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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

 

 

guantanamo prisonnier

Victor Dojlida était un résistant, 64 ans dont 40 derrière les murs, condamné à de lourdes peines pour des braquages chez les collabos après son retour de déportation en avril 1945, les militants lui consacrèrent un article dans leur revue Venceremos, son cas était significatif de l'irrationalité et de la barbarie du système carcéral.

Cet homme ne pactisa jamais, très jeune dans la résistance aux FTP-MOI. Le 23 février 1944, le policier français Reuter l'arrête. Le 26, le juge français Chiny l'accuse d'être un terroriste communiste. Il a 17 ans, il n'oubliera jamais ces deux noms. Il échappe à la condamnation à mort, et le voici à Dachau.

Au retour des camps, cherchant à établir des papiers d'identité, Dojlida tombe sur Reuter, réintégré dans la police et lui casse la figure, ce policier porte plainte et Victor est condamné, l'injustice est trop violente, c'est la fuite en avant, il braque un café tabac ancien repère de collabos puis la paie d'une usine collaborante.

On le condamne lourdement, l'Est républicain parle d'un étranger, criminel né, il fera des tentatives d'évasions, on le condamnera encore, il apprendra que le juge Chiny a été promu, petit homme râblé à l'l'ancienne allure droite d'un Lino Ventura Victor emblématique de toute l'histoire enfouie de la perpétuation du crime nazi.

L'histoire ne retiendra pas les noms de militants comme Enrico Fedele, Giovanni Di Giuseppe, Massimo Sandrini ou Sergio Tornaghi, à ce moment là ils étaient menaces d'extradition et emprisonnés, la manifestation avait été sauvage, une émission Cavale, sur Radio Mouvance rapportait ces lutes et actions.

Arthur observait Mendes du coin de l'œil, que comprenait-il de tout ce charivari, de tous ces convaincus évertués, voulant améliorer le sort général de l'humanité, pour que les Maria de Souza aiment les petits Mendes et les protègent, les aident à grandir, ne soient pas obligées de fuir des pères violeurs et dictateurs.

Tous ceux qui ont fréquenté des assemblées en voient clairement le fonctionnement. Les spectateurs, en silence, prennent des notes mentales de ce qu’ils peuvent dire au cas où quelqu’un les interrogerait sur leurs idées, et se retiennent de les exposer, par crainte d’être contredit par une réponse brillante.

Il faut tenir compte aussi des ambitions personnelles et des rapports affectifs, tout l’enchevêtrement de sympathies, antipathies, préjugés, calculs stratégiques, rancunes, vanité et ainsi de triste suite. Mais si l'on ne se réunit pas, comment connais t on le point de vue de l'autre, Simon n'aimait pas les réunions.

Et Arthur s'ennuyait, il se rapprocha du pétard au bec de Simon, la matinée leur avait permis de faire le plein de canettes de bière sur un trottoir désert avant l'ouverture de la superette, Arthur se servit dans le frigo tandis que les acharnés de la réunion se levaient bruyamment en se congratulant, se fixant des rendez vous.

Comment voyaient ils tous les étapes de cette nécessaire transformation sociale à laquelle ils aspiraient, visualisaient ils tous cette guerre civile, ces bruits, ces fureurs, ces massacres, Arthur voulait un monde juste mais sans fureur ni massacre, cela semblait impossible, mais il fallait bien soutenir, être solidaires, en accord ?

 Lutter c'est réfléchir sur la nature de la société qui nous est proposée, sur le mode de vie où prédomine l'égoïsme, la méfiance, la violence. C'est à partir de cette réflexion que l'on peut déterminer ce vers quoi l'on veut tendre. Lutter c'est retrouver sa véritable dimension qui est la fraternité, le souci de l'autre.

Lutter c'est s'organiser contre les mercenaires de la société (police, justice, armée...). Lutter c'est donner de soi pour l'ensemble. Lutter c'est le meilleur moyen pour survivre, pour reconstruire en soi ce que la société bourgeoise a voulu briser. Lutter c'est le chemin le plus sûr pour éviter de retrouver toute sa vie la prison.

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