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Publié par Christian Hivert

tuerieLa faim du pétrole

 

 

La mer est amère, elle n’est plus si gentille, elle empoisonne les poissons pas polissons, ils ont le ventre tout rond, engraissés de nos rebus de consommation, et que fait le mérou, bignole assidue des océans profonds, il surveille d’un œil tout rond le caddy de super marché déposé sur le plancher océanique, confondu et comme déraisonné. [1]

 


La mer est ta mère, agglutinant les détritus de l’intense chimie du plastique, entre toutes les eaux venues par flots dérivants, de toutes les parts des continents encore habitables, les macro déchets, micro et nano particules s’agglomèrent en continent géant, poison des mers  infertiles, poubelles ultimes  des Puissances mondialisantes. [2]

 


Dans de lointaines contrées marines, des îles inhabitées de l’homme, battues par les flots chargés, servent de dernier séjour aux corps morts des albatros gourmands, l’estomac alourdi et déchiré par les résidus d’emballage de la production alimentaire, qu’allaient ils donc flotter si loin de toute galère habitée, la finit le pétrole transformé. [3]

 


Et malheur aux peuples vivant au dessus de gisements prometteurs, car pour ceux du Mali à l’Abyssinie, recrutés de la Lybie à l’Afghanistan, véhiculés par les mercenaires maffieux et prétendus rebelles de Syrie en Iran, lourdement armées par les Puissances, en attente de démocratie, progrès et confort, cela devient la fin des haricots. [4]

 


Si seulement la cape préservative de nos consciences gravement médicamentées laissait passer quelque peu de compassion pour le devenir de l’humain que nous sommes, mais ce sera pour les demains de nos destins dirigés, de Médiator en pétrochimie du dollar, de dette en crise de la valeur, tout doit disparaître, les Puissances règnent.[5]

 


La faim que le monde assisté par ordinateur (M.A.O.) peut avoir pour tous les produits toxiques, issus du transfert des recherches publiques les plus pointues vers les applications industrielles les plus inutiles, nous gave d’habitudes addictives et nous cerne d’absence de culture, de mœurs et de civilisation vivable, la planète est à terre.[6]

 


Oui la planète est ta terre et tu n’en auras pas d’autre, ne fait pas l’enfant, tu étais prévenu, au milieu des peuples déplacés et populations civiles dictaturées, errant de camps de réfugiés administrés par des ONG complaisantes en villes bombardées par les Puissances, trouve ton chemin, que cette faim boulimique ne soit pas un jour notre fin.[7]

 


 

Christian Hivert,   Le libones,   6 Octobre 2012

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tahi farida 06/10/2012 20:30


Contente de voir ton éphigie sur fb, le texte est joliment écrit pertinent, mais un peu sombre quand même biz