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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

imagesPendant trois mois à raison d’un concert tous les Samedi, l’équipe de Rockàlusine, malgré les réticences Premières du groupe original organisa la vie culturelle de tous ces groupes privés de salle et de leur public : ce fut une sacrée foire, des dizaines de personnes fraternisèrent au travers de leurs engouements musicaux réciproques.

Et puis tout grand squat est amené à disparaitre, c’est ce que l’on nomme de nos jours l’éphémère zone d’autonomie temporaire. Le tocsin judiciaire avait sonné, les forces de l’ordre et leurs guerriers étaient en ordre de bataille, il fallait essaimer l’expérience : à Genève une usine à concert et spectacle repris le concept.

Au jour de leur ouverture ils firent venir les « Béruriers Noirs » et un certain nombre de groupes punks en hommage à cette aventure ; Arthur n’arrivait plus à suivre, il aimait bien leur musique, avait beaucoup dansé, pogoté dessus, mais ce n’était pas son combat, il voulait des luttes sociales avec des ménagères aux paniers remplis de poireau dépassant.

Ils écrivirent un ou deux tracts significatifs :

 

Le 23 septembre 1985 a commencé en référé une procédure d’urgence en vue d’expulser les squatters du lieu occupé USINE (Utilisation Subversive des Intérêts Nuisibles aux espaces) 15 rue Kleber à Montreuil

ATTENTION, LIRE LENTEMENT, PROCÉDURE EXPÉDITIVE :

Le jour même de la demande d’aide judiciaire les avocats nommés provisoirement nous sont imposés, pas de concertation préalable possible, pas de droit à la parole, même en leur absence, aucun débat contradictoire, fin.

NOUS SOMMES LE 25 OCTOBRE 1985 ? SENTENCE :

Ordre de déguerpir avant le 15 Novembre 1985 ou bien astreinte de 500 francs par personne et par jour et saisie du mobilier.

TOUT CECI POUR QUI ? ET POUR QOUI ?

Ce local de 1200m2 appartient à Madame veuve Dumeste, PDG de Dumeste SA au capital de 6 000 000,00 de francs, qui s’est permis de le laisser à l’abandon pendant plus de deux ans :

On nous reproche de l’avoir fait vivre = occupation sans droit ni titre

Réparation et remise de l’eau, de l’électricité, du téléphone, aménagements et cloisonnement de locaux de danse, théâtre, arts martiaux, peinture, sculpture, réunions, vie commune, habitations = dégradations.

Organisation de boums, concerts, fêtes d’information, réunions-débats, centrés autour de diverses luttes (foyers Sonacotra, antifascisme, prisons, chômeurs, antimilitaristes, précaires, etc.) = troubles à l’ordre public.

ALORS QU’ON NOUS RABACHE LES OREILLES AVEC L’INSÉCURITÉ :

Comme pour les jeunes assassinés dans les cités, la justice protège et légitime celui qui nous tire dessus (STAES qui tire dans nos carreaux le 1er Juin, pendant la fête)

Nous passons des heures de garde à vue au commissariat de Montreuil sous les provocations et les injures de policiers ouvertement fascisants, pour des collages antifascistes dans la ville ;

On nous attribue la nécessité de l’emploi de la force publique pour la visite d’un huissier alors qu’en réalité ils sont venus à six heures du matin, sans prévenir, et en défonçant les portes, se livrant à diverses dégradations et à une perquisition sauvage et illégale, pour ce qui ne devait être soit disant qu’un constat des lieux et un simple contrôle d’identité (Où sont partis nos dossiers internes et nos carnets d’adresses)

PENSEZ VOUS VRAIMENT QUE NOUS SOYONS LES SEULS À ÊTRE SI MAL AIMÉS ?

Être exploités, déguerpir, ou bien payer cher, très cher !

On expulse légalement les employés des usines, les locataires sans ressources de leurs logements, et qui n’est pas confrontés à des problèmes d’argent ?

VIE CHÈRE, CHOMAGE, LOYERS PROHIBITIFS, AMENDES, ETC.

LES GRANDS FROIDS S’INSTALLENT !

Une alternative : la misère et pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent s’y soumettre : l’enfermement.

Nous vous appelons tous à venir à la fête que nous faisons dans la nuit du 14 au 15 Novembre pour ce qui ne sera peut-être pas l’histoire de la fin d’une lutte parmi tant d’autre…

LOS OLVIDADOS     COLLECTIF USINE      COLLECTIF PROLOS

Permanence tous les samedi de 15h à 19h au 15 rue Kleber.  Tel : 851 79 11

EN CAS DE FERMETURE PRÉMARURÉE PAR LES FORCES DE L’ORDRE, RÉUNION DANS LA RUE

 

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