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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

25723_1390874768874_1142260818_31142376_1371182_a.jpgCHAPITRE XI

Au bout du Tunnel

 

 

 

 

 

 

Arthur venait de faire le tour de la salle des yeux. Le groupe de Ska "Jim Murple Mémorial" commençait véritablement à prendre de l'épaisseur. L'ambiance était bien chaude, la musique ravissait Arthur des oreilles à l'esprit, les musiciens P'tit Louis, Romain et les autres, étaient très bons.

 

Ils avaient rapidement conquis un public fidèle et chaleureux, ils étaient tous de très bonne valeur et le rendu était puissant, ils étaient bien ensemble et la salle l'avait parfaitement perçue, une osmose répartissait agréablement les variations fluctueuses d'énergie, en toute convivialité.

 

Arthur avait  une canette de bière à la main et Charly, avec qui il avait passé l'après-midi en avait bourré ses poches, c'était ses munitions comme il les appelait en éclatant de rire, un pétard passa à portée de ses doigts, c'était là leurs espaces libérés, leurs zones autonomes.

 

U.S.I.N.E. avait fait des petits depuis sept ans, Arthur se projeta dans le passé, Il aurait trente ans bientôt, qu'avait-il fait depuis la rue des Vignoles et le bar sauvage, des kilomètres de réunions, des manifestation de soutien sur tous les sujets, des centaines de rencontres.

 

La justice humaine s'en portait-elle mieux, quels objectifs étaient atteints, quelles avancées avaient pu être constatées, à quoi avait-il passé son temps, comment le résumerait-il en une phrase honnête, n'avait-il pas fait mieux que de combler son ennui, de faire passer son temps?


Des forces souterraines agissaient pour leur saper le travail, la déconstruction était terriblement plus rapide que toutes leurs patientes tentatives d'élaboration, construire sur du sable, mais c'était pire encore, rien n'était jamais vraiment acquis, les maîtres des destins étaient efficaces.

 

Etait-ce donc une loi organique inscrite dans les molécules de base de la vie, n'y avait-il donc rien à faire, le bug était à l'origine de l'univers avant même le premier assemblage d'élément complexe, dans le chaos infini, au milieu des sueurs d'étoiles, lors du premier accouplement d'atome.

 

La matière générale n'était pas encore quantique, tout n'était que flux d'énergie et de température, aucun élément n'était sorti du four, le temps même n'avait pas démarré sa longue glissade vers les infinis froids, quelles étaient alors les ondes de la justice, les ondes des guerres sanglantes?

 

Arthur voulait s'abrutir, oublier ses voix intérieures, oui t'oublier Dominique, en est-tu seulement capable, l'infini des temps est-il capable de s'annuler, tu aurais dû continuer tes études, mes études sont ici dans cette salle occupée temporairement, travaille donc à tes gadgets et trouve à les vendre.

 

Cette Dominique Premier n'avait trouvé à s'exprimer que dans le compétition, le challenge, l'affrontement permanent, la non confrontation, la non coopération, la collaboration rampante avec les puissants et les médiocres, rien pour les richesses individuelles, tout pour les manipulations de pouvoir.

 

Elle avait fait fi depuis longtemps de ses jeunes idéaux de justice et de respect de l'autre, elle avait fait le choix, puisque son mensuel favori Actuel disait que c'était mieux, beaucoup moins ringard, de faire parti des forts et que les faibles en crèvent, elle était pour la compétition.

 

Mais les compétitions même sportives étaient faussées depuis l'aube des temps, cela elle ne voulait en être consciente, elle ne voulait en entendre parler, Arthur comprenait en fait la raison de sa féroce exclusion, les vainqueurs trichaient, ne respectaient aucune règle, pillaient, massacraient.


Voilà pourquoi Arthur ne pouvait définitivement plus figurer dans son entourage, le choix était simple, fi de l'affection, fi de toute gentillesse, elle avait revêtu son armure de guerrière sans âme ni principe que celui de gagner par tous les moyens de sa séduction naturelle, Arthur eu tout gâché.

 

Arthur voulait s'abrutir, être bienheureux et étanche à la moindre émotion, au moindre questionnement, que n'arrivait-il donc jamais à atteindre l'insouciance, l'indifférence des chercheurs sur leurs éprouvettes, le sort des sujets observés transcrits en notes de bas de page.

 

L'empathie était son terrible défaut, il ne pouvait se désintéresser, et voici que Reine apparaissait de nouveau dans son champ visuel, il l'aimait toujours, il souffrait de ses souffrances, elle errait déconfite, la musique même ne la faisait plus vibrer, lasse et apathique.

 

Ah tu vois, je vois quoi Dominique, tu n'aimes pas que moi, mais tu n'es pas là, tu te désintéresses de tous et de moi et tu voudrais l'exclusivité des attentions, soignes donc ton importance, tu n'as aucun besoin puisque tout t'est dû, je préfère être utile à ceux qui n'ont rien.

 

Reine était épuisée, il fallait qu'elle fasse alliance, elle n'en pouvait plus, depuis que Narco n'assurait plus sa stabilité artificielle elle sombrait, elle le savait parfaitement, il fallait qu'elle fasse équipe, mais avec qui, il fallait trouver quelqu'un dans le même état qu'elle.

 

Le sniff qu'elle venait de se faire n'était même pas bon, cela ne l'avait même pas calmée, elle ressentait des picotements désagréables sur tout le corps et notamment aux parties intimes, c'était un comble, bonjour le plaisir, à peine cela lui avait-il calmé sa migraine si omniprésente.

 

Où donc étaient partis ses chevaliers, c'était la grande guerre entre eux, ils ne voulaient plus entendre parler les uns des autres, le pouvoir était bien puissant, diviser pour mieux régner, ils savaient bien faire, le petit responsable avait obtenu l'assurance d'une association clés en main.

 

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