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Ne peut être vendu

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Publié par Christian Hivert

6213989-voile-a-l-universite-etudier-est-un-facteu-copie-1.jpg— Rien ne sert à rien !

— Dans ce cas que demandent les têtes chercheuses ? Car si rien est tout, certains personnages des bourgeoisies moyennes exaspèrent à se sentir intellectuellement au dessus du pauvre monde. Ils ne font que régurgiter les hautes études auxquelles leur caste sociale les a destinés. Une attitude de plus en plus courante de ceux, issus des hautes études, qui après analyse fine font manque de toute rigueur intellectuelle, contredisant tout un courant de pensées foisonnant depuis le siècle des lumières, au sein de la classe ouvrière, avant la pensée bourdieusienne, déconstruisant tous les langages utiles.

Dans ce grand courant universel de la classe ouvrière, Arthur se restreignait personnellement au communisme libertaire. C'est à dire l'Autonomie de la classe ouvrière. Son époque prétendait que c'était confidentiel. Pas au niveau mondial, les luttes pour et les facteurs d'émancipation étaient toujours autant présents.

Les philosophes de salons télévisés en avaient prétendu autrement. Les forces électoralistes organisées étaient à l'œuvre pour canaliser la révolte venue. Il lui fallait agir pour une hypothétique conversion des uns envers les autres et c'était ici et maintenant dans sa vie propre et autour de lui, l’assemblée promettait d’être combattive.

Pour le moment Arthur s’occupait encore du jeune Mendes qu’il fallait accompagner à son nouvel appartement, un petit deux pièces parisien dans le 18ème, rencontrer le jeune étudiant en difficulté scolaire tentant de passer son baccalauréat : Mendes venait de sortir de prison et n’en paraissait pas bien fier, une équipe se constituait autour de lui.

Arthur lui avait amené son chien « Black », qu’il avait soigneusement conservé pour lui, dans l’appartement le chien ne serait pas non plus bienvenu ; Arthur avait promis à Mendes de le lui garder jusqu’à sa majorité : le chien, un brave berger allemand était tout simplement adorable, il écoutait gentiment et faisait ce qu’on lui demandait.

Depuis quelque temps, les insoumis et les personnes recherchées avaient trouvé l’astuce de circuler prudemment à vélo, ils ne se faisaient jamais contrôler. Le chien « Black » le suivait sagement sur les trottoirs, attendant que les feux de passage lui permette de traverser et de suivre le vélo d’Arthur, qui prenait garde d’être bien suivi par l’animal.

Arthur sentit le jeune Mendes, qui courait sur ses dix-sept ans, soulagé de se trouver dépositaire de l’usage d’une chambrette dans un appartement dépassant toutes les normes de confort de ce qu’il avait connu jusqu’alors dans sa vie ; son exultation faisait plaisir à voir et augurait d’un nouveau départ : serait-ce si simple ?

Le collégien tardif, malgré sa timidité, fit beaucoup d’efforts pour se présenter et montrer les différentes fonctionnalités du petit deux-pièces. Il avait été chapitré par le père Arthur et la nouvelle assistante sociale à laquelle avait droit désormais ce futur adulte sortant de taule ; elle avait rencontré Arthur, une rousse des îles aux yeux verts.

Arthur n’avait donc plus que le chien à s’occuper jusqu’à la majorité de Mendes, tout le reste était enfin pris en charge par les institutions, le père Arthur avait été redoutablement efficace ; Arthur pouvait s’en retourner dans son squat de la rue Emmanuel Chauvière, 15ème,  animé journellement par l’inénarrable Rocky Volcano, le roi des mécanos.

— Tu comprends Arthur, c’est le moment où il peut comprendre que désormais il devra rendre des comptes en tant qu’adulte, il n’est déjà plus un marmot, maintenant sa vie va lui appartenir comme à tous, cela devrait l’aider à faire des choix constructifs, et puis là, il pourra recevoir Marie-France, c’est chez lui, s’il respecte le jeu, ils auront plus de chances de se rendre compte de ce qu’ils veulent vraiment et de mettre en œuvre même des petits moyens, nous continuerons de les aider…

— Oui, mais j’ai bien l’impression que ce n’est pas si simple père Arthur ; tu sais quand il est venu dormir chez moi à sa sortie de prison, comme tu me l’avais demandé avant de venir avec lui rencontrer son colocataire, dans la nuit, il n’y avait qu’un seul lit à deux places de disponible dans le squat, il a dormi à côté de moi, et dans la nuit, j’ai dû repousser sa main fermement à plusieurs reprises, il me la mettait sur le sexe, je l’ai secoué, pour lui dire non, rien n’est réglé, il est englué dans un passé trouble…

— Les choses du sexe, tu sais Arthur, les choses du sexe nous poursuivent tous, tu le sais bien, j’ai demandé à Simon de ne plus s’approcher de lui, de ne plus le faire avec lui, il m’a entendu, après, ce qui est fait est fait, il a des rendez-vous officiels avec le psy, il y va, c’est bon signe…

        S’il fait ce qu’il dit Simon, faut voir…

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