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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 18:15
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Mendes.jpg Mendes était-il entouré d'une horde de galopins espiègles, cela faisait bien longtemps que l'on ne voyait plus de ce genre de choses, l'école était obligatoire. Comment avait-il pu fuguer ainsi, des jours et des jours, puis être retrouvé, placé, talonné, rejoint, incorporé et débarqué, oublié ?

 

C'était il y a bien longtemps, au temps des jeunesses d'espoirs si fins, avant le génocide du Rwanda. Les carrioles ne carbonisaient pas chaque nuit dans les villes du Pays. S'effondrèrent l’empire soviétique et les Tours jumelles, fut détruit le Mur de Berlin... précipitamment rétablit en Palestine.

 

L’Irak, le Moyen-Orient et les délectables aspirations d’un troisième millénaire apaisé se sont volatilisés, confiant toutes armes aux misérables, dans un mépris convenu de l’idéal Républicain, face aux terrorismes manipulés de plus en plus menaçants. Arthur avait encore espoir, rêvait toujours.

 

Devant lui s'étendaient les ruelles issues des anciens terrains des maraîchers et des bidonvilles et baraquements. Certains paraissaient coquets, par là habitait Mendes, sa mère, ses beaux pères, ses amours et ses peurs. Par là ses ombres s'étaient fondues dans les nuits de ses absences, il avait six ans.

 

Comment cela pouvait-il se faire? Un marmot, un culotte courte, un chialeux, là dans la rue, dans les nuits des misères, abandonné par les dernières petites bandes d'espiègles rentrés se frotter aux chaleurs de leurs foyers respectifs, houspillés par les tendresses vindicatives des mamans affairées.

 

Guidé par l'envie de fuir. Il est seul. Personne ne se préoccupe de ses besoins. Aucun argent pour survivre. C’est le privilège du démuni d’expérimenter cette émotion à nulle autre pareille. Au plus intime des profondeurs de son inconscience, un désir inextinguible de vivre, vivre heureux.

 

Il est vain de  brocarder un échec de  la fracture sociale. Les plus hauts responsables de la planète sont impuissants, paralysés devant l’ampleur de la tâche, occupés à compter. Mendes vivait son enfance tiraillé entre rêves et angoisses perpétuelles, ombres qui obscurcissent la figure cajoleuse.

 

De sa mère il en rêvait chaque nuit et chaque jour au loin d'elle, ne vivait que pour revenir à elle, se sauvait de partout pour retrouver le chemin de cette maison où il n'y avait pas de place pour lui, et pourtant il se souvenait de ce visage cajoleur, il était couché sous l'évier, il voyait les tuyaux.

 

Il savait rester seul et interdit, en complète sidération, immobile et muet, sa maman le lui avait appris, tu peux rester mais il ne faut pas que tu bouges, il ne faut pas que l'on t'entende, tu ne dois rien dire et respirer doucement, alors le visage aimé le cajolait encore du coin de l'œil, la porte se fermait.

 

Quand Mendes se perdait au milieu des foules suspicieuses il apprenait année après année à se faire invisible, impénétrable, la population n'était pas encore indifférente comme maintenant, s'intéressait au sort de l'autre, au sort de ce marmot incongru que l'on ne pouvait relier à aucune histoire locale.

 

Il avait développé des trésors d'imagination pour se fondre, disparaître aspiré par une inexistence, il lui fallait attendre patiemment que sa maman soit disponible pour qu'il retourne la voir, qu'il soit vers elle, près d'elle, mais elle ne pouvait pas, tu comprends, il n'y a pas la place, c'est trop petit.

 

Parfois Maria était fière de son marmot, toujours il se débrouillait pour leur échapper, toujours il retrouvait le chemin de la maison. Parfois, rarement, il n'y avait pas d'homme en cours. Elle lui faisait une place dans le grand lit, le réchauffait de son corps alourdi, mais le petit grandissait.

 

Maintenant c'était un petit adolescent, il était mignon, il allait plaire aux femmes, il fallait qu'il parte, qu'il ne revienne pas, qu'il aille travailler, trouver une femme, faire une famille, il avait l'âge de ses frères lorsqu'elle avait fui son père et que les hordes de la PIDE de Salazar pourchassait les rouges.

 

Grâce à des indicateurs, les "bufos", fondus dans la population, les escouades de soudards dirigés par son père faisait une guerre constante à tous les marginaux, pauvres, révoltés, les dénonciations, de plus, bien souvent étaient mensongères, et ils arrêtaient, torturaient, semaient terreur et désolation.

 

Maria n'aimait pas se souvenir, c'était là, c'était en elle. En 1970, lorsqu'elle avait accouché de Mendes la radio commentait la mort de Salazar, puis Marx lui avait dit que rien n'avait changé. Marx savait, il était instruit, il faisait des études, rencontrait des étudiants français, des gens biens, informés, polis.

 

Quatorze années s'étaient passées. A la fin de ses études, en 1976, Marx était reparti, il y avait eu une révolution des œillets. Elle avait perdu son principal soutien, elle avait du tout gérer seule, il n'était jamais revenu, n'avait jamais donné de nouvelles. Elle était fière de ses fleurs en pots.

 

Mendes n'avait plus jamais voulu rentrer dans une école ni apprendre. Quand il va revenir Marx, j'irai avec Marx, avec Marx j'apprendrai. Marx ne reviendra pas et tu seras ignorant, voilà ce qui va se passer, et puis tu ne sauras rien faire, tu deviendras brigand, tu seras connu par la police, tu auras un juge.

 

La première fois que Mendes avait disparu pendant une semaine, une longue semaine où Maria avait crue devenir folle, il était parti retrouver Marx. On l'avait retrouvé à la gare d'Austerlitz à demander comment il pouvait aller au Portugal retrouver Marx, comment avait-il fait? A six ans.

 

Depuis ni les juges ni les éducateurs, pas plus les assistantes sociales, encore moins les instituteurs, bien évidemment pas les policiers ou les juges, nul n'avait compris le marmot ni n'avait su s'adresser à lui, le convaincre, lui promettre, l'intéresser, le conduire, le contraindre, l'éveiller, l'éduquer, l'instruire.

 

Le mouflet défiait toutes les forces naturelles et humaines, dans un refus constant et obstiné il s'était construit comme une jachère bougonne, une friche désagréable, les conseils glissaient, les ordres se heurtaient, au mieux le silence, au pire la moquerie gouailleuse, le petit souvent était sinistrement hilare.

 

Il se moquait, ne prenait personne au sérieux. Il semblait que tout au long de sa vie, si courte serait-elle, il serait dans l'impuissance vitale de revêtir l'accoutrement de l’homme fier de sa personne, et il effacerait avec virtuosité le regard absent que des ouailles nanties portent au loin. Il serait un homme en trop.

Par Christian Hivert - Publié dans : Les chevaliers ivres : II Destin majeur - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 15:05
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decouverte des camps

Aujourd’hui, je vous recommande tout particulièrement le dernier numéro de l’excellente lettre de l’économiste Henri Regnault « LA CRISE, lettre plus ou moins trimestrielle, gratuite et sans abonnement »:


Télécharger LA CRISE n° 19 : Le Massacre des Innocents


N’hésitez pas à diffuser le lien autour de vous, ce travail le mérite :

 

http://www.les-crises.fr/documents/2012/la-crise-henri-regnault-n-19.pdf

Résumé

Des campements des expulsés de Sacramento aux suicidés d’Athènes, en passant par les chômeurs de partout et les exclus de toutes parts, l’heure est au massacre des innocents de la crise, comme dans les années 30. La dignité des femmes et des hommes ainsi sacrifiés exige de dire où sont les responsabilités profondes. Cette crise est née dans les dysfonctionnements et effets pervers des contrats entre agents économiques (subprimes, CDS, ventes à découvert…), la sortie de crise ne peut se concevoir que dans le cadre de la loi qui s’impose aux agents (régulation bancaire et financière, régimes fiscaux…).

Sommaire

  1. Conjoncture : 2012 annus horibilis ? p.3
  2. Euroland : la contradiction démocratique p.5
  3. La crise entre loi et contrat p.7
  4. Et mes sous dans tout ça : capitalisation sur sables mouvants p.9
  5. Le coin de l’intello : islamiste à l’insu de mon plein gré !

L’auteur

Henri Regnault est Professeur d’Economie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Diplômé de l’ESSEC et de Sciences Po avant d’obtenir un doctorat d’Etat à Paris Dauphine, il a commencé sa carrière universitaire au Maghreb à la fin des années 70, en Algérie puis en Tunisie, et s’est spécialisé en Economie du Développement et Economie Internationale, travaillant sur les relations Nord-Sud, en particulier sur les terrains méditerranéen, latino-américain et plus récemment asiatique. Il a dirigé le GRERBAM (Groupe de Recherche sur Economies Régionales du Bassin Méditerranéen), puis le Groupement de recherche du CNRS EMMA (Economie Méditerranée Monde Arabe) et anime le Réseau Intégration Nord-Sud (RINOS). Par ailleurs, depuis septembre 2007 il écrit « LA CRISE », lettre trimestrielle.

Extrait

J’ai utilisé plusieurs fois l’image du milieu du gué, pour évoquer la situation de la monnaie unique : impossible de rester au milieu de la rivière lorsque la tempête gronde. Il faut donc rejoindre au plus vite une rive ou l’autre, soit retourner en arrière en abandonnant l’Euro, soit aller de l’avant vers le fédéralisme. Mais notre chroniqueur de LA CRISE a un raisonnement binaire simpliste, en avant ou en arrière ; quel manque d’imagination ! En effet, il y a une troisième solution, brevetée Merkozy : considérant que certains pays sont inaptes à aller de l’avant et trop faibles pour revenir en arrière, pour abréger leur souffrance le mieux est de leur mettre la tête sous l’eau afin de les noyer au plus vite… pour ensuite permettre à leurs dépouilles de reposer, mortes mais guéries, en Terre Sainte d’Euroland ! Requiescant in pace ! [...]

Anciens numéros

Cliquez ici pour retrouver les anciens numéros de LA CRISE sur ce blog, que je vous recommande particulièrement. Et , pour l’historique long…

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 13:47
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Quand l'Etat fait interner les militants, sans procès, sans recours
30 mars 2012
Écrit par  Ligue des Droits de l'Homme

Quand l'Etat fait interner les militants, sans procès, sans recours

Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 h, ayant appris que le maire de sa commune, Loupian, avait demandé le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s’enchaînant à la grille d’un puits.


 Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l’action se déroule dans le calme, de l’hospitalisation d’office du militant par arrêté municipal !


48 heures plus tard, personne n’a pu communiquer avec ce militant. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l’action troublait l’ordre public et que le militant présentait un danger… pour lui-même !

 

Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, sur les hospitalisations psychiatrique sans consentement, des situations analogues sont malheureusement de plus en plus fréquentes envers les militants ou les syndicalistes.

 

En effet, tous les « troubles à l’ordre public » peuvent être dorénavant psychiatrisés, solution de facilité qui entraîne une privation de liberté pendant au moins 48h.


C’est une atteinte considérable portée aux libertés et aux droits sociaux.

 

De nombreuses organisations signataires de l’appel commun contre les soins sécuritaires dénoncent avec force cette loi liberticide, entre autres : la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SUD santé sociaux, le parti de gauche ou le parti communiste…..


La section de la Ligue des Droits de l’Homme « Loupian et les communes du Nord du bassin de Thau » et la LDH Languedoc Roussillon condamnent cet internement.


De telles pratiques s’inscrivent dans les dérives autoritaires actuelles et ne sont pas compatibles avec un Etat de Droit.


Nous exigeons que cette privation de liberté cesse le plus tôt possible.


Contact : 

Benjamin Deceuninck, 06.86.27.70.57, mail :  languedoc.roussillon@ldh-france.org

Yvan Gazagnes 04 67 78 48 40, mail : ldh-nordbassindethau@ldh-france.org

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 12:54
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corps Lettre ouverte
aux candidats à l’élection présidentielle
et à leurs électeurs

de la part du Conseil d’administration, des équipes
et des Marraines et Parrains de la Fondation Abbé Pierre


En France, aujourd’hui, 3,6 millions de personnes, seules, fragilisées, perdues sont victimes de mal-logement,


En France, aujourd’hui, 10 millions de personnes souffrent, de près ou de loin, de la crise du logement,


En France, aujourd’hui, une majorité de familles est tenue au quotidien de faire des sacrifices sur l’essentiel (santé, alimentation, éducation des enfants...) pour accéder ou se maintenir dans un logement.


Cette situation est absurde, elle est inadmissible. Pour celles et ceux qui s’apprêtent à diriger le pays, elle doit être intolérable !


Nous vivons une campagne électorale qui oublie parfois le plus important : 73 % de nos concitoyens estiment que le logement est le problème le plus insuffisamment traité alors qu’ils le considèrent comme le plus urgent, le plus urgent avec l’emploi.


Aussi, à un mois d’une échéance majeure qui déterminera les grands choix pour notre société...


Nous appelons les citoyens à signer massivement la pétition « Mobilisation générale pour le Logement », comme 150 000 personnes l’ont déjà fait, afin d’amplifier encore le mouvement dans la société civile,


Nous appelons les candidats à l’élection présidentielle, aux élections législatives à les entendre et à s’engager fermement et sans faiblesse pour mettre un terme à la crise du logement, comme l’ont déjà fait six candidats à la magistrature suprême (Eva Joly, Jacques Cheminade,François Bayrou, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou) en signant le « Contrat social pour une nouvelle politique du Logement »,


Nous appelons chacun à relayer notre appel auprès de sa famille, ses voisins, ses amis et collègues.


Notre pays ne peut se satisfaire de mesures timides. Notre pays ne peut se satisfaire de débats sans hauteur. Notre pays a besoin d’une action énergique et puissante parce que l’urgence l’exige.


Écoutons-là. Entendons-là. Et agissons !


Avec le Conseil d’administration, les équipes salariées et bénévoles,


agnès b., Marie-Christine Barrault, Abdelatif Benazzi, Louis Besson, Patrick Bosso, Rachida Brakni, Cali, Eric Cantona, Jean-Marie Cantona, Joël Cantona, Jean-Pierre Duport, Jean-Pierre Foucault, Max Guazzini, Marek Halter, Henry Lauret, Nolwenn Leroy, Jean Reno, Philippe Torreton.


Marraines et Parrains de la Fondation Abbé Pierre.

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 14:46
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Le communiste, quant à lui, ne se demande pas si son action est « indispensable » ou « inutile ». Il ne peut plus vivre dans la société actuelle, comprend qu'une solution individuelle ne serait qu'illusion.

Détruire les lieux du capital

samedi 24 mars 2012

Peuple versus Prolétaire

Les rhétoriques s'affutent, les champs sémantiques se mobilisent, les mots s'entrechoquent se confondent, changent de camp quelques fois, soumis aux intérêts bien compris de la circonstance.
Que tous tombent d'accord sur l'emploi des mêmes, annonce bien plus qu'une bataille d'épiciers de la politique.
Ainsi le «peuple» fait-il son retour remarqué, dans toutes les bouches baveuses des démocrates bourgeois, ceci du front de gauche aux front national. Ce qui est sûr c'est que tous sont du coté du « peuple ».
Le populus ici convoqué l'est au service du mythique intérêt général, qui n'est autre que l’intérêt de la bourgeoisie et de ses intérêts capitalistes (nationaux et internationaux).
Le «peuple» c'est encore et toujours la négation des classes et de leurs affrontements, de la violence de l'exploitation et des conditions de survie. 
Enfin quoi ! Nous dira t-on, nous sommes tous sur le même bâteau France ! Le problème c'est qu'il y a ceux qui rament, et les autres qui donnent des coups de fouet !
Ceux qui passent par dessus bord pendant ce trop long voyage qui mène au pays infernal de l'accumulation. 
Ainsi le « peuple » est-il ressuscité avec ses rêves de grands murs et de fichages génétiques.  
Ce « peuple » a souvent la peau blanche, c'est souvent un homme blanc, il ne manque plus qu'il soit blond, mais finalement peu importe, la fiction recouvre de son voile opaque les rapports de classes, pour un moment, un de plus.  
Les histoires c'est bon pour le «peuple» masse indistincte et informe, malléable et dominée qui ne rêve finalement que d'une chose c'est qu'on lui foute la paix.  
Après le fix démocratico-républicain, le capitalisme (le meilleur des racismes et des autoritarismes) s'occupe de remettre chacun à sa place.  
Vous avez dit exploité ? dominé ? humilié ? méprisé ? Tu es courbé toute la journée pour un patron, et la logique d'accumulation du capital pour sa, LA rentabilité ceci avec efficacité ? Tu as un travail de merde, sans but, ni logique ? Tu perds ta vie à survivre ?  Peu importe ! Tu fais parti du «peuple» et la nation est la pour te protéger.  
La nation qui tapine encore une fois le « bon peuple » pour la prochaine conflagration mondiale (la guerre économique de tous contre tous) et lui fait admettre, qu'il y a pire ailleurs, qu'il faut être réaliste, qu'il nous faut être compétitif, et : Qu'est-ce qui va faire marché ma climatisation en été ? Il faut bien que « Nous » allions chercher « notre » uranium ! Vendre des armes pour «notre PIB » et nos retraites. Sandwiche ou bol de riz ?
Le « peuple » il veut partir quand il veux à la retraite, il veux être libre, il paraît. Il va surtout être libre de partir avec une retraite de merde. Et être encore plus libre de crever dans la rue, ou d'être libre de travailler jusqu'à 80 ans, pour une autre partie du même « peuple» et de sa même nation.  

Il est sympa « le peuple » surtout parce qu'il n'existe pas. Il regroupe tellement de monde qu'on ne sait même plus de qui on parle, et c'est très bien comme ça...pour certains. 

 
Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire

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