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Publié par Christian Hivert

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On étalait devant eux des objets et des habitations dont ils auraient eu besoin, dont ils auraient fait des merveilles. On leur invoquait la propriété privée pour leur interdire d'y toucher et les laisser pourrir sous leurs yeux médusés. Cela respirait l'effronterie, le mépris et la morgue, ça les enrageait.

Voilà un exemple d'attitudes qu'ils ne voulaient pas reproduire chez eux, ces rapports avides, stratèges, comptabilisateurs, face aux biens matériels. Cette accumulation insensée, apeurée, cette insensibilité aux besoins des autres et du moment, l'absence d'empathie envers le faible, l’envie de martyriser l’exclu.

Ne tentaient-ils pas tous d'afficher une culture d’opposition de principe, une émancipation sur le registre de la rébellion aux codes. Il faut peut-être y voir aussi un jeu : on peut se sentir mieux en se positionnant en tant qu’exclu plutôt qu’en acceptant d’entrer dans le moule de la société.

U.S.I.N.E. voyait son image extérieure marquée, comme imprégnée par cette deuxième vague de groupes punks beaucoup plus radicale apparue au début des années 80 en région parisienne. Ceux-ci ouvrent au pied de biche usines désaffectées et immeubles abandonnés. 

Dans les quartiers populaires de l’Est parisien vivotent les dernières franges de militants anarchistes et libertaires issues de Mai 68. Ces zones industrielles sont squattées et serviront de bases arrière à un mouvement artistique underground et indépendant. Des groupes émergent de cette mouvance.

Parmi les premiers citons La Souris Déglinguée, Bérurier, Guernica, Lucrate Milk, au début des années 80, Bérurier devient Bérurier Noir et entraine derrière lui toute une scène bouillonnante, les Hot Pants, les Carayos, Ludwig von 88, O.T.H., les Wampas, les Cadavres, Parabellum, les Garçons Bouchers...

Ces groupes formeront des labels indépendants comme Bondage Records ou Boucherie Productions. Des tournées sont organisées dans toute la France au sein des MJC des villes de gauche ou simplement dans le réseau des squats anarchistes et d’extrême gauche, les collectifs de lutte.

Peu à peu, le mouvement s’étendra pendant les années 80 et connaitra son apogée en 1986. Sa notoriété grandissant, il commencera à intéresser les maisons de disques officielles. Comme leurs cousins anglais, les punks français vont être récupérés par l’industrie, choisir la gamelle.

Mano Negra, Négresses Vertes signent dans de grands labels. Les irréductibles subiront jusqu’à l’écœurement le harcèlement des renseignements d'état et autres services Républicains. Ce qu’on appelle rock alternatif prendra fin en novembre 1989 avec une « Nuit Noire » organisée à l’Olympia.

Après une suite d'expériences avortées à peine amorcées, des forces renouvelées semblaient s'approprier et rénover le discours radical de résistance au monde dominant. En cette année d'Orwell, Arthur et ses compagnons eurent l'impression d'être au cœur de développements prometteurs.

Le camion du patron de Simon fut garé devant le squat U.S.I.N.E. et D'jahX descendit leur ouvrir. Lui était d'accord pour Mendes, c'était un des punks actifs du moment. Il avait débarqué à Paname l'année passé, au départ il était seul. Ses premières personnes rencontrées étaient les bonnes…

Une bande engagée d’enragés autonomes, qui prenaient ce dont ils avaient besoin sans payer y compris les appartements où il ne payait jamais ni loyer, ni eau, ni EDF… La démarche lui avait bien plu, jusqu’à présent à Paris il avait dormi dehors, il était déjà porté sur la poésie musicale.

Dans la station de RER Les Halles, tous ceux qui faisaient de la musique se retrouvaient en petites bandes devant le temple de la distribution de musique, de livres et de bandes dessinées, tout le monde se refilait les tuyaux et les dernières nouvelles des différents groupes, les plans de gruge à l’entrée d’un concert, d’un cinéma.

Alors DJah'X, dont le nom de guerre avait été choisi en référence à Malcom'X avait jeté les bases d'un nouveau groupe punk radical, les « Kamionërs du Suicide » c’était par rapport à un attentat contre les soldats de l’ONU au Liban. Il y avait eu des accidentés du travail chez les bidasses…

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dja x 17/05/2013 23:23


je vois que toi non plus tu n'a pas molli


mais là ou tu te trompe c'est quand tu dit que je n'ai jamais aimé les berus, si si j'aimais bien jusqu'en 86 après certaines attitudes et changements m'on détourné de la chose et je ne renie pas
le fait qu'a un moment donné ils étaient avec nous mais dans ce cas on peut citer pas mal de gens....mais c'est anecdotique


continue ton excellent travail de narration et de démystification


je t'embrasse camarade

Christian Hivert 14/02/2013 13:12


Eh Eh en tout cas toi tu n'as pas molli, tu ne les as jamais aimé les Bérus, dommage à cet époque ils étaient avec nous, dire le contraire est mensonger, d'autre part ce qui est raconté ne
concerne que ce qui a été initié par le collectif dont tu faisait parti, et la savante confusion toujopurs organisée par les récupérateurs ce serait bien de ne pas la faire vivre, c'est un peu ce
que je tente d'expliquer, le bouquin dont je publie sur mon site des épisodes au fur et à mesure qu'ils sont rédigés n'en n'est qu'à son début, un tiers environ, et comme dans le précedent
"Reine" lorsque sont décrit les camarades autonomes sont automatiquement et nécessairement décrit les  récupérateurs de mouvement qui leurs colle aux burnes comme des morbacs, c'est toute
l'histoire des luttes et des révolutions trahies, je t'embrasse camarade


Il parait que nous sommes voisins, il n'y a que nos montagnes qui ne se rencontrent jamais, bises

dja x 14/02/2013 10:46


ah oui l'usine! qui fur récupéré un moment par les margoulins organisateurs de concerts


l'usine, l'endroit ou il fallait avoir joué pour les groupes en devenir de réussite sociale.


et les bérus toujours cité malgré ce qu'ils sont devenus et leur entrée au zénith, leurs appels à voter mitterand ou chirac...


continue ton écriture christian, c'est une partie de notre histoire et elle continue