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Publié par Christian Hivert

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E=∑ E

 

  

 La somme des Empreintes est l’Empreinte

 

 

 

 Les entités innommables avaient le temps des univers en elles, elles étaient ces temps froids, multiples et infinis, leurs formulations philo quantiques n’étaient audibles que d’elles mêmes et, dans le temps de l’effacement de leur perceptions à peine accourues, des univers entiers se désenveloppaient.

 

Avez vous des nouvelles du Labo ? Une étoile explosa pendant un milliard d’années terrestres. Le Labo, cette petite planète du système solaire, c’est excellent, de bons souvenirs, de belles empreintes, où en sont-ils ? Tout dépend du temps observé. Vous m’informiez de leur année 2041 de leur ère moderne.

 

Ah oui, leur grande révolution mondiale, sont-ils parvenus à la grande conscience cosmique ? Ils sont bien étranges, leur système complexe et sophistiqué de survie a laissé évoluer de multiple espèces de vie différentes, les plus cosmiques vivent sous leurs océans, mais on ne peut parler de conscience.

 

Ils n’ont tous que des connaissances très rudimentaires, ils n’ont pas encore franchi le cap de la particule, ils ne savent que l’infini et ils veulent l’explorer, ils ignorent la loi de l’équivalence générale, l’infini est une particule à l’infini. Les souffles ante antiques des entités s’évanouirent dans les matières.

 

L’Empreinte se manque à elle même, si aucune trace observable ne subsiste aux temps cosmiques, que restera-t-il de ce Labo ? Ce Labo n’est qu’une entité particulaire, et bien particulière, avouez le. Le temps de l’extinction des races vivantes viendra, et nous aurons fini de les rêver.

 

Alors sont-ils capables ? Laisseront-ils de signifiantes traces, des Empreintes nourrissantes afin que cette entité de vie parcourant les cosmos se régénère et apprenne de leurs expériences ? Trois milliards d’étoiles venaient de naitre et les entités innommables créèrent l’année  2041 sur terre.

 

 

Il faisait chaud, le village était paisible. Le jeune homme venait d'apparaître au travers des bosquets bordant les premières demeures. Il se trouvait maintenant au milieu de la place à regarder ce café où il ne se passait jamais rien. D'ailleurs, depuis le Processus, plus rien ne se passait dans aucun café.

 

Dans aucun village, les grands appelaient cela le Niveau Idéal d'Equilibre (N.I.E.), il s'en dégageait, selon eux un état de béatitude et d'épanouissement total pour l'individu devenu insouciant, ludique et complètement dégagé de toute obligation matérielle, en un mot, selon leurs conceptions, libre !

 

Il resta là, mâchonnant un moment son tabac. Cela faisait des jours qu'il marchait au hasard. Tout à l'heure, à l'orée de la futaie, il avait attendu le lever du jour, à l'aube les réverbères s'éteignaient silencieusement, commandés par des capteurs de luminosité. Les basses cours caquetaient à nouveau.

 

Alors survenait au loin le sale ronronnement des tracteurs industriels, véritables usines roulantes. C'était un "village libre" nécessairement. L'après-midi de ce dimanche là finissait.

 

Par sa fenêtre, celui qui se prenait pour un écrivain pouvait, sans même cesser d'écrire, se pencher et observer tous les mouvements du village qui nécessairement s’effectuaient en passant par cette place en bas de chez lui et le stylo continuait de courir sur la feuille

 

La vie était calme depuis le processus et souvent il s'ennuyait, alors il tentait d'inventer la vie, noircissait des pages, tenant plus que tout autre à cette forme de communication périmée qu'était l'écriture en ce milieu de XXIème siècle.

 

Il aurait pu, comme tout un chacun, dans sa condition « d’Assisté Permanent », fournir le télécom d'élucubrations binaires qui auraient été diffusées dans tout le réseau européen, avoir de l'audience et des pourcentages de réception, mais cela ne l’intéressait pas.

 

Il voulait écrire à la main, sur une feuille, et préserver au maximum l'authenticité antique de sa fonction sociale, créateur de rêves et de mystères, proposeur de réflexion, bouilleur d'idées, enfin, ce qui en faisait pour lui l'authenticité, tant dans son image que dans son corps lui-même.

 

L'image pouvait ressembler à celle de tous les scribes des siècles passés, à quelques détails près, le corps, c'était lui-même, sa chair, son alchimie, et, puisque né homme, sa pensée, ses traces, son empreinte.

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