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Publié par Christian Hivert

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Affaire Merah : Valls évoque des "erreurs et des fautes de la DCRI"

Le Monde.fr

L'enquête sur la mort de Mohamed Merah a mis en relief des défaillances du renseignement sur sa surveillance et sa dangerosité. Pressé par les familles des victimes réservées sur la thèse du tueur solitaire, le gouvernement a promis samedi 2 mars de faire "toute la lumière" sur l'affaire.

Après les tueries à Toulouse et Montauban et la mort de leur auteur en mars 2012, une enquête interne conduite par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) pointait en octobre des "défaillances objectives" concernant la dangerosité du tueur au scooter. L'enquête citait des "cloisonnements" entre services sans cependant relever d'"erreur caractérisée".


"DES ERREURS, DES FAILLES, DES FAUTES"

En marge d'un déplacement dans le 20e arrondissement de Paris, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a évoqué samedi des "fautes" de la DCRI. "Il y a eu des erreurs, des failles, des fautes, il ne s'agit pas d'accuser, il s'agit tout simplement de savoir ce qui s'est passé", a déclaré le ministre. "Nous devons tirer toutes les conclusions, c'est la justice qui le fait, c'est évidemment de ma responsabilité également", a ajouté M. Valls sans désigner de responsabilités précises.


Dans l'émission "Pièces à conviction" qui sera diffusée mercredi sur France 3, dans le cadre d'une émission spéciale un an après les tueries de Montauban et Toulouse, Manu
el Valls évoque également une "faute" dans la coordination entre le renseignement local et la DCRI sur la surveillance de Mohamed Merah.


"GRAVE DÉCALAGE ENTRE TOULOUSE ET PARIS"


"Sur la connaissance de l'individu Merah, incontestablement l'analyse de la DCRI n'était pas la même que ceux qui le connaissaient. Et là, incontestablement, il y a une faille, une erreur et une faute", affirme le ministre. "Ce que démontre Merah, c'est qu'il faut revoir notre fonctionnement, à la fois le lien entre le renseignement local, à Toulouse et de manière générale, et Paris. Là, il y a eu des dysfonctionnements entre le local et le central", poursuit M. Valls. Le ministre était interrogé sur le "grave décalage entre Toulouse et Paris au sein même de la DCRI, Toulouse estimant Merah 'dangereux' mais pas Paris".

 

"Au niveau local, il faut aussi voir comment les différents services de renseignement travaillent avec la police, la gendarmerie et la police", a proposé le ministre, qui a également évoqué des "dysfonctionnements entre la DCRI et les services extérieurs" et dans "le lien avec les services américains", qui, "s'ils avaient été interrogés avant, auraient pu donner des indications".


UN "LOUP SOLITAIRE" ?


Dès que les interrogations avaient commencé à fuser peu après la mort du tueur, le "patron" de ce puissant service, Bernard Squarcini, défendait le travail de ses agents dans la surveillance du jeune homme qu'ils connaissaient bien avant les meurtres. "A-t-on raté quelque chose ?", s'interrogeait-il avant de décrire "quelque chose d'atypique, d'irrationnel et de violent" mais "qu'on ne peut rattacher à aucune typologie".


M. Squarcini évoquait une espèce de "loup solitaire". Une expression reprise à son compte par le ministre de l'intérieur d'alors Claude Guéant soulignant la difficulté de lutter contre un "individu isolé", ajoutant "que ceux que les services (de renseignement) appellent des 'loups solitaires' sont des adversaires redoutables".

Claude Guéant quittait en mai ses fonctions après la victoire de la gauche à l'élection présidentielle. Son successeur Place Beauvau, Manuel Valls, prenait son contrepied. Merah n'était pas un "loup solitaire", disait-il en janvier devant quelques journalistes à Bruxelles, mais le "résultat d'un véritable processus". A l'appui, M. Valls citait les déplacements de Merah en Afghanistan ou au Pakistan , estimant que le tueur était entré "dans un processus de radicalisation".


"TOUTE LA LUMIÈRE" SERA FAITE


Entre-temps, les révélations sur les "ratés" du renseignement concernant Merah se sont succédé, suggérant que les services n'auraient peut-être pas perçu sa dangerosité avant son passage à l'acte.


L'homme était connu comme gravitant depuis 2006 dans la mouvance salafiste de Toulouse et avait attiré l'attention des services locaux de la DCRI qui n'ont été que peu écoutés sur l'intérêt de le surveiller plus étroitement. Il s'était rendu au Pakistan et en Egypte en 2011 ou en Afghanistan en 2010.


L'enquête devra alors dire comment Mohamed Merah a pu échapper à la vigilance du renseignement en allant dans ces lieux sensibles, s'il s'est entraîné dans les zones tribales pakistanaises par exemple et s'il avait des complices.


Les familles des victimes soulèvent d'autres questions : était-il un indicateur de la DCRI ou en voie de l'être, voire un "agent double" comme l'a suggéré Samia Maktouf, l'une des avocates des familles ? Et quid du rôle d'autres services comme la DGSE ? Autant d'interrogations posées au fil des mois et qui n'ont pas trouvé un début de réponse en l'état des investigations.

 

En quête d'explications, les familles ont demandé que les documents de la DCRI ou de la DGSE soient déclassifiés. Le gouvernement, par la voix de Manuel Valls, a promis que "toute la lumière" sera faite et qu'il n'y a aucune "raison de ne pas (leur) répondre". "Je n'ai personne à protéger, je n'ai rien à cacher", a assuré M. Valls.


Le ministre a confié au député socialiste Jean-Jacques Urvoas une mission d'évaluation du renseignement. Elle doit remettre un rapport en mars. Et une commission d'enquête parlementaire, décidée fin janvier, devra clore ses travaux en juin.

 

Quelques têtes sont tombées à la DCRI comme le chef d'état-major ou la responsable du contre-terrorisme. M. Squarcini a été pour sa part l'un des premiers "grands flics" proches de Nicolas Sarkozy a avoir été débarqué sitôt la gauche arrivée aux commandes. Il s'est muré dans le silence.

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