Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ne peut être vendu

écritures

la vie s'écoule la vie s'enfuit

 

Texte libre d'acces

 

Romans (Kahina, Destin majeur, De l'autre côté de la rivière, Ne peut être vendu)

Assemblée

Les mémoires d'un poilu de 14, par Gaston HivertLes mémoires d'un poilu de 14, par Gaston Hivert

brochure-comite-des-mal-log-s-1991Comite des Mal Logés:1991

DAL : les mensonges Dal : les mensonges

Les liens Opac du DAL Les liens Opac du DAL

 Réquisitions inflammables Réquisitions inflammables

NE-PEUT-ETRE-VENDU.doc NE PEUT ETRE VENDU:1984

de-l-autre-c-t--de-la-rivi-re.site.pdf De l'autre côté de la rivière

Pierre Selos

Les-cons-sont-la.mov Les-cons-sont-la.mov

19 Tout s'arrange Tout s'arrange

06 Piste 06 12 Deux

Quinze-ans.m4a Quinze-ans

Mon amour Mon amour

        Le passage, élté et Pierre

Possible n°9 Possible n°9

Bertrand Louart..etc

QECSI.pdf Quelques Elements d'une Critique de la Société Industrielle.pdf

Guerin-Pour-le-communisme-libertaire Guerin-Pour-le-communisme-libertaire

libre service

Publié par Christian Hivert

Nenette.jpg‘Chez Nénette’

de Amy Harrold

        

I.

Au bout d’une départementale divaguant gratuitement, nous  la trouvons.  Pendant trente-six kilomètres,  depuis la ville la plus proche, nous  suivons la route ; un ruban au vent.  Avant de grimper vers le plateau isolé, nous trouvons une place pour notre véhicule.  Nous allons nous étirer les jambes.  Boire un coup.

 

Elle est là, pendant des années.  Elle nous attend. Une histoire tranquille parmi les autres.  Un puits de révélation local.  Nous nous garons sur la place en haut et nous allons chez elle par chance.  C’est le premier bar que nous rencontrons.  L’étamine verte déchirée pend au-dessus de deux tables rondes, quatre chaises en plastique.  Nous sommes attirés.  Nous poussons la porte.  Il n’y a pas de hasard dans la vie.

 

La porte trébuche un peu.  La serrure en bas grince contre le carrelage,  les petites flaques de vert et noir suintent à travers les carrés.  Nous insistons et tombons dans un petit bar comme à l’époque.    Les murs sont roses et se courbent avec le plafond vouté.  Une tête de cerf en ferronnerie, une guitare y sont accrochées.  Quatre belles tables couvertes d’un revêtement bordeaux - auparavant brillant, maintenant un vrai bordeaux, jusqu’à l’odeur. Le comptoir en châtaignier est à gauche, une myriade de bonnes choses derrière, poussiéreuses et pleines d’espoir ; le miroir donne le double de leurs fonds, leurs vieilles étiquettes.  Le porto a vieilli sur l’étage.  Le vin est caché sous le comptoir.  La bouteille ne change pas, Nénette la remplit d’un cubi dans la cave.  Le café bout dans sa cuisine de l’autre côté des vitres à bulles au fond de la pièce.  Là, Nénette prépare sa soupe et regarde sa télé quand les clients sont ailleurs et le temps ne mendie pas.

 

Et si il n’y a pas grand monde, si elle a le temps pour nous, surtout s’il y a un habitué qui l’encourage, peut-être nous racontera-t-elle le jour où le facteur est passé, envoyé par le voisin,

 « Marie-Louise ?  Mais demandez à Nénette.  Elle saura !... »

Imaginez son délire car, bien sûr, c’était elle, Marie Louise !  La sacrée Nénette.  Le mystère n’était rien de plus que ça !  Marie-Louise est un vieux souvenir.  Cela fait maintenant soixante-dix ans que Nénette sert dans le bar où elle est née !

 

Heureusement notre chemin nous a menés ici.  Quand Nénette était Marie-Louise il y avait 33 café-bars dans ce patelin.  Ces jours ci il y en a quatre.

 

Si nous nous étions garés à côté du parc à l’entrée du village, nous serions transitoires sur une chaise, près de la pompe à essence défunte, hâte de finir notre café et nous en aller.  En rentrant  dans l’ambiance glaciale momentanément, le cliquetis  du rideau à mouche au lieu des portes battantes signalait l’arrivée de l’étranger.  Le peu de monde au bar se chargeait  de leur regard méfiant.   Le rideau continue à tituber derrière, nous dit qu’il faut mieux avancer quand même plutôt que se mêler avec lui en essayant  d’échapper.  

 

Nous commandons le café.  La gérante, pas âgée mais figée, nous fait comprendre  que de se lever c’est un peu trop lui demander, nous servir c’est vraiment au bout de ses forces.  Elle préfère rester derrière son bar avec ses clients. Elle ne veut pas de nouveaux.  Surtout pas les étireurs des jambes, les passants.  Ni les  âmes perdues (car est-ce qu’on sait vraiment ce qui nous amène ici, au bout de la départementale, pourquoi on s’est arrêté là… ?) Elle ne veut non plus les cœurs portés sur les manches, les histoires de sourires…

Nous décidons de boire notre café au bord de la route, à côté de la vielle pompe à essence.  Nous l’avalons et nous nous en allons.

 

 

Et si nous avions tracé la Grande rue en quatre roues, si on avait eu l’idée de ne s’arrêter qu’après le pont, nous serions allés à un grand café avec terrasse.  La presse  incluse.  Le gérant s’appelle le Baron et heureusement c’est sa femme qui nous sert.  Elle est très belle et charmante.  Nous nous serions assis sur la large terrasse en regardant la jolie rue montant vers l’église.

 

Comme c’était, nous avions eu l’instinct de nous garer sur la place du village et étirer nos jambes jusqu’à Chez Nénette.  Du trottoir où nous nous sommes installés, nos fesses arrondies par la chaise en plastique, nos verres sur la table en imitation marbre, nous pouvons voir le quatrième café-bar du village. Lui, c’est  le vrai bar de l’avenir, malgré son nom d’insecte.  Là, les jeunes du village font du bruit le vendredi, samedi soir.  Leur attitude et leur odeur pénètrent la Grande rue et bloquent le passage.  On marche à côté en trébuchant, honte de notre âge, de notre besoin pour un apéritif sans trop de bruit, sans faire des histoires.  Le patron, jeune aussi, accueille les touristes l’été avec les pizzas, les tables à la terrasse, la musique de la chaîne.

 

Et si nous avions atterrit à la nuit tombée… ?  Nous sommes les âmes chercheuses qui viennent du loin.  Nous sommes descendus du plateau isolé couvert d’un manteau d’étoiles reculant dans le rétroviseur au fur et mesure que le ruban se dénoue.  Nous trouvons un petit parking, la place d’un village ; c’est le monde, c’est notre huître.  Une partie du voyage entrepris, nous avons encore un long chemin à parcourir.  Nous allons faire une pause, nous étirons les jambes.


Et qui sait ?


Peut-être il y aura un bistrot ouvert ?  Nous ne pouvons que rêver.  La lumière du bar de l’avenir suinte dans la Grande rue.  La dernière scène, au dernier théâtre, dans la dernière nuit.  Nous nous approchons.  Le fantôme vert déchiré bat un peu au vent.  Nous rentrons, insistons avec la porte grinçante.

Une chaleur monte aux entrailles.  Une envie nous envahit.  Elle est là.  Elle nous attend.

 

II.

C’est très rare qu’il n y ait personne chez Nénette. Nous n’étions pas nombreux mais il y avait toujours quelqu’un. 

 

Le matin c’est souvent Bruno qui traîne sur le pas de  la porte, canon en main, casquette à la tête, clope au bec. La casquette de Bruno, bien sale de ses heures de maçonnerie, encourage le monde à « Vivre la Différence ».  Les mots sont noirs sur un  fond naguère jaune.  Là, devant la porte de Nénette, dans la grande rue, Bruno est comme un panneau de Bienvenue- s’il se tenait bien droit !- pour ceux de passage dans ce petit village touristique.  Un panneau blagueur,  pour ce petit village à l’âme essentiellement étroite.  Sans qu’il ait faute de sa part. L’entonnoir de la vallée nous aveugle, laisse passer le passé, enfonce au fond ce qui s’est passé.

 

Ce qui se passe la plupart des matins c’est que quand Jules a secoué le débris du vin rouge de ses rêves, il secoue la nuit de ses vêtements froissés, il s’étire jusqu’à sa hauteur et de chez lui il descend chez Nénette pour passer la matinée avec elle.   Soit il reste au bar, soit il s’assoit à la table à gauche devant le bar, à côté de la fenêtre.  On peut l’apercevoir à travers la dentelle en plissant les yeux.   C’est la table préférée de Nénette.  Elle sort de derrière son bar et sans se faire la peine de trop se déplacer, elle s’assoit et feuillète le journal local.  Comme ça Jules était en face et ils partageaient la matinée.  Nénette et son journal, Jules et son canon et sa boîte à cigarillos à la vanille.  …….Là-haut à Genève, il a été maître de danse, dans ce village il danse quand le vin fait foncer le sang dans ses veines. 

 

Ou bien, il y avait  M. Blanc qui passait pour s’assurer que Nénette tienne ses rendez-vous ; le médecin, l’infirmière, l’orthopédiste.  Il boit un pastis ou deux,  aide à remplir le frigo ou ranger la cave.  Au bar il envoie des bisous de sa barbe de Père Noël.

 

Il y avait plus que souvent Manu et son chien Jimmy, avant qu’ils ne nous aient quittés pour la ville.  Tous les deux faisaient les allers retours dans la rue, ou au travers du seuil.  Manu était un ‘vagabonhomme’ nerveux.  Il avait mille façons de quitter un lieu, agacé et bruyant. Il remplissait chez Nénette de ses hurlements, et elle les acceptait.  Il l’aimait comme une mère, et il lui manquait s’il errait trop longtemps trop loin.

 

La plus jeune était une dame étrangère.  Elle venait de temps en temps vers midi.  Elle trébuchait sur ses mots.  Maladroitement, elle commandait son ‘vewer de vang ruje’. Elle avait commencé à fréquenter le bar de l’Avenir lorsqu’elle a compris que ‘Chez Nénette’ était quelque chose, un vrai repaire, une histoire…

 

Et le soir, les autres arrivaient.  Chacun leur chemin.

 

Geneviève venait de juste en face mais elle faisait son tour avant d’arriver.  Elle laissait flotter son nuage lourd de parfum dans toutes les ruelles, juste au niveau des narines.  Son claquement de talon faisait vibrer la Grande rue et son corps, l’été, animait la petite plage sous le pont rouillé, ses nichons à l’air, un attentat visant le soleil.  Elle s’étire et le monde inspire…


Nous la sentions avant que son poignet bijouté ne pousse la porte.  L’odeur nous informait que nous devions nous préparer à bavarder et rigoler.  Une bouffée d’air chimique, son sourire toujours peint.  Manu riait en disant que les seuls hommes qui n’aimaient pas Géni étaient ceux qui n’étaient jamais arrivés à l’avoir !

 

Ils s’accrochent aux bras et s’en vont, pas à pas, en riant.  Ils vont braver le café à l’entrée du village.   La gérante figée faisait aussi tabac; les gens du village devaient bien subir sa bienvenue gelée du temps en temps, par malheur, le col haut, les épaules arrondies.

 

Manu et Géni sont bras dessus, bras dessous.  Un rocher fissuré et un bouquet de fleurs fabriqué pour attirer l’œil.  Manu, ses yeux de travers. Magnifiquement moche.  Barbe de trois jours et cicatrice. Géni, peinture et parfum.  La tache de la vie sur leurs visages.  Prêt à assumer l’autre, comme partie de leurs vies.  Un rocher et un bouquet des fleurs.  Ils s’en vont, bras dessus bras dessous.  Ils reviendront plus tard chez Nénette, un deuxième foyer pour Manu et Géni.  Un deuxième foyer de l’alcool et de l’amour.

 

Lorsque la lune a baigné l’ombre trébuchante de Manu toute la nuit, et Nénette n’a pas encore plié ses volets, Manu va tenter l’épicier pour une bouteille de rhum et puis sort son couteau parce que Robert lui refuse.  Et tout ça sous la lune bienveillante, surveillante ; Robert sourit et le désarme avec le karaté.  K-o.

 

Xavier et sa bouche trop louche, aussi.  Il venait récupérer les gens pour la soirée musicale chez lui.  L’heure de l’apéritif coulait de source pour Nénette mais vers neuf heures elle commencerait à dire qu’elle était  fatiguée et on devait se préparer pour quitter ce repaire.  Toujours triste de quitter ce lieu, où on se servait dans le frigo au coin de la pièce.  On écrivait à plusieurs l’histoire des soirées en chiffres sur l’ardoise de Nénette cachée dans le tiroir.  Certains passaient derrière le bar pour donner un coup de main à Nénette si une foule se présentait.  Souvent, les gens de passage.  Les amis des amis.  Et quelque fois des gens  voyageant jusqu’à ce village perdu simplement pour voir eux-mêmes la Nénette derrière son bar où elle est née, quatre-vingt-et-un ans plus tôt.

 

Nous ne n’étions pas l’avenir mais nous nous souvenions de beaucoup.

 

Xavier se souvenait de ses jours de gloire ; la scène, la musique forte à péter.  Geneviève, elle, ne pouvait pas oublier son sous-préfet algérien.  Charles se rappelait des années dans les squats avec ferveur et après montait chez lui et sa femme qui les avait plutôt oubliées.  Bruno se souvenait de l’heure et la date exacte de la première fois où il a demandé Nénette en mariage !

 

Et la jeune dame, aspergée au vin rouge, se souvenait  des cafés de la rive gauche.  Elle voyait le long des cafés où les bouquins font mine d’être les petites Tours Eiffel sur les tables vernies, pendant que leurs lecteurs absorbaient le contenu de leurs verres au lieu des mots.


La Rive Gauche perdu au bout d’une départementale.  Un lieu pour des artistes ! Les hommes avec une histoire écrite en sourires sur leurs visages, peinte dans leurs veines, suintant de leurs peaux, rougeoyant.  Les souvenirs comme larmes ramassées ondulaient encore - entassées, imbibées, renversées.  Encore et encore…

 

Nous n’étions plus l’avenir. Mais nous étions bien chez elle. Pas question d’aller ailleurs.

 

Le meilleur c’est quand Nénette joue comme un enfant, une maman, une grand-mère avec la fille de la jeune étrangère.  Tout le monde participait…  « cou cou » du bout du bar, « j’suis là » au coin de la table.  Les rires font palpiter les poumons roses, ou presque roses, expirent dans la rue…

 

III.

Récemment, les rideaux en dentelles d’un vieux gris jaunâtre ont été remplacés par des nouveaux.  Tout beau et blanc avec un dessein simple à la bordure.  En descendant ou montant la Grande Rue, les têtes se sont tournées pendant plusieurs journées.

 

Cela signalait bien  l’avenir de son bar et de la santé de Nénette.  C’était une journée de soleil et la dentelle était belle et impatiente comme une mariée avant la cérémonie, toujours dans la vieille maison de ses parents.

 

Peu de temps après, Jules a déménagé en ville près de son frère, Manu, où il y a plusieurs choix de cafés et plusieurs façons de finir la soirée.

 

Bruno descend rarement au village mais il prend une âme perdue des alentours pour faire son ménage et son café chez lui et pour l’écouter, peuchère….

 

M Blanc s’en va, lui aussi, dans un autre bled, un autre café, comme si rien n’était.  Il n’a plus à demander si la Nénette se rappelle de ses engagements, c’est toute la différence.

 

Xavier trouve du boulot et borne ses nuits blanches.

Geneviève attrape un cancer au sein mais elle est lutteuse et la Grande rue loge toujours son claquement de talon.  

 

La jeune étrangère grandit et ne cherche plus Paris où Paris n’est pas.

 

Et petit à petit tout le monde se disperse dans les autres cafés, après ce jour où Nénette est tombée par terre en regardant une procession du village.  Là, au seuil de son bar, elle se tenait et tout d’un coup, elle ne se tenait plus. 

 

Donc, elle est tombée et le monde si large (il y a toujours beaucoup de monde dans un petit village) se met d’accord que cette chute signale « assez », et il y a de meilleurs endroits au monde pour une femme de quatre-vingt-dix ans que derrière un bar, se tutoyant avec des ivrognes, en retard pour dîner car elle est en train de remplir le frigo de bières après que ses derniers clients soient partis.  Toute heureuse, si fatiguée, la Nénette, avec un ventre qui bourdonne et des bouteilles en place dans la lumière grésillante du frigo, un étage au-dessous de son fromage de chèvre. De meilleurs endroits pour Nénette ?  Que chez elle ?

 

Six mois à peu près après que les jolis rideaux soient apparus ils ont embarqué Nénette et l’ont posée à la maison de Retraite où franchement elle est beaucoup mieux.  C’est sur la place derrière le bar de l’Avenir. Où les gens se garent des fois, puis font un tour du village. Quatre-vingt-dix ans.  C’était l’heure.  Elle pensait que si elle avait fermé le bar elle ne verrait plus personne et pour Nénette, qui avait accueilli les gens tous les jours de sa vie, cela aurait été insupportable.  Mais on l’a sauvé de cette solitude trébuchante, jamais un jour ne passera sans que Nénette ne plie ses volets  et ne reçoive les gens chez elle.  Les volets  clos, elle n’était plus là. 

 

Notre bar de l’avenir est fermé.

 

Il n’y a personne là où il y avait toujours quelqu’un.

 

 On ne peut même pas entrevoir le vide à travers les rideaux en dentelles.  C’est trop noir derrière.

 

Et bientôt les volets sont fermés à jamais.

 

Quelqu’un offre à Nénette une photographie de l’azalée en fleurs devant son bar.  Rose fuchsia, l’azalée ; beige fade faisant face aux journées, les volets fermés. Sa chambre à la maison de retraite est la meilleure ; vachement grande, avec salle de bains, et plein de fenêtres et même une petite terrasse au bout.  Il y a les cartes postales et les photographies accrochées au mur.  Elle remerciait le visiteur fort bien.  Mais une fois parti elle l’a mise dans son tiroir.

 

Des fois, les gens de la maison de retraite vont en balade.  Ce jour-ci ils montent à l’église.  Dans la grande rue, Nénette tourne sa tête dans l’autre sens au moment exigé.  C’est une bonne balade et elle rentre au chaud, contente. 

 

C’était  le bar de l’avenir, il était une fois.

 

Nenette Nenette

Commenter cet article

Hivert 21/10/2013 15:45


Ce n'est pas de moi mais de Amy qui habitait Grand rue, elle avait écrit cela il y a à peine quelques mois, je l'avais aidée à corriger en respectant la formulation un peu anglicisée, j'ai trouvé
que cela pouvait bien accompagner notre souvenir... Bonne journée Robert...


 

robert reot 21/10/2013 14:59


bien vu et bon article