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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

ADAM ET EVE— Allo, père Arthur, je te déranges ?

— Non, du tout Arthur, j’attendais ton appel, tu m’appelles pour Mendes ?

— Oui tout à fait, je viens de croiser Simon au squat et donc j’ai pensé qu’il faudrait que l’on se vois tous les deux, le plus rapidement possible…

— Viens manger ce soir, je te mettrais un couvert, arrive bien à 18h30, après les vêpres, je serais disponible pour causer un peu avant le repas, je lui ai parlé à l’hôpital, j’ai passé l’après-midi avec lui, c’est complexe, il accepte de voir un psy et de venir me voir dès qu’il sort, et j’ai peut-être trouvé une famille d’accueil, pas trop loin de Paris, on se voit tout à l’heure Arthur…

— Tu t’rends compte, il était en train de me violer, il bougeait dans moi et il me câlinait en me donnant des conseils comme si j’était sa petite sœur, qu’il faudrait pas que je fasse ci, que je termine mes études, que j’arrête de fréquenter machin, et avec ses deux sbires en arrière qui mataient tout, heureusement il a giclé vite ce porc !

Cookie était à deux pas d’Arthur lorsqu’il raccrocha le téléphone, elle tenait cercle devant ses copines habituelles, Arthur s’approcha :

— Salut Cookie ! ils s’embrassèrent

— Ne me demande pas si ça va…

— Euh, certes…

— Toi aussi t’as une recette pour bouffer ses couilles…

— Euh non, moi non, je voulais juste te dire que si tu as besoin de monde, tu nous demandes, mais justement, ils veulent pourchasser ce type, s’ils l’attrapent tu voudrais qu’on en fasse quoi ?

— J’en sais rien du tout, des gros cons de violeurs malheureusement c’est pas ce qui manquent, pas charmants les garçons, mais ça va aller, je vais partir un peu à la campagne chez des cousins, le temps d’encaisser…je leur laisse le soin de la vinaigrette pour rognons de violeurs…

— Ok, Cookie, tu passes quand tu veux…

Que pouvait bien faire Arthur, ce crime ordinairement réservé aux guerres de l’Empire était exporté dans les zones civiles reculées par les formateurs de ses soldats, avec un schéma intellectuel pré-Romain de viol des femmes de l’autre bande, à la « Sabines », un acte dépersonnalisé, libéré des pulsions étranglent et dirigent l’agresseur solitaire.

Ce genre de viol est très répandu durant les guerres, il est utilisé comme sorte de récompense et repos donnés aux guerriers. Durant la guerre civile libanaise (1975-1990), ce genre de viol était répandu parmi les miliciens des différents partis libanais pour humilier et rendre indigne la partie opposée, tout en éprouvant pouvoir et colère.

Que lui veux-tu ? Tu t'échauffes et jamais tu ne l'auras, tu ne peux pas te dire que cela ne te fait pas de mal ?

Je ne suis pas amoureux de Cookie, son corps est joli, mais je ne comprends pas ce qu’elle fait, son démarrage de vie ne semble pas des meilleurs ! Si nous parvenions à bâtir ce monde d’humains frères ! Respecter l'autre dans son corps tout en laissant se mouvoir ses envies. Comme avec toi, comme il y a longtemps !

Comment ?

Oui, tu sortais avec des garçons plus âgés !

Je mentais !

Tu faisais ce que tu sentais, cela voulait dire que tu n'étais pas disponible

Et tu m'aimais ?

Et je t'aimais !

Et tu savais que tu ne me toucherais pas ?

Je t'ai touché bien plus! Tu étais jeune fille et petite, as-tu mûri un peu seulement ?

Tu exagères, je n'étais pas si jeune! Tu m'as bien vite remplacée par d'autres bras, elles étaient toutes contre toi !

Et crois-tu qu'il y ait eu plus avec elles ?

Pouvais-je savoir ?

Croire les apparences ou la réalité ?

Tu caressais leurs cheveux !

Oui, juste leurs cheveux, et toi tu me snobais !

J'étais jalouse !

Il n'y avait pas de quoi, j'attendais que tu te sentes prête! Et puis je t'ai écrit !

J'ai eu peur, je ne le croyais pas vraiment !

Et pourtant ! Nous recroiserons nous ?

C'est trop tard !

Aucun amour n'est trop tard !

Tu ne seras plus jamais libre !

Nous serons amis !

J'aurai toujours peur !

Que veux-tu Dominique ? Nous n'avons pas tous des avenirs programmés depuis l'enfance, papa chercheur, maman professeure, et la bibliothèque sur tous les murs de la maison, certains refusent le programme et grattent leur devenir du bout des ongles et de leurs espoirs, c'est un destin. Quand les années auront émoussé nos souffrances et amené la sagesse au coin de nos yeux, nous nous retrouverons, j'en suis sûr, nous ne nous sommes jamais quittés, nous aurons tant de choses à nous raconter, de ces chemins parallèles en énigme mathématique, sécants à l'infini. Et les jeunes Cookies ne se feront plus violées !

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