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Publié par Christian Hivert

TRIBUNE-12042011-Taje--T75-.jpgLes enjeux géopolitiques de la crise libyenne

 


Mehdi Taje   

Géopoliticien et spécialiste en méthodologies de la prospective.

 

La révolution populaire libyenne s’inscrit dans la logique de la dynamique démocratique déclenchée en Tunisie le 17 décembre 2010 et qui s’est étendue depuis lors dans d’autres sociétés arabes du Maghreb et du Machrek, notam-
ment au Yémen, en Égypte et en Libye. Or, la genèse de l’intervention occidentale, fondée formellement par le Conseil de sécurité sur le principe de « la responsabilité de protéger la population civile », révèle que les prémisses de l’intervention, conduite par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, remontent loin avant le 17 mars, date du vote de la résolution 1973. L’initiative et l’ampleur de l’interven- tion suggèrent un plan élaboré de longue main et visant à changer le régime. Cette perspective pourrait éclairer la nature et la portée de la révolution libyenne et entraî- ner la région dans des stratégies éloignées de la révolution démocratique. Par ailleurs, l’emploi de ce concept à géométrie variable en Libye va placer progressivement, à l’échelle méditerranéenne, les Occidentaux face à une contradiction potentiellement intenable vis-à-vis de la situation palestinienne et libanaise.


La longévité exceptionnelle du pouvoir de Kadhafi (42 ans), le désigne logiquement à la lassitude populaire et justifie amplement l’aspiration à une alter- nance démocratique. Les mêmes ingrédients ayant motivé les révoltes tunisienne, égyptienne et yéménite se retrouvent également dans la réalité libyenne (corrup- tion, dilapidation des ressources nationales, droits de l’homme, démocratie, bonne gouvernance, déséquilibres régionaux, etc.). L’éclatement de l’insurrection à Benghazi le 15 février 2011, son extension dans l’espace et dans le temps et sa résonance dans l’ensemble du pays à l’Ouest et au Sud, sont à placer dans ce contexte. Les premiers succès de la révolte à Benghazi et Baidha (17-19 février 2011) provoquent une répression prévisible de la part du pouvoir central qui, dans une première phase, a mobilisé des mercenaires africains lourdement armés (20 février) avant de recourir aux soldats loyaux de l’armée nationale (2 mars) afin d’arrêter le soulèvement populaire.


L’intervention armée contre les insurgés libyens, contrastant avec les précé- dents tunisien et égyptien, a justifié la réunion de la Ligue arabe le 22 février 2011, une semaine après le déclenchement des événements. Cette première réunion a d’emblée suspendu la Libye de la Ligue et déclaré illégitime le pouvoir de Kadhafi. Face à l’ampleur de la répression, les États-Unis décident le 25 février le gel des  avoirs de la famille Kadhafi et de la Banque centrale. Le 26 février 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies impose des sanctions contre les dirigeants libyens et saisit la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité (Résolution 1970 *). Le 28 février, le Conseil européen impose un embargo sur les armes contre la Libye, le gel des comptes bancaires et des interdictions de visas contre Kadhafi et 25 de ses proches. Le 3 mars, seize dirigeants libyens font l’objet d’une enquête lancée par le procureur de la CPI.


* Résolution 1970
Cette résolution du 26 février 2011 impose un embargo sur les armes, l’interdiction de voyager et le gel des avoirs de Kadhafi, de ses huit enfants et de six autres personnes et demande la saisine de la CPI pour crimes contre l’humanité.


Dans l’intervalle, plusieurs villes de l’Est se rallient successivement à la révolution déclenchée à Benghazi. Les défections se multiplient parmi les officiels et les militaires fidèles à Kadhafi ; les insurgés forment le 27 février le Conseil national de transition (CNT), reconnu le 10 mars par la France et le 4 avril par l’Italie. Seul le Qatar du côté arabe lui accorde sa reconnaissance le 28 mars. Le CNT, cependant, n’est associé ni aux réunions de Paris le 19 mars, ni à celles de Londres le 29 mars.


L’escalade de la répression utilisant principalement l’aviation militaire jus- tifie l’appel à la mise en place d’une zone d’interdiction aérienne. À cette fin, le soutien de la Ligue arabe était nécessaire. En dépit des réserves formulées par le groupe de contact de l’Union africaine (UA) ** le 10 mars, qui visait à écarter toute intervention extérieure et à privilégier plutôt la médiation et la négociation – la visite, prévue le 20 mars à Tripoli et le 21 mars à Benghazi, n’aura pas lieu – la Ligue arabe siège à nouveau le 12 mars et demande au Conseil de sécurité de se prononcer en faveur de l’institution d’une zone d’interdiction aérienne. La déci- sion arabe se fonde sur le principe d’une collaboration politique avec des alliés occi- dentaux en vue de protéger les populations civiles, préserver le récent Conseil national de transition et provoquer indirectement la chute de Kadhafi.


** Union africaine
Composé des cinq pays suivants, membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA : Afrique du Sud, Congo, Mauritanie, Mali et Ouganda.


C’est l’occupation d’Ajdabia par les forces de Kadhafi le 16 mars, menaçant de faire chuter Benghazi, qui détermine la France, soutenue par la Royaume-Uni, à hâter une réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin de lancer une action internationale pour arrêter l’avancée des troupes libyennes vers Benghazi. Sur cette base, le Conseil, réuni le 17 mars, adopte la résolution 1973 instituant la zone d’exclusion aérienne et donnant mandat aux pays volontaires d’employer « tous les moyens nécessaires » pour protéger les populations civiles. La résolution est rédigée de telle sorte qu’elle concilie l’objectif de la zone d’interdiction aérienne et le déploiement d’éventuelles opérations au sol. Elle est adoptée par une majorité de dix voix (incluant le Liban et trois voix africaines : Afrique du Sud, Nigéria et Gabon) avec cinq abstentions (Russie, Chine, Inde, Brésil et Allemagne).


Le 19 mars, la France organise une réunion au sommet UE-Ligue arabe en présence du secrétaire-général des Nations unies et de la Secrétaire d’État Hillary Clinton mais en l’absence de l’UA, afin de définir la portée de la résolution 1973 et les modalités de sa mise en œuvre. Cinq pays arabes sont représentés à la réunion de Paris au niveau de leurs ministres des Affaires étrangères : Maroc, Jordanie, Irak, Qatar et Émirats arabes unis (EAU). Le soir même, des avions français procèdent aux premières frappes militaires contre des cibles libyennes. Les interventions aériennes associant un noyau dur de pays transatlantiques ainsi que le Qatar et les EAU se sont poursuivies sans interruption. Les frappes de la coalition ont ciblé prin- cipalement les défenses antiaériennes, les centres de commandement, les bases mili- taires et les concentrations de troupes fidèles à Kadhafi. À la faveur de ce soutien, les insurgés libyens regagnent le terrain perdu et, à partir du 21 mars, avancent vers l’Ouest jusqu’aux abords de la ville de Syrte où ils parviennent le 28 mars.
Le 29 mars se tient à Londres la première réunion du groupe de contact associant 37 pays volontaires et trois organisations internationales (Otan, OCI et ONU). À partir de cette date, trois faits nouveaux sont à noter :


l Décision de transférer à l’Otan la coordination des opérations militaires, ce qui est fait le 31 mars (opération Protecteur unifié). Il est vraisemblable que les calculs de la coalition misaient sur un effondrement rapide du régime libyen. La capacité de résistance libyenne a vraisemblablement induit ensuite des révisions tactiques au sein de la coalition. Le recours à l’Otan pour prendre en charge la coor- dination opérationnelle traduit l’embarras d’assumer directement une entreprise militaire qui s’avère plus longue que prévu, avec un risque d’enlisement politique révélant les contradictions occidentales. Par ailleurs, cette intervention en « terre arabe » marque un tournant qui matérialise le concept d’une Otan globalisée.


l Ce transfert de charge entraîne une brève suspension des opérations de bombardement aérien ; de ce fait, l’offensive des forces armées libyennes réussit à contraindre les insurgés à reculer jusqu’à Brega le 2 avril.
l La réserve expresse de la Ligue arabe contre les modalités de l’opération militaire : le camp arabe exprime sa méfiance quant aux objectifs de l’intervention aérienne.


Depuis lors, le front de Brega se stabilise. Parallèlement, les forces libyennes soumettent Misrata, dans une moindre mesure Zenten et d’autres villes de l’Ouest, à un pilonnage intensif. Le 3 avril, les opérations aériennes de la coalition reprennent  intensivement sans parvenir à redonner un avantage significatif aux insurgés basés à l’Est tout en infligeant des dégâts collatéraux par des erreurs de frappe. En effet, vendredi 1er avril 2011, l’Otan par une frappe fratricide a causé la mort de 9 insur- gés et de 4 civils libyens ; le 7 avril 2011, l’Otan ouvre une enquête relative à une possible autre bavure visant des chars et entraînant la mort de 4 insurgés (dont 2 médecins), 14 blessés et 6 disparus.


La coalition
Bien avant les premiers bombardements de la coalition le 19 mars et avant même le vote de la résolution 1973 le 17 mars, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis avaient dépêché des agents de renseignements et des émissaires à Benghazi *. Les dates exactes et les missions confiées à ces agents ne sont pas claires. Ces mesures relèvent d’une stratégie de « changement de régime ». La décision rela- tive à cette stratégie a pu être prise bien avant le 15 février 2011, date du déclen- chement de la révolte populaire. Elle a pu être à l’origine du soulèvement libyen. Après le vote de la Résolution 1973, la mission des agents infiltrés est définie comme devant apprécier les capacités de résistance des insurgés, leur composition **, leur représentativité et leurs besoins, tout en apportant un soutien par le repérage des cibles et le guidage de l’aviation de la coalition. En particulier, les États-Unis réintroduisent un ex-officier de Kadhafi, le colonel Khalifa Haftar, exilé aux États-Unis depuis 1990. Depuis son exil, Haftar avait dirigé des opérations clandestines en Libye. Le 24 mars 2011, la rébellion libyenne annonce que son commandement militaire est assuré par Khalifa Haftar ce qui, néanmoins, soulève des réserves sur sa loyauté.


* Agents étrangers à Benghazi
Ce sont principalement des membres de la CIA, des dizaines de membres des forces spéciales britanniques et d’agents des services d’espionnage anglais (MI6) et de la DGSE française. Par ailleurs, Barak Obama aurait signé un mémo- randum secret donnant le feu vert à des opérations clandestines afin de « contribuer à l’effort en Libye ».


** Composition des insurgés
Cette dernière semble inquiéter certains pays membres de la coalition estimant que des membres du GICL (Groupe islamique des combattants libyens) affilié à Al-Qaïda seraient très actifs en son sein. En ce sens, selon l’Expressiondz.com en date du 7 avril 2011, « au moins 700 anciens Afghans-Libyens ayant servi lors de la guerre contre la Russie en Afghanistan ont réussi à s’infiltrer dans les rangs des insurgés libyens, exploitant la situation anar- chique ». En l’occurrence, outre des islamistes dont le nombre s’avère difficile à évaluer, la rébellion libyenne serait composée de monarchistes et de démocrates constitutionnalistes fragilisant sa cohésion et sa légitimité.

 

D’autre part, la coalition proclamée le 19 mars 2011 au sommet de Paris était déjà formée dans ses composantes essentielles avant cette date ; les préparatifs militaires étaient suffisamment avancés pour lancer, le jour même, les premières frappes déclenchées par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.
 
L’empressement et l’ampleur des préparatifs traduisent la détermination de longue date de ces trois puissances de mettre fin au régime de Kadhafi, y compris par une intervention militaire. Le Foreign Office entretenait des relations téléphoniques avec des officiels libyens tout au long de la crise. William Hague confirmait le 31 mars 2011 que Moussa Koussa avait été sa « ligne de communication avec le régime libyen au cours des dernières semaines » et qu’il lui avait « parlé régulièrement au téléphone ». Dans ce contexte, le soulèvement populaire libyen, provoqué ou spon- tané, n’a fait que hâter une stratégie de changement de régime peut-être arrêtée longtemps à l’avance avec l’arrière-pensée d’occuper une position privilégiée dans l’après révolution.


Le soulèvement populaire tardif en Syrie, à Deraa, loin de la capitale, pourrait obéir à une même stratégie de « changement de régime », l’objectif étant que l’ordre régional qui en émergera ne menace ni la sécurité d’Israël, ni les inté- rêts stratégiques occidentaux.
Conflit en Libye, 28-29 mars 2011. Sources : US Defense Department.

Quels motifs ont dicté l’objectif de mettre fin au régime de Kadhafi ?
Pour y répondre, il convient d’évaluer d’abord la matérialité de la stratégie observée avant de définir les objectifs poursuivis.
La matérialité de la stratégie
Le soulèvement libyen vient à point pour justifier cette stratégie. Divers éléments étayent cette thèse :
l Les agents américains, français et britanniques sans doute infiltrés à Benghazi bien avant la résolution de référence du 17 mars autorisant l’intervention militaire.
l Le Royaume-Uni entreprend une intense campagne d’exfiltration des principaux collaborateurs de Kadhafi, notamment Moussa Koussa, ministre des Affaires étrangères.
l Les objections de l’Allemagne, des Bric et de certains pays arabes, apparemment contre l’option militaire, pourraient s’opposer en réalité à la straté- gie elle-même.
l Les divergences au sein des principaux acteurs de la coalition sur la phase post-intervention, c’est-à-dire sur l’avenir de la Libye.
l La marginalisation de l’UA qui voudrait écarter toute intervention étrangère.
l La dénonciation d’une éventuelle partition de la Libye alors que cette situation pourrait s’avérer être le seul scénario favorable compte tenu de la réparti- tion des richesses pétrolières du pays (entre 40 et 60 milliards de barils, soit les plus importantes du continent) avec 70 % des réserves pétrolières à l’Est en Cyrénaïque. Une Cyrénaïque indépendante *, riche en ressources énergétiques et acquise aux Occidentaux, constituerait un jalon supplémentaire, après l’indépendance du Sud-Soudan, dans la grande stratégie de sécurisation des richesses énergétiques africaines et de refoulement de la Chine. Outre le besoin de financements, les insurgés passent le 1er avril 2011 un accord avec le Qatar en vue de commerciali- ser le pétrole sous son contrôle jetant ainsi une certaine suspicion sur leur motiva- tion. Un cargo a déjà accosté mercredi 6 avril 2011 chargeant une cargaison d’une valeur de 120 millions de dollars.


* Cyrénaïque
Région, qui pour des raisons historiques et géographiques, fut toujours une région frondeuse à l’égard du régime libyen. Il y a donc un substrat historique et géopolitique favorable à une éventuelle partition du pays.

Les divergences occidentales relatives à la question de la reconnaissance du CNT traduisent des rivalités d’ordre hégémonique. Si tous acceptent de dialoguer avec le CNT, le Royaume-Uni et les États-Unis s’abstiennent de lui accorder un sta- tut officiel avant de s’assurer auprès de ses dirigeants de la garantie de leurs intérêts stratégiques futurs.


Les objectifs poursuivis
Ces éléments étayent l’existence de calculs géopolitiques particuliers de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis. Ces calculs révèlent des intérêts concurrents et à l’égard de puissances autres (Italie, Chine, Russie, etc.) à l’échelle libyenne mais également à l’échelle du Maghreb. En fait, la Libye était convoitée pour ses atouts énergétiques et miniers, des enjeux d’influence économique et stratégique, et pour l’accès aux ressources avérées et futures (bassin de Taoudéni qualifié de futur eldorado pétrolier et minier) du flanc sud sahélien.


À titre illustratif, deux projets géoéconomiques majeurs, assortis de dispo- sitifs diplomatiques et militaires conséquents, s’affrontent sur fond d’enjeux éner- gétiques au sein du couloir sahélien.Un projet chinois visant à terme à désenclaver les richesses pétrolières et minérales du Sahel à travers Port Soudan vers la mer Rouge suivant un axe horizontal depuis la Mauritanie, et un projet occidental visant à désenclaver ces richesses vers le Sud par le Golfe de Guinée. Ce double tro- pisme pourrait être bouleversé par la puissance établissant son influence en Libye. Tout en opérant une jonction entre les ressources libyennes et sahéliennes (éven- tuelle prolongation du Green Stream reliant la Libye à la Sicile), cet état de fait aboutirait, avec un point d’appui libyen, à la création d’une ouverture énergétique au Nord sur le théâtre méditerranéen. La géopolitique des tubes en serait profon- dément redessinée.


Par ailleurs, des armements sophistiqués (notamment des missiles portables sol-air SA-7 en mesure de menacer des hélicoptères et des avions volant à basse alti- tude ou d’ancienne génération) pillés dans des hangars libyens semblent cédés par divers trafiquants à des éléments de l’AQMI avec le risque de déstabiliser l’espace sahélien.


L’implication de Touaregs dans les combats en Libye risque d’entraîner à terme une déstabilisation du Mali et du Niger via un réveil armé des dissidences au Nord. Dans ce cadre, la résonance de la crise libyenne va certainement affecter la stabilité d’un couloir sahélien déjà fortement tourmenté.


Pour les États-Unis en particulier, un régime libyen favorable pourrait concourir à mieux encadrer le marché pétrolier dans le cadre de rivalités croissantes avec les puissances émergentes, sécuriser Israël (isolant les positions algériennes à l’échelle maghrébine) et abriter éventuellement le siège de l’Africom.

Un point d’appui libyen offrirait aux États-Unis une porte d’entrée vers le théâtre sahélien et l’Afrique afin de lutter contre l’AQMI, sécuriser ses approvi- sionnements en pétrole et minerais et refouler la Chine. Ces objectifs prévaudront quel que soit le caractère démocratique ou non du futur régime libyen.


Tunis, le 7 avril 2011

 

Éléments de bibliographie
« Très grave situation à nos frontières avec la Libye : des terroristes et des missiles au Sud » in L’Expressiondz.com, 7 avril 2011.
« L’étrange retour du colonel Haftar » in Le Figaro.fr, 4 avril 2011. « Moussa Koussa, pilier du régime, file à l’anglaise » in Libération.fr, 1er avril 2011. « C.I.A. Agents in Libya Aid Airstrikes and Meet Rebels » in New York Times.com, 30 mars 2011.
Source : Wikipédia.TRIBUNE-12042011-Taje--T75--copie-2.jpg

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