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Publié par Christian Hivert

mort d'un comitéMalgré le froid, le Grand Lyon obtient l'évacuation d'un immeuble vide squatté par des familles

EXCLUSION - Les occupants du 222 cours Lafayette, dans le 3ème arrondissement de Lyon, sont de nouveau à la rue. En pleine vague de froid, le Grand Lyon (la communauté urbaine) a demandé à la police de les faire évacuer de l'immeuble qu'ils occupaient  (actualisé à 17 heures). »


Pourquoi cette décision alors que le 115 ne parvient pas à répondre à la demande ? Ce bâtiment de vingt appartements avait été investi dimanche par des personnes sans domicile fixe, avec l'aide de l'association Demeurant Partout. Des familles, des personnes seules, Français et étrangers en situation régulière ou non.

« Ils avaient appelé le 115 (numéro d'urgence pour les sans-abris, ndlr) et n'avaient pas eu de réponse », explique Alice Favre de Demeurant Partout.

Lundi, le Réseau des professionnels de l'urgence sociale du Rhône, collectif de travailleurs sociaux, avait lancé une « alerte » au manque de places d'hébergement à Lyon. « Dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 février, 113 personnes sont restées sans réponse (...) en téléphonant au 115 », ont-ils dénoncé dans un communiqué. « Il est intolérable que la préfecture ne se donne pas les moyens (...) d'assurer la sécurité physique (...) des plus faibles ».

Dans le Rhône, le déficit de logements semble récurrent. Chaque nuit, entre 40 et 120 personnes appellent le 115 sans succès. Alain Marc, le préfet délégué à l'égalité des chances ne nie pas le problème. « Mais cela ne veut pas dire que les gens sont tous dehors. Certains trouvent des solutions chez des amis ou de la famille », affirme-t-il. Ce que contestent les travailleurs sociaux. La préfecture n'exclut pas de mobiliser un autre gymnase si les besoins devaient persister (lire aussi l'article de Tonino Serafini sur liberation.fr).

L'immeuble du 222 cours Lafayette est typique de l'architecture des années 50. Certes, il est sans doute bruyant car collé aux faisceaux de voies ferrées qui mènent vers la gare de la Part-Dieu. Mais il ne semble pas en mauvais état. Les buissons qui le séparent de la rue sont proprement taillés. Et, sur Google map, il paraît encore occupé puisque l'on voit des rideaux aux fenêtres. Vide depuis un an, il est pourtant promis à la démolition d'après Demeurant partout.

Les familles qui s'y sont installées depuis dimanche y ont trouvé un certain confort. L'électricité fonctionne. Comme le chauffage.

Elles sont accompagnées par plusieurs associations comme Médecins du monde ou les Restaus du coeur.

Les sans-abris ayant investi l'immeuble dimanche, selon les associations, se croyaient à l'abri. Au-delà de 48 heures, en effet, le propriétaire doit demander le feu vert de la justice pour faire partir les squatteurs.

Au Grand Lyon, on affirme qu'ils n'étaient là que depuis ce matin, ce qui permet de faire intervenir la police sans l'autorisation d'un juge.

Catherine Coroller

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