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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

Sans-titre.jpgPRENDRE DE L’ÂGE.

 

Prendre de l’âge, du vrai, du bon,

Trois quart de siècle bien sonnés,

Ne pas les vivre en petit vieux

Avec le menton sur la canne

En remâchant des souvenirs.

 

Ça n’est pas vieillir qui m’éprouve

Puisque c’est dans l’ordre des choses

Mais d’être alors considéré

Tout comme un objet inutile

Et sans valeur.

 

Sentir qu’on est périphérique

À cette vie qui continue,

Dans les veines de la jeunesse

Qui nous renvoie à notre automne,

À notre fin.

 

Il faut se faire une raison,

On ne transmet pas l’expérience ;

Il faut la vivre à son seul compte

Et non pas par procuration.

C’est illusoire.

 

On peut par contre partager

La connaissance et la culture

Celles que contiennent les livres

Qui sont les portes du savoir

Libérateur.

 

Je ne veux pas qu’on se méprenne

Sur le profond de ma pensée.

Je ne suis pas le promoteur

D’aucune gérontocratie,

Comme à Athènes.

 

Le monde est une symphonie

Et son immense partition

A ses silences, ses points d’orgue,

Ses cadences, ses crecendos

Ses rythmes propres.

 

Du tonnerre de ses timbales

Au son argentin du triangle

Les instruments qui la composent

Ne sont jamais surnuméraires.

Tout est écrit.

 

« Être » et « avoir été » n’ont rien

Entre eux qui soit incompatible

Et c’est le souffle de la vie

Qui leur donne leur cohérence

Et leur mystère.

 

Qu’on l’appelle « l’esprit » ou l »’âme »,

Qu’on ait cherché à les peser

Sur les balances alchimiques

Dans les ateliers empiriques

Au moyen âge,

 

Depuis le tout premier atome,

Le tout premier boson de x,

Nous étions déjà préconçus

Ce qui m’amène à me poser

Cette question :

                               Suis-je né libre ?

               P.SELOS

       Paris, le 6 Mars 2014

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