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Publié par Christian Hivert

minuLe comptage et le découpage horloger du temps imposent à l’homme moderne un stress inhabituel aux espèces animales. Toutes sortes de difficultés à être dans ce monde apparaissent en même temps et nous submergent. Alors on craque de mille manières, on souffre, on est blessés et il n’y a que le temps qui cicatrise bien les blessures.

Le temps n’y est pour rien, mais nous n’avons plus le temps de nous reculer et d’observer notre vie pour retrouver le chemin de notre épanouissement personnel, car le temps c’est de l’argent à gagner, le gagner c’est y passer du temps, ce temps que l’on peut vendre, ou échanger contre un temps d’écoute, de découverte, de lentes jubilations.

Les temps actuels de haute concurrence verront se multiplier les besoins déjà visibles de pouvoir prendre le temps de souffler, de se poser dans un abri chaleureux et paisible, le temps de partir de soi, de se retrouver donc, de se ressourcer, de redécouvrir la lenteur du temps, de se demander ce que l’on ferait si l’on en avait le temps.

Le temps de se faire à manger, de se reposer, de sentir, toucher, goûter, percevoir, frémir ; un matin, une surprise : une transformation subite opérée de nuit fait éclore les clins d’œils. Un oiseau est là que l’on a le temps de s’émerveiller de voir. Le temps redevient une respiration adaptée aux saisons et aux conditions de vie.

Quel temps nous reste t–il pour apprécier l’assiduité méticuleuse d’une cueillette de fruits rouges ou sous un ciel étoilé, par temps doux, pouvoir constater la puissance constructrice du temps allié au travail de l’homme en contemplant à la lune les murettes ardéchoises dont nous prendrons le temps de réparer l’usure ?

Avoir le temps d’accompagner l’autonomie de personnes en souffrance de présence assidue et rassurante, en liaison avec les institutions et services qui nous les confient dans le cadre de projets dûment établis. Le temps n’est pas le même pour tous, d’où la souplesse nécessaire de chaque projet individuel.

Conserver le temps d’accueillir, de permettre des liaisons entre différentes sortes de survivants pauvres et précaires, souvent paysans, des abîmés de la vie urbaine, des acteurs du monde artistique et culturel, des touristes intéressés par nos activités, des surmenés en convalescence.

Avoir le temps de se promener, de s’intéresser, d’apprendre le nom d’une plante, de constater la lenteur de pousse des légumes et celle des soins nécessaires que nous prenons le temps de leur apporter pour assurer leur développement et le nôtre, se donner du temps et avoir du bon temps.

Le temps qu’une pomme en tombant devienne pomme, à nouveau.   

 

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christian Hivert 18/06/2009 23:39

merci à vous, j'ai visité votre site, j'aime bien, à bientôt

aurelie 18/06/2009 22:25

Belle écriture... Merci