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Publié par Christian Hivert

bien« La lutte, toujours la lutte... »


Sur les conseils d’Omar, la position du groupe en ce qui concernait les armements avait été très ferme. En aucun cas les milices populaires ne devaient être armées pour le moment. Trop de dérapages pouvaient avoir lieu et les bandits des conseils de la zone avaient encore trop de moyens à leur disposition qui leur permettraient d’utiliser ces dérapages en vue de générer des troubles de guerre civile qui risqueraient de déstructurer complètement l’unité des forces sociales, qu’ils avaient si difficilement réussi à construire.

 

Non pour le moment il fallait renforcer la lutte politique. Renforcer et maîtriser tous les conseils de gestion nouvellement mis en place et continuer de pousser au plus loin la solidarité de classe. Les milices s’entraînaient donc à l’arme blanche et aux arts martiaux. Le mot d’ordre était de réagir massivement à toute attaque contre les intérêts collectifs. D’imposer partout la force du nombre, la force de la solidarité unitaire. Et cela n’avait pas été simple.

 

Surtout lorsque les bataillons des gardiens de la zone avaient encerclé deux jours durant l’îlot des cités de travailleurs. Soit disant pour les protéger des éxactions commises par les bandes. Pour intimider autant que pour provoquer des réactions de violence, ils avaient tiré en l’air, de manière menaçante pour les bandes aux alentours. Les travailleurs s’étaient rassemblés aux portes de leurs cités, un instant pris au dépourvu. Puis ils s’étaient massés contre le cordon des gardiens de valeurs de la zone. Les bandes, au bruit des coups de feu, avaient accourues. Et tout le monde avait alors suivi les mots d’ordre établis précédemment. L’unité qui semblait ne jamais devoir se faire au cours des multiples réunions s’était faite sur le terrain. A une des portes, un groupe de gardiens avait fait feu sur les bandes faisant des blessés. Les travailleurs s’étaient alors rués sur les gardiens et les avaient désarmés. Les armes avaient été remises à la milice et mises en lieu sûr. Les gardiens, après un début de lynchage, avaient été ramenés, en grand cortège, au grand conseil des zones, qui avait été sommé de cesser toute manoeuvre d’intimidation. Deux jours plus tard, les gardiens, s’étaient tous repliés sous les quolibets et les injures de la population en pleine éffervescence.

 

Certains avaient tenté d’utiliser cette combativité impromptue pour mener des offensives. Leur première proposition avait été de prendre massivement d’assaut le centre de regroupement régional des détourneurs de valeurs condamnés à des peines de travail obligatoire non rémunéré. Même si beaucoup avaient été d’accord au cours de l’assemblée générale, bien trop peu s’étaient retrouvés devant la maison d’arrêt régionale. Le siège en avait été levé au bout de vingt-quatre heures à l’annonce de l’approche du troisième bataillon d’intervention intérieure de la Iième armée Européenne. Personne, à juste titre n’avait envie de mourir.

 

Et ce troisième bataillon était connu pour ses massacres dans d’autres zones avoisinantes. Tout le monde était rentré et la cité s’était placée en alerte maximum. Ce qui avait relancé le débat sur les armements qu’il faudrait distribuer. Les conseils charges de recenser, d’entretenir et de sauvegarder le matériel militaire avaient résisté à toutes sortes de pressions et de chantages. Certains avaient tellement peur de se trouver face à l’armée ennemie sans pouvoir se défendre qu’ils en devenaient dangereux. Alors comment faire ? Si on leur filait des armes dans les paluches et que le contrôle collectif ne pouvait s’exercer, ils étaient capables de faire n’importe quel genre de conneries. Et ce n’était pas le genre de conneries sans conséquences dramatiques.

 

Mais jusqu’à présent la motion des compagnons de Miro, auxquels se fédéraient peu à peu les résidus des bandes les moins organisées, cette motion qui disait que la force c’était l’unité politique de classe, prévalait. Et les armes étaient centralisées et confiées aux conseils chargés de l’organisation des moyens de défense.

 

L’éclipse informatique, en bloquant plus de quatre-vingt pour cent des fichiers centraux de données et les plus gros ordinateurs de gestion des banques et des féodaux, avait également déstructuré tous les moyens de communication centralisés. Tous les efforts avaient donc été mis dans les relations directes entre toutes les zones en rebellions. Des équipes de coordinateurs avaient été constituées. Leur rôle était de centraliser toutes les informations concernant les luttes présentes et de les maintenir à disposition de tout ceux qui en avaient besoin. Ils étaient chargés également de transmettre les résultats des réunions d’une zone à l’autre afin de permettre et d’accélérer la prise de décisions communes. Pour ce faire ils se servaient de tous les ordinateurs réappropriés collectivement. Cela fonctionnait pas mal. Peu à peu le système d’autogestion des affaires communes par le biais de conseils d’élus et révocables s’étendait. Les unités de productions avaient été remises en fonctionnement sous le contrôle des travailleurs et les valeurs étaient échangées et distribuées à tous ceux qui en avaient besoin. Des accords avaient été mis en place entre les zones industrielles et trois gros centres de production alimentaires du Quercy récemment libérés. Le ravitaillement, pour le moment était assuré et de plus en plus de gens faisaient confiance au nouveau fonctionnement, y adhéraient et proposaient leur aide.

 

C’est à ce moment là que les messages que l’homme-ordinateur Ernest-Landru faisait passer à l’extérieur par les lignes de connexion intégrées du processus furent connues.

 

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