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Publié par Christian Hivert

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Pour les guerres, aucune restriction de budget
Manlio Dinucci

13 janvier 2011

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Elle a fait le tour du monde, l’information qu’à Londres, des étudiants « violents » ont attaqué la voiture du prince Charles et consorte quand, le 9 décembre, le parlement britannique a décidé de tripler les taxes universitaires à cause de « restrictions de budget ».

Ce qui n’a pas fait la une, par contre, une semaine après seulement, c‘est qu’on a lancé aux chantiers de la société Bae Systems à Barrow-in-Furness, un autre sous-marin nucléaire qui a coûté 2 milliards de dollars. C’est le second de la nouvelle classe Astute, fourni à la Royal Navy, qui en recevra cinq autres. Son nom, « Ambush » (Embuscade) est tout un programme : doté d’un réacteur nucléaire qui pourrait alimenter en énergie toute une ville, il peut rester en immersion pendant des mois, et, avec son radar et son sonar, repérer des objectifs à plus de 5 mille Kms de distance, et les frapper avec ses missiles de croisière à tête conventionnelle ou nucléaire.

 

Pour des systèmes d’alarme d'arme comme celui-ci on trouve l’argent, en maintenant la dépense militaire britannique au 4ème rang mondial. Il en va de même dans les autres pays de l’OTAN (Italie comprise), dont la dépense militaire totale est montée à environ 1.000 milliards de dollars annuels, équivalents aux deux tiers de la dépense militaire mondiale.

 

La locomotive de la nouvelle course aux armements sont les Etats-Unis. Le 1er décembre, la US Navy a expérimenté un railgun (canon à induction électromagnétique) qui a détruit un objectif situé à 200 Kms, par l’impact cinétique d’un projectile de métal plein lancé à une vitesse de 5 Mach (6.000 Kms/heure).

 

La US Army par contre annonce avoir expérimenté avec succès « le laser militaire le plus puissant du monde », réalisé par la société Northrop Grumann. Il sera employé sur le champ de bataille, à bord de véhicules spéciaux, pour aveugler les senseurs des systèmes de visée non moins que les soldats ennemis : et cela bien qu’une convention de 1995 interdise l’usage d’armes laser aveuglantes.

 

Pendant ce temps la technologie laser a permis de réaliser un nouveau lance-grenades qui « change les règles du jeu » en Afghanistan. C’est une arme portable, appelée XM25, qui « tue les ennemis même quand ils sont à l’abri d’un mur » : le viseur laser calcule la distance exacte de l’objectif, pour que les projectiles à fragmentation dotés de microchip explosent sur la tête de ceux qui sont derrière le mur (on verra plus tard si ce sont des combattants ou des civils). Les premiers lance-grenades « intelligents » viennent juste d’être remis aux régiments en Afghanistan, qui sous peu en recevront 12.500 (au prix de 30.000 dollars l’unité).

 

La US Air Force aussi est en train d’accumuler les records. Le 3 décembre, elle a annoncé le retour de l’espace, après une mission de 220 jours, du mini-shuttle X-37B, réalisé par Boeing. C’est le premier véhicule orbital qui, sans équipage à bord, est en mesure d’opérer dans l’espace et de rentrer automatiquement à terre. Ses applications militaires sont multiples : il peut détruire les satellites de l’adversaire avant l’attaque et amener dans l’espace de futures armes laser ou à impact cinétique, ainsi que des têtes nucléaires.

 

On accélère ainsi la course aux armements high-teh, avec la contribution déterminante de scientifiques et dans le silence complice de quasiment tout le monde scientifique.

 

 

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Mondialisation.ca

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