusqu’à devenir un concept en soi : « La Ville créative ».

La ville créative ne crée rien

Boris Grésillon a retracé la généalogie de ce terme qui est maintenant très à la mode. C’est dans son best-seller The Rise of the Creative Class1 que Richard Florida pose les fondements d’un modèle de développement territorial qui a été repris par de nombreux élus nords-américains avant de s’exporter avec succès en Europe. Cet universitaire défend l’idée que le dynamisme économique des villes états-uniennes est directement lié à leur capacité d’accueil des populations qu’il qualifie de “créatives”. Pour réussir, une ville doit s’appuyer sur les Technologies (ingénieurs, chercheurs, universitaires…), sur les Talents (artistes et plus largement toutes les professions créatives) et sur la Tolérance (c’est à dire accepter sur son sol les communautés qu’elles soient raciales, sociales ou culturelles). Richard Florida identifie ainsi des indices gai et bohémien. A ce jeu, la ville gagnante est San Francisco suivi d’Atlanta, Austin… « Richard Florida a mis en place un appareil statistique assez lourd pour quantifier les classes créatives, explique Boris Grésillon. Et ça a marché puisque des municipalités se sont emparées de ces outils et on fait appel à lui en tant que consultant. Puis le modèle s’est exporté vers l’Europe… ».

Mais très rapidement des critiques argumentées se sont faites entendre. Les critères de Richard Florida apparaissent pour le moins arbitraire. En fait, il donne une définition tellement vaste de la classe créative quelle perd toute possibilité d’analyse rigoureuse. Le titre de certains de ces articles suffisent à démontrer la légèreté scientifique de sa théorie (« Pourquoi les villes sans homosexuels et sans groupes de rock sont en train de perdre la course au développement économique »). D’autres études bien plus rigoureuses, elles, remettent en cause l’idée selon laquelle la classe créative serait attirée par les « villes branchées » et les « quartiers bohèmes ». Les facteurs d’attractivité majeurs des villes sont l’emploi, les logements, les écoles, la sécurité, la propreté… et sans doute aussi une certaine attractivité culturelle.

Mais au-delà de la méthodologie, c’est l’idéologie qui sous tend le raisonnement qu’il convient de combattre. La notion même de classe créative érige une frontière entre les individus et relève d’un principe d’exclusion. Ce n’est pas tant l’idée de ville créative qui pose problème que la conception élitiste, non inclusive, de la créativité défendue par Florida. Boris Grésillon estime que ce concept soit disant nouveau n’est en fait qu’un nouvel avatar de la pensée capitaliste. Cette dernière a besoin de régénérer son approche du développement urbain. Le modèle change, mais les visées restent les mêmes.

Dans quelques années, cette théorie sera probablement tombée dans l’oubli. En attendant, elle se vend très bien. Richard Florida est un conférencier extrêmement demandé. Et beaucoup de villes de par le monde se sont lancées dans la course sans fin à la créativité. Bien sûr, Marseille qui veut toujours être dans le coup (ce qui ne l’empêche pas d’avoir toujours plusieurs coups de retard) n’échappe pas à ce phénomène de mode. Même si la cité phocéenne ne possède pas les attributs d’une ville créative, elle en utilise le slogan vendeur.

Les villes créatives semblent surtout obnubilées par leur rentabilité économique. Elles embrassent si largement la créativité qu’elles en étouffent la capacité même de créer et d’inventer. Cette stratégie d’indifférenciation permet notamment d’inclure le divertissement marchand comme une pratique artistique et culturelle. Ne faudrait-il pas justement substituer à ces villes créatives de véritables « Cités créatrices » ? Alors, ville créative ou ville créatrice ? Cette interrogation pourrait sans doute s’envisager à l’aune de Marseille-Provence 2013. Quelle part d’effet vitrine dans la Capitale Européenne de la culture avec les risques de gentrification afférents et quelle part d’actions qui participeront véritablement à la structuration artistique du territoire  et à la régénération urbaine ?

Une politique de façade

Images à l’appui, Lauren Andres2 insiste sur la dimension visuelle des villes créatives. En effet, ces territoires se signalent souvent grâce à des gestes architecturaux imposants. Elles se rendent ainsi d’autant plus visibles pour les populations aisées qu’elles espèrent attirer. Lauren Andres pense également que le lien entre ville créative et culture est essentiellement de nature économique. L’industrie culturelle sera donc jugée beaucoup plus créative que les micro projets associatifs. Notamment par les décideurs politiques. Pourtant l’animation artistique et culturelle de la ville est très rarement le fait de ces industries culturelles. Et l’universitaire cite l’exemple de Sheffield, où une coalition entre les secteurs publics et privés a permis le développement d’un quartier d’industries culturelles. Mais ces activités en ne débordant pas de leur fonction économique ont un impact très faible sur le territoire où elles sont implantées. Autre cas : Manchester. L’emblème de la puissance industrielle britannique a été touché de plein fouet par la récession économique. Les espaces laissés vacants ont d’abord été investis par des projets artistiques non institutionnels, avant d’être rattrapés à leur tour par la gentrification. Quant au quartier Temple Bar, à Dublin, il est fortement attractif pour les étrangers, mais beaucoup d’habitants de la ville estiment qu’il a perdu son âme.

Lauren Andres évoque ensuite Liverpool « qui a cherché à s’extraire d’une crise sociale endémique en s’appuyant sur le concept de ville créative et en l’utilisant comme un catalyseur de la régénération urbaine ». Là encore, l’alliance entre les acteurs publics et privés ne profite pas forcément à l’intérêt général. Liverpool ONE, un important projet d’aménagement a ainsi été intégré comme une initiative phare de la capitale européenne de la culture 2008. Il a pourtant débouché sur une privatisation partielle des espaces, sur l’assèchement de la vie artistique indépendante et sur une évidente gentrification. Une stratégie d’autant plus problématique qu’elle semble coûteuse pour la collectivité. Si on en croit le site Wikipédia, le coût lié à la construction de Liverpool ONE s’élève à 500 millions de livres sterling, avec un investissement total de 920 millions de livres sterling. En regard de cette réalité Lauren Andres observe « des tensions au niveau des finances locales. Les engagements concernant Liverpool 2008 ont eu du mal à être tenus. C’est la municipalité qui a le plus lourdement financé l’opération. Avec quelles conséquences sur les finances de la Ville ? Quels risques de pression fiscale ? ».

Se pose alors la question de l’évaluation des capitales européennes de la culture. Le rapport d’évaluation de Liverpool 2008 met en avant des données quantitatives : «  Plus de 7000 propositions, 9,7 millions de nouveaux visiteurs, plus d’un million de nuits d’hôtel. La manifestation aurait rapporté 753,8 millions de livres sterling (près de 900 M€) ». Mais, ces éléments, très difficilement vérifiables, ne nous apprennent rien sur la dimension qualitative et sensible de l’opération. « Liverpool 2008 a eu un impact indéniable en terme de fréquentation », poursuit Lauren Andres. La capitale européenne de la culture a permis d’initier des actions très diversifiées. Elle a aussi participé à l’amélioration de l’image de la ville. Par contre, elle n’a eu aucun effet sur la situation économique de la population. Liverpool connaît de graves problèmes sociaux. On a essayé de mettre un rideau devant cette réalité. Sur ces questions-là, rien n’a changé. La multitude des manifestations proposées, dont un certain nombre gratuites et la très forte affluence ne signifient pas pour autant un engouement populaire. « Les organisateurs se targuent d’avoir touché un public extrêmement nombreux. Or ce ne sont que des segments très précis de population qui ont assisté aux événements. L’audience était sociologiquement très limitée ». Si Liverpool ONE a fortement profité de l’effet capitale européenne de la culture, il n’en est visiblement pas de même pour les quartiers périphériques qui, si on en croit Lauren Andres, ont eu le sentiment d’être oubliés, mis à l’écart. Surtout les populations les plus pauvres. Des étendards sont apparus sur les façades des maisons signifiant clairement que les millions de livres sterling dépensés pour la capitale européenne de la culture n’avaient visiblement pas profité à ces quartiers. Par contre, la crise économique, elle, a touché de plein fouet le marché du logement et a mis à la rue beaucoup d’habitants. « Les banques jouent un rôle néfaste dans le développement urbain. Et elles sont toujours gagnantes », résume Patrick Lacoste. Il identifie, lui aussi, « un processus convergent entre la spéculation immobilière et les politiques évènementielles ».

Lauren Andres aborde ensuite le cas de Birmingham qui a cherché à répondre au déclin par un projet de revitalisation urbaine inspiré du modèle américain (flagship projects) et du concept de ville créative. La cité industrielle a tout d’abord suivi l’exemple de Baltimore et sa réhabilitation des friches portuaires (water front). L’International Convention Centre a été le premier emblème de cette stratégie qui vise à attirer les investisseurs et qui s’appuie sur « une architecture iconique, des hôtels, des enseignes de luxes et des équipements culturels prestigieux ». Le nouveau projet de Birmingham, East Side, prolonge et poursuit cette politique en s’inscrivant dans la perspective des villes créatives. L’opération concerne la « renaissance » d’un territoire de 170 hectare, ancien quartier industriel dont les entrepôts étaient laissés à l’abandon. Elle porte autant sur du logement, des bureaux, des pôles technologiques et universitaires, des lieux de culture, des équipements et des aménagements publics. Le Sud de ce périmètre a été, dès les années 80, investi par des projets « culturels et créatifs », notamment la Custard Factory, une initiative privée, qui, selon Lauren Andres, a servi de catalyseur à cette politique d’aménagement.

Ce processus de transformation était programmé sur 30 ans. Mais la crise économique a déjà ralenti l’opération, « notamment sur la partie Nord de l’Est Side où une opération immobilière initialement programmée a été arrêtée ». Lauren Andres insiste sur le fait que ce type d’opération accorde une place excessive aux opérateurs privés. Certes, l’implication du secteur privé dans la vie de la Cité est en soi souhaitable. En Angleterre, il existe ainsi un système de contrepartie. En échange des aides et des facilités consenties par la puissance publique, l’opérateur privé s’engage à participer à l’aménagement de l’espace public ou a construire un équipement public. Mais cette démarche est trop liée aux intérêts du marché. Car le pouvoir lui même est assujetti à ce dictat de la rentabilité.

De plus, ces quartiers se construisent sans une pensée globale sur la ville. L’universitaire évoque également Glasgow, une des villes les plus clivées d’Europe. Le Monde Diplomatique du mois d’août a d’ailleurs consacré une enquête à cette ville d’Ecosse qui connaît une situation « d’apartheid social ».

Le parallèle avec Marseille, son opération d’urbanisme phare (Euroméditerranée) et sa capitale européenne de la culture, nous incite à la plus grande vigilance pour éviter de genre de scénario.

La défausse politique : les quartiers oubliés et les populations majoritaires mais invisibles

André Donzel juge également que le terme de ville créative est essentiellement un slogan et non un outil de réflexion pertinent sur le rôle que peut jouer la culture dans la régénération urbaine. Il estime beaucoup plus féconde l’approche développée par Luc Boltanski et Eve Chiapello dans leur essai Le Nouvel esprit du capitalisme3. Les auteurs analysent la force d’adaptation du capitalisme : il se sert des critiques qui lui sont proférés en les intégrant dans ses fondements. Il a ainsi récupéré la critique des « artistes » qui dénonçaient l’inauthenticité de la société marchande et l’étouffement des capacités créatives de l’individu. Nous l’avons vu avec l’avènement des classes créatives, le capitalisme loue désormais l’inventivité, la mobilité, l’enthousiasme, la flexibilité, la disponibilité, l’originalité et même l’esprit de « bohême »… Ce modèle constitue un véritable univers idéologique, transposable à l’échelle de l’organisation de la Cité. Luc Boltanski et Eve Chiapello identifient ainsi un nouveau registre d’action « la cité par projets » : un fonctionnement en réseau sur des investissements essentiellement immatériels. En tout cas, cette dynamique de projet perpétuel entérine l’assujettissement du politique à l’économie. Et en effet, les villes sont de plus en plus gérées comme des entreprises. Or, rappelle André Donzel, la ville est bien plus qu’un simple espace géographique, c’est aussi un tissu social organisé. Nos sociétés contemporaines étant structurées sur la base de l’individualisme, ce tissu a forcément tendance à se déliter complètement. Le pouvoir politique, incapable d’assumer sa mission régulatrice, attend alors de la culture qu’elle remplisse cette fonction. « La culture devient un outil de régulation sociale ». Et André Donzel de projeter cette analyse par rapport à la situation à Marseille, « une ville qui connaît un épuisement du politique, un éclatement social et en même temps une montée en charge de l’enjeu culturel ».

Une capitale européenne de la culture qui ne serait pas un vrai projet de territoire réellement à l’échelle de la métropole, qui ne serait pas vraiment portée par les acteurs et très peu pilotée par les politiques, ne serait pas non plus très désirable.

Marseille-Provence 2013 ne doit pas laisser de côté certains espaces. Claude Renard évoque le cas du Comptoir de la Victorine qui, bien que préempté par la Ville de Marseille, est dans l’expectative la plus totale. Mais plus généralement, comment mettre en place un véritable projet de territoire, surtout à une échelle aussi vaste que MP 2013 (d’Arles à Toulon) ? Comment éviter des effets de focalisation et donc d’invisibilité ? Ainsi, l’un des projets porté par MP 2013, « quartiers créatifs », correspond (malgré son nom) à une véritable volonté de poser la culture comme un acteur essentiel de la cohésion sociale et urbaine. Il s’agit de résidences artistiques de longue durée pour inscrire ces artistes dans « la boucle de la transformation de la ville ». Mais, ces projets vont se dérouler sur des territoires « stratégiques » des programmes GPV/ANRU avec des effets d’opportunité et de zonage qui ne correspondent pas toujours à la réalité artistique et culturelle.

Jean-François Neplaz nous invite à ne pas trop accorder d’intérêt aux évaluations et autres expertises : « La ville que l’on fabrique avec des projets et que l’on étudie avec des statistiques pourra toujours être présentée positivement. Mais on oublie une donnée essentielle : le bilan humain ». Pourtant, là aussi des données chiffrées existent. Non seulement les taux de chômages et de précarité, mais aussi l’espérance de vie. Il serait intéressant également d’intégrer à l’analyse des villes créatives les effets de l’exclusion et du déracinement sur la santé physique et mentale des populations les plus fragiles… Souvenons-nous que Robert Fullilove, spécialiste de l’urbanisme, de l’intervention politique, sociale et sanitaire était présent lors de la première réunion de Pensons le matin. Il a notamment rappelé qu’aux Etats Unis le Sida touche en priorité les populations les plus pauvres et celles qui sont le plus souvent déplacées. Les conséquences de ces déplacements sont économiques, sociales, mais aussi éducatives et sanitaires. Pascal Raoust avait, lui, déclaré que la situation en terme sanitaire était de plus en plus inquiétante à Marseille, car, « l’accès aux soins des plus défavorisés est de plus en plus critique ».

Ressources :

Dossier « La ville créative : concept marketing ou utopie mobilisatrice », sous la direction de Lisa Pignot et Jean-Pierre Saez, L’Observatoire. La revue des politiques culturelles, n°36, 2010.Dossier « Villes créatives ? », Revue Urbanisme n°373, juillet-août 2010.

Lauren Andres, « La ville mutable : Le cas de la friche de la Belle de Mai », revue Faire Savoir n°8, décembre 2009.

Lauren Andres. Temps de veille de la friche urbaine et diversité des processus d’appropriation : la Belle de Mai (Marseille) et le Flon (Lausanne). Géocarrefour, Vol. 81/2, 2006.

Coming and going, Série d’émissions spéciales réalisées du 10 au 23 novembre 2008 par Radio Grenouille à Liverpool durant la capitale européenne de la culture.

Impact O8 – European Capital of Culture Researche Program, Rapport d’évaluation de Liverpool 2008 (pdf).

Julien Brygo, « Vivre riche dans une ville de pauvres : apartheid social à Glasgow », Le Monde Diplomatique, août 2010.

  1. R. Florida, The Rise of the Creative Class : And How it’s transforming work, leisure, community and everyday life, Perseus Book, 2002. []
  2. Lauren Andres est enseignante à la faculté d’urbanisme de l’université de Birmingham. Elle a travaillé sur les friches culturelles et sur la mutabilité (l’adaptation) de ces espaces urbains délaissés. Dans ce cadre, elle a plus particulièrement décrypté « le contenu des actions publiques et collectives » mises en œuvre dans trois territoires urbains en friche : le site de Bouchayer-Viallet à Grenoble, La Friche la Belle de Mai et la plateforme du Flon à Lausanne. []
  3. L. Boltanski et E. Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 1999 []
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