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Publié par Christian Hivert

bien

Ni Tarnac Ni Insurrection

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L’affaire de Tarnac a de multiples raisons mais ce type de sidération médiatique a d’abord pour objet de faire peur. Aux contestataires en les criminalisant, aux spectateurs en leur construisant une menace fictive validée par un casting policier exceptionnellement nombreux. Pour prépare la série de ses futurs exploits la nouvelle SDAT est présentée dans un confortable simulacre, un épisode pilote. Comme le 11 septembre 2001, Tarnac est un coup multiple , une opération destinée à remplir différents objectifs conjoints, une sorte de tir groupé exploité très fortement par les médiats policiers. Le grain de sable qui a rapidement grippé la machination politico-policière c’est l’inattendue formation d’une opinion publique sur cette question. Les accents de sincérité tant des villageois que des familles brisent net la langue de bois imposée d’en haut, subitement devenue caduc. Doutant de leur scénario les services sont contraint de verser sur le web un étrange dossier de surveillance. Ce fil d’Ariane fera venir toute la pelote du mensonge central de cette affaire désormais foireuse, voir compromettante pour la nouvelle SDAT en manque de sérieux inaugural. Ces cafouillages nécessitent l’entrée en scène du criminologue Alain Bauer, égérie de l’antiterrorisme qui popularisa dans ses services la prose attribuée aux gens de Tarnac. Un recentrage, censé crédibiliser l’opération policière en présentant le livre L’insurrection qui vient comme bréviaire du crime. On voit rapidement ses intentions lorsqu’il déclare mensongèrement déceler un « processus intellectuel qui ressemble extraordinairement aux origines d’action directe ». La ficelle est grosse. On veut nous vendre un livre déjà sorti depuis deux ans. Quoi qu’en pense la police politique son Best-seller n’est pas le notre et nous sommes partagés entre le rejet en bloc du pamphlet et la fastidieuse critique des nombreuses inexactitudes mixées menues dans une prose pourtant bien construite. Le bougre rêve-t’il d’utiliser L’insurrection qui vient comme support à un nouveau processus action directe, une modernisation de sa lourde bouillie stalinienne en serait le préalable évident. A cette lumière le profil social et la formation d’un Julien Coupat ressemblerait beaucoup à celui d’un Super Agent des services, garanti par six mois de prison pour VIP. Le tout facilité par les nombreuse erreurs de l’intéressé, si il est un des rédacteurs du livre. Le texte en question est bien plus le manifeste d’une minorité qui se voudrait agissante qu’un ouvrage destiné à la cause révolutionnaire du prolétariat ou tout simplement, dans cette époque fondamentalement morbide et totalitaire, à la celle de la liberté humaine. Ce livre vient en complément des travaux de TIQQUN, leur concept du bloom réduit le salarié a n’être qu’une victime consentante si réifié qu’aucune prise de conscience ne lui est plus permise. Mais leurs sauveurs invisibles s’organisent, nous assure-t-on. Bornons nous a quelques exemples des confusions de cette prose. On y cite a propos d’insurrection le chef maquisard Georges Guingouin. On ne dit pas qu’il laissa en place, sous son autorité, les fonctionnaires de Vichy jusqu’en septembre 1944 puis tranquillement aux envoyés tardifs du général de Gaulle. Ce loyalisme de la continuité de l’État n’est pas de nature à réjouir les libertaires mais cela sonne terroir et se suffit comme exemple de processus insurrectionnel choisis (page 86). Dans le cercle trois, le travail est analysé suivant les spécificités arbitraires de la nationalité mais on n’aborde pas la notion d’esclavage salarié. Ailleurs on reprend la notion fausse d’État providence tout droit sortie de l’idéologie dominante pour occulter la lutte des classes et le rapport de force dont elle n’est qu’un moment. Dans le septième cercle on insiste lourdement sur le fantôme de l’État-Nation à la française, pourtant simple accessoire passéiste des gouvernements en manque de légitimité et, abandonné depuis aux oubliettes de l’histoire par le nouveau régime dit hyper présidentiel. Cela sonne comme un collage paradoxal, une tranche de vérité sur la misère des salariés, une critique virulente des derniers mensonges médiatiques et un truffage d’inexactitudes dont on prévoit qu’elles ne seront pas vues par le lecteur nécessairement alexythimique et gavé de niaiserie par Wikipédia. On comprends que l’expression insurrectionnaliste, souvent utilisé a tord, pour désigner des autonomes cherchant à déborder certaines manifestations est ici chez elle. L’insurrection comme préalable à quoi cela n’est pas dit. Envisage-t-on une succession de soulèvements partiels se ressourçant à la potion magique de Communes et épargnées par le grand cœur des forces répressives, des bases arrières laissées généreusement en place, foutaises. Franco aussi lança une insurrection. Saboter quelques réseaux, ne remet pas en cause la toute puissance concentrée, s’en emparer est un objectif bien plus ambitieux. On lit (P104) Qu’on cesse de dénoncer la répression qu’on s’y prépare, comme a Tarnac en concentrant sur soi les faisceaux de la répression ? P89 on critique organisations et militantisme, très bien en théorie, pourtant les comités 11 novembre cohabitent avec concrètement a chaque manifestation. Le livre se termine par une baliverne rassurante pour l’État : La perte de centralité de Paris et donc du Paris révolutionnaire. Pour les rédacteurs de ce livre le monde entier à tord, c’est leur idéologie qui a raison. Par les moustache de Staline petit père de toutes les polices. La Sorbonne est libre, les symboles n’existent pas. Le printemps de Pékin était peuplé d’abrutis prenant pour modèle la commune de Paris. Les innombrables solidarités exprimées a tous les coins du monde lorsque Paris frémis de liberté, c’est du vent. Les trente mille policiers qui gardent la ville font de la figuration. Rappelons enfin à ces amateurs que sur l’armée aussi ils se trompent. Aucune insurrection n’a jamais émergée sans avoir ralliée une partie significative des soldats. Pour qui a parcouru la revue Tiqqun, pleine de lyrisme hautain et tartinée de glose à la sauce métaphysique critique, l’impression laissée par l’insurrection qui vient est que ses rédacteurs étaient pressés d’en finir. On y trouve aussi une curieuse analyse des dernières années de luttes sociales en France. Les émeutes de novembre 2005 sont isolées arbitrairement des luttes précédentes qui ont nourri ce soulèvement des cités. Ainsi le terrain le plus riche de la contestation n’est pas abordé alors qu’il est désormais le seul creuset ou se rencontrent toutes les classes sociales : Le lycée. Toute l’année 2005 avait été marquée par un grand mouvement d’occupation sauvage des lycées, de nombreux lycées de banlieues s’y étaient illustrés par la force et l’intelligence de leurs actions. Une véritable machination policière s’était acharnée sur un activiste lycéens ouvertement libertaire et très éloigné des habituelles vedettes médiatiques imposées par des coordinations cornaqués par les syndicats. En échappant a tout contrôle ce mouvement avait inauguré une répression féroce et pleine de provocations. Ainsi la manifestation du 9 mars a été instrumentalisée. Minutieusement préparée par la préfecture de police (pas de voitures sur le parcours, rues vides, commerces fermés, dispositif CRS très très serré) ne laissant aucun espace aux éventuels fauteurs de troubles, aucune soupape à la violence symbolique. Le chahut ne pouvait que se retourner contre les manifestants eux-même. Un jeux cruel se généralisa consistant a dépouiller les plus lookés et les plus friqués des manifestants, tous ou presque lycéens des beaux quartiers et donc blancs. Exploitant ce triste potlatch la droite ultra et ses déguisements pro-sionistes se déchaînât pour généraliser l’idée ignoble de pogromes anti-blancs. L’étiquette infamante et diffamatoire ne fut définitivement liquidée que par la pure solidarité émeutière du mois de novembre. Ce mouvement lycéen mérite qu’on s’y attarde aussi pour son utilisation efficace d’internet, son inventivité. Une répression particulièrement vicieuse s’abattit sur quelques meneurs mais aussi de simples participants, écrémés établissement par établissement. Du jamais vu dans l’acharnement a réprimer, de nature à faire basculer toute une classe d’age dans lutte ouverte. La succession de grèves dans l’éducation avec le CPE en 2006 et la LRU en 2008 en fait un terrain important de l’affrontement social mais heureusement pas le seul. suite complet :http://www.situationnist.net/Ni%20T...

 

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christian hivert 16/10/2009 00:41


Voilà, il n'y a pas que moi qui le dit. Et cela va devenir de plus en plus d'actualité.