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Publié par Christian Hivert

images-1-copie-2.jpgBALLADE ANGLAISE

 

A la fin des années cinquante, en Angleterre

J’ai dû faire un séjour pour raison linguistique.

Les anglaises d’alors n’étaient pas délurées

Et les adolescents sentaient le presbytère.

 

Ma logeuse vivait au sud ouest de Londres,

Une banlieue paisible aux coquets pavillons

Le gazon bien tondu rasé chaque semaine,

Immuable rituel strictement respecté.

 

Bien qu’on fût au mois d’août, la Manche était houleuse

Et j’arrivais malade au tout dernier ferry.

Pour m’achever j’eu droit à manger ma salade

Copieusement noyée au sucre-mayonnaise.

 

C’était chez une veuve aux charmes demeurés

J’y fis la connaissance d’un très vieux colonel,

Modèle « Armées des Indes » avec short assorti

Dont le portrait s’ornait d’une énorme bacchante.

 

C’était un grand pêcheur de truites saumonées

Qu’il payait au kilo en bassin d’élevage,

J’ai dû les cuisiner de toutes les façons

Pour pouvoir échapper à la monotonie.

 

Je parvins par ce biais à parler mieux l’anglais

Et ma réputation gagna le voisinage.

Je devins le « french cook » et ce rôle me plut

Et l’on me regretta le jour de mon départ.

 

Le savoir vivre étant encor très victorien

Et parler d’uriner étant des plus vulgaires ;

On faisait donc son eau dans les  « waters closed »,

C’est faute de pouvoir que mourut son époux.

 

Le bilan que je fais de ces quatre semaines

Dans ce pays si proche et lointain à la fois

C’est d’avoir découvert ses étranges coutumes

Loin du monde latin si différent du leur.

 

On y boit le porto, le soir, après minuit,

Accompagné de « slices of bred with cucumber »

Et d’autres gâteries des plus originales

Qui heurtent le palais du français que je suis

 

Qui n’a jamais goûté l’étrange marmelade

Sous le nom de « Marmite » n’a pas subit d’épreuve.

Ça tient du consommé de bœuf et de chutney

Relevé en final d’un brin de céleri.

 

Albion a le secret d’une « bouffe » immangeable

Fabriquée à la base avec de bons produits.

C’est un don inhérent à la Grande Bretagne

Et pour y parvenir ça confine au miracle.

 

                                                             P.SELOS

                                                         Paris, Août 2013

 

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