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Publié par Christian Hivert

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Il y a trois sortes d'ingrats : ceux qui oublient le bienfait, ceux qui le font payer, et ceux qui s'en vengent. Les pervers narcissiques se vengent de la générosité de celui qui leur a donné.

 

A la lumière de ceci, on comprend que ces personnes ne peuvent pas vivre de leur propre personnalité, elles ont besoin d'un autre, dans l'unique but de le soumettre afin de se sentir (illusoirement) supérieures. Et lorsqu'elles s'affichent comme indépendantes, elles créent elles mêmes les conditions de leur propre dépendance d'un autre.

 

Elles ne vivent que de rapines fussent elles morales ou matérielles. Leurs actes et leurs manœuvres portent en eux mêmes les germes de leurs futurs échecs et de leur propre destruction. Ces personnes qui sont capables d'acquérir le bonheur ne sont pas capables de le conserver, elles le détruisent elles mêmes et accusent l'autre du fait qu'elles sont incapables de supporter l'idée d'un échec personnel.

 

Pour un individu normal face à un manipulateur,  les dés sont pipés sans qu'il le sache et bien longtemps avant qu'il ne s'en aperçoive. Le manipulateur a plusieurs tours d'avance. Mais on ne peut éternellement mentir ou manipuler sans attirer l'attention. Fort heureusement, le mensonge permanent est ingérable.

 

Les actes stéréotypés du menteur utilisent toujours les mêmes principes, la même démarche, la même structure, et cela se remarque un jour ou l'autre. Comme la victime est une personne qui a l'esprit plus délié, plus libre, elle peut  contrer son bourreau avec succès et le dépasser.

 

Il faut entreprendre cette démarche en se disant que la vie est une aventure, que l'on est tombé sur une difficulté, qu'il faut la franchir et l'oublier pour continuer à vivre. Dans la vie, le manipulateur est un être immobile qui ne changera jamais d'horizon psychique.

 

Il faut à la victime  dépasser son bourreau, le laisser sur place et continuer son aventure de la vie, plus loin, quelque chose nous attend. Quelque chose de plus passionnant que la grisaille et l'horizon rétréci du manipulateur. Quelque chose dont on tirera une énergie psychique et physique, au lieu de nous laisser  dévorer notre énergie par un monstre malade.

 

Les pervers mélangent les évènements, en font souvent un cocktail qui reprend des éléments réels et y rajoutent des ingrédients externes, afin de brouiller les pistes, berner leurs interlocuteurs, justice incluse. Ils y rajoutent des éléments inventés, savamment dosés. C'est un peu comme si on découpait un tableau de Picasso pour recoller au hasard les morceaux; c'est toujours un Picasso, qui pourrait prouver le contraire ? mais c'est une tromperie perverse.

 

Il en ressort une représentation des évènements qui ressemblent très fort à l'événement vécu. A la différence près que la situation originale a été démontée et les pièces réassemblées différemment. Les affirmations sont totalement biaisées et en dehors de la réalité. C'est un discours décalé, piégeur. C'est un discours paradoxal. La victime pour se défendre est obligée de nier, de démonter ce système pervers.

 

Plus la victime discute, plus le pervers ment, et plus la victime s'enlise. Le manipulateur a entraîné la victime dans un monde parallèle qui a la couleur du monde réel et qui n'est pourtant plus le monde réel mais une illusion, une holographie. On aborde ici le prochain volet qui est la mythomanie.

 

Pour la victime, se défendre en utilisant la bonne foi et la réalité est impossible car le pervers se dérobe à ce langage et le déforme. C'est comme si on lui parlait dans une langue étrangère. Ce que raconte le pervers pour se justifier est accusateur, mais ne rentre pas dans notre logique. Il piège sa victime. Il la prend dans une toile d'araignée accusatrice et la victime ne peut plus se défendre car elle dialogue avec sa propre logique de victime.

 

Sa logique de victime est la carburant du manipulateur. Il va l'utiliser pour mieux déséquilibrer sa victime, pour lui brûler son énergie, la fourvoyer en l'attirant dans son monde fait d'illusions et de manipulations. Pour parfaire le tout, l'accusateur utilise une arme redoutable : il se présente lui même comme victime (victime de sa victime....), il exerce des pressions, le plus souvent par le biais de l'entourage commun.

 

Nous sommes ici au cœur du système. C'est à ce stade que l'on peut totalement perdre la maîtrise de la situation et succomber. Il peut en résulter des atteintes terribles: santé physique, santé psychologique, dépressions, développements de cancers. Il ne faut pas sous estimer les risques encourus, ils ne sont ni illusoires ni mineurs. Pour les plus forts, quelques années de résistance psychologique peuvent ruiner une vie.

 

Il faut alors se défendre. Instinctivement, le pervers sait que sa victime va se défendre. C'est pour cela qu'il s'efforce de la piéger dans toutes les déviances que nous venons de voir, il l'aveugle. Il faut alors changer de méthode.  Pour se défendre, il faut piéger le pervers et inventer un autre système de fonctionnement et de défense.

 

Face à un manipulateur, il y a plusieurs options pour s'extraire de ce processus violent et vicieux. Dans le processus de déviance mentale du manipulateur, intervient généralement un autre phénomène dont il faut tenir compte pour comprendre son fonctionnement: le transfert négatif, les qualités de l'autre sont ses qualités que l'autre a usurpé et ses défauts et mensonges sont attribués de manière hystérique à l'autre.

 

Les résultantes de cette situation la laissent malgré tout devant un problème insoluble: le stress, la douleur, sont toujours là, impitoyables. « A qui vais-je m'en prendre maintenant ?  A qui vais-je pouvoir attribuer la responsabilité de ma douleur ? Sur qui vais-je m'en débarrasser ? Cette douleur, je n'en suis pas responsable, il faut que je m'en débarrasse.....". 

 

La situation, déjà pas simple, comporte une seconde composante rigide sous-jacente, la personne a toujours eu une vie conflictuelle. Elle ne peut pas concevoir sa vie sans une relation de ce type. Elle ne se sentira vivre que dans la contradiction, l'affrontement et le conflit. S'il n'y a pas ces éléments, elle ne se sent pas exister, c'est une drogue.

 

Cette seconde composante est donc : Avec qui vais je bien pouvoir continuer de me disputer pour avoir l'impression d'avoir de l'importance dans cette vie  ? Car si je ne me dispute pas pour m'imposer, je me ressens comme inexistant. On comprendra bien sûr que tout ceci n'est pas verbalisé, pas ressenti directement, pas maîtrisé, c'est un processus inconscient.

 

Ainsi le manipulateur pervers n'est pas pleinement responsable de ses actes. Il n'a d'autre choix que de se refaire un monde à sa mesure, totalement utopique mais qui, d'après son ressenti névrotique, le satisfait pleinement. Coupable, mais pas responsable. Il oublie le sens du premier terme, mais jouera habilement du second. Mais il nous oblige à nous défendre, à lutter, et ça lui convient très bien, c'est ce qu'il veut, la vie ne lui convient que dans les embrouilles. Ce phénomène de transfert est définitif, rien ne pourra l'inverser. Ces pervers sont extrêmement dangereux.

 

Le narcissique se pare des avantages des autres. La perversion va l'aider à aller beaucoup plus loin dans la réalisation de ses désirs : après que le narcissisme lui ait permis de se parer des qualités de l'autre, la perversion lui permet de rejeter sur l'autre ses propres défauts, ce qui lui donne la possibilité de se présenter comme un individu sans tâche ni défaut, dont il pense que son raisonnement et son comportement ne comporte aucune faille.

 

Il est imprudent, dangereux, de discuter sa façon d'envisager le monde car dans son esprit il a raison, il pense qu'il est parfait. L'autre a tort, d'après lui, c'est un menteur détraqué. Le pervers se débarrasse ainsi illusoirement sur l'autre de ce qu'il déteste en lui-même. C'est pour cela que la ou les victimes du pervers narcissique se voient accusées d'être des malades mentaux. La boucle est bouclée.

 

A ce moment là, bien sûr le narcissique raisonne depuis son arrière boutique et non pas depuis la réalité. Dans la réalité, on peut encore le piéger, alors il se retire vite dans son repaire de l'arrière boutique où il est inatteignable. C'est la caricature de l'autruche qui plonge la tête dans un pot de fleur.

 

Mais le narcissique a le talent de savoir attirer sa victime dans son arrière boutique. En général la victime va commettre l'erreur de tenter de se justifier, elle va discuter. Elle est tombée dans le piège et  elle est vaincue d'avance. Il ne faut pas tomber dans le piège de l'autojustification. Le pervers a une habileté diabolique pour désorienter sa victime et lui démontrer que c'est lui, le pervers, qui est  victime et l'autre, la véritable victime, qui est le bourreau.

 

Le pervers inverse la situation, c'est une véritable anguille insaisissable. Il ne faut surtout pas suivre sa logique déviante. C'est une tâche très difficile qui demande en général à la victime une aide psychiatrique pour tenir le coup. Il sait être obstiné, il sait dire les mots que l'autre veut entendre, donner les caresses pour convaincre. C'est la princesse ou le prince charmant. C'est la belle façade.

 

C'est dans cette situation de prince charmant (ou princesse) que le pervers commence son travail de sape. Il va mettre en place des rapports paradoxaux, passionnés mais factices. Il saura dire les mots pour déséquilibrer lorsque cela lui sera nécessaire.

 

La chose la plus importante à retenir est que le Pervers Narcissique n'a pas conscience d'être déviant. Dans sa logique, qui est déformée par rapport à la réalité, ce sont les autres qui sont déviants. Il n'a aucune capacité pour réaliser son état. On ne s'étonnera donc pas qu'il n'envisage pas de faire des efforts pour changer sa situation. D'ailleurs, le peut-il ?

 

Les pervers pratiquent  la tromperie, le vol, le mensonge, la trahison. Cependant, ces termes ne sont pas perçus par eux de la même façon. Dans leur vision si particulière du monde, c'est nous qui les trompons puisque nous les contredisons et le vol n'existe que lorsqu'on leur reprend quelque chose qu'ils nous ont dérobé. Lorsqu'ils nous prennent notre argent, un objet, une voiture, un bijou, un immeuble, ce n'est pas du vol, c'est normal, dans leur structure mentale déformée, cela leur appartient, ils sont en accord avec eux même. Ils ne peuvent pas avoir conscience qu'ils accomplissent une tromperie monstrueuse.

 

Le menteur se prend les pieds dans ses mensonges, il faut savoir être patient, observer, mémoriser ! Les pervers sont évidemment exclusifs jusqu'au ridicule, dans leur esprit tortueux, eux seuls existent et ont des besoins. Contrariés dans leur démarche, les pervers deviennent de redoutables fauves, des hors la loi sans foi.

 

Pour arriver à leurs fins ils utiliseront tous les moyens à leur disposition: provocations, diffamations, menaces de suicide, fausses plaintes répétitives à l'infini pour coups et blessures, quitte a pratiquer l'automutilation, manipulation des enfants pour leur faire déposer des plaintes ou des faux témoignages. Les moyens utilisés sont impossibles à lister de façon exhaustive, tellement ils sont nombreux.

 

Les pervers narcissiques sont des personnes monstrueuses au sens pur du terme. Il faut s'échapper de leur emprise sans discuter avec elles, car, nous l'avons vu, elles sont dotées de capacités prodigieuses pour nous plonger à leur place dans la culpabilité. Nous ne sommes pas coupables, il faut fuir.

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