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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

Choo, Jean François Soulier

 

Beaucoup souhaitaient la même chose qu'Arthur et n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la manière d'y parvenir. Bien souvent chacun ne cherchait que la possibilité de dominer les éléments pour la valorisation de son égo. Au détriment d'une reconnaissance collective génératrice de solidarités.

Le Pouvoirs de tous les petits pouvoirs se renforçait constamment de petits calculs de prédominances individuelles ou collectives. Mêmes les dernières organisations à se prétendre révolutionnaires ne se mettaient pas d'accord sur un minimum commun, la question était encore de parvenir au Pouvoir.

Or Arthur se fichait pas mal de savoir celui serait le plus rapide à s'emparer du Pouvoir, l'important était la suite de l'histoire, et cela serait forcement la guerre civile, le révolutionnaire contre les réactionnaires, l'histoire avait démontré assez comment le Pouvoir échappait toujours au peuple.

La transformation, si cette possibilité existait, semblait plus à Arthur faire partie d'une évolution constante et dialectique entre les transformations des consciences individuelles et les réelles transformations des échanges et de la répartition de nouvelles possibilités, dans une saine gestion commune.

Et pour cela il fallait nécessairement une volonté forte et honnête de tous ceux qui tenteraient l'aventure. Arthur se sentait parfois sélectionneur. Il sélectionnait ses relations en fonction de ce qu'il supposait d'honnêteté et d'absence de volonté dominatrice, rejetait beaux parleurs et exhibitionnistes.

Mais ce n'était pas simple, les rusés avaient beau jeu, les simulations de confréries se désolaient sur le marché des trahisons multiples. Aucun territoire n'était tenu étanche, le traitre se masquait de bonhomie et le corrompu de principes absolus et impossibles à suivre, pourtant presque tous suivaient.

Arthur ne voulait pas être le meneur.  

— Si tu ne veux pas être meneur il te faut trouver qui suivre ! l'avait gentiment provoqué Dominique Premier alors qu'il avait sept ans de moins et s'extrayait douloureusement de l'adolescence. Depuis tout ce temps il se faisait la même réponse, ni suiveur ni suivi.

Par contre il n'entrevoyait toujours pas le système idéal permettant à l'être humain et à son espèce en général de changer les donnes et de permettre à tous d'avoir une place utile au sein de sa communauté, tous les savoirs faire valorisés et concourant à l'utilisation maximum d'un potentiel faramineux, humain.

Pour Arthur il n'était pas possible que cela ne puisse pas se produire massivement sur terre, un jour chacun comprendrait l'inutilité des haines et des massacres, chacun protègerait chacun des risques des violences, il ne pourrait plus y avoir de guerre, les intérêts y conduisant seraient prohibés, traqués.

Arthur pensait que la planète et sa population la plus remuante étaient de taille à satisfaire les besoins de tous, les richesses accumulées étaient suffisantes pour autoriser des destins harmonieux à tous. C'était le sens de cette vie dont l'humain semblait être le développement le plus abouti et le plus barbare.

Au lieu de cela jamais la réplique de Georg Büchner n'était plus juste :  Il nous manque quelque chose, je n'ai pas de nom pour le nommer. Mais nous ne le trouverons pas en nous fouillant dans les entrailles les uns des autres.  Arthur était en quête de solutions pour l'humanité, sa planète, source des vies.

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