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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 11:59
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La machine parlementaire au service de l’homme-machine

cervordi.jpg

Ou comment l’OPECST fait la promotion des neurotechnologies


vendredi 30 mars 2012 par Pièces et main d’œuvre


Chacun sait que lorsqu’elle réalise l’un de ses funestes projets, ou bien lorsqu’elle fait l’objet de critiques, la mafia scientifique se hâte de se draper d’une couverture "éthique" (Comets, Comité consultatif national d’éthique), ou de l’aveu d’une autorité "indépendante" (Cnil, Afssaps) ; cette fois-ci le cas est si douteux qu’il n’y faut pas moins qu’un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques.


 

Qu’est-ce que cet office ? Une structure créée en 1983 pour « éclairer les décisions du Parlement », composée de 18 députés et 18 sénateurs, et qui se décrit comme « un intermédiaire entre le monde politique et le monde de la recherche ».


 

C’est que cette fois, le cas est sans espoir : la fabrique de l’homme-machine par les neurotechnologies, notamment à Clinatec, la "clinique expérimentale du cerveau" du CEA-Minatec de Grenoble. Ce que les parlementaires nomment pudiquement "L’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et de thérapie du cerveau".


 

C’est si frappant qu’un lecteur nous a dit : "Voilà le rapport parlementaire qui valide l’enquête de Pièces et main d’oeuvre sur Clinatec". Jugez-en vous-mêmes : « Les avancées en neuroimagerie, particulièrement grâce à l’IRM fonctionnelle, font émerger la capacité sans précédent de corréler l’activité du cerveau avec les états psychologiques (de nombreux travaux ont été menés sur le mensonge), les grands traits de la personnalité (incluant l’extraversion, le pessimisme, la capacité à l’empathie, l’obstination, voire les attitudes racistes inconscientes, la prédisposition au crime violent...) et certains désirs (préférences sexuelles ou pour certains objets, exploitées en neuromarketing). Les travaux visant à améliorer la compréhension du comportement criminel font envisager d’autres interprétations de la notion de responsabilité individuelle qui, dès lors, ne dépendrait pas exclusivement du libre-arbitre. »


 

(Pour lire le texte intégral, cliquer sur l’icône ci-dessous).


 

A lire aussi :


- Le rapport de l’OPECST : "L’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et de thérapie du cerveau".


- Clinatec, le laboratoire de la contrainte, inauguré à Grenoble le 31 janvier 2012


Machine parlementaire et homme-machine
Version prête à circuler
149 ko

 

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 11:51
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corps jeudi 29 mars 2012

De la servitude moderne

"Toute vérité passe par trois stades:
En premier lieu on la ridiculise;
en deuxième lieu on s'y oppose
violemment;
enfin on l'accepte comme si elle allait
de soi."

Schopenhauer




   

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d'ambiguïté sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.


    Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut  exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.

    Le film complet en streaming ci-dessous, ou bien téléchargeable ici

ou avec le lien eDonkey suivant : ed2k://|file|DE_LA_SERVITUDE_MODERNE_JF_BRIENT_2009_VF.avi|574375804|2A414D5BDA8FB1DC747F1E6AAED8F5D0|/

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 11:05
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abou grahib samedi 31 mars 2012

Adlène Hicheur et les lois d'exception

 

Les 29 et 30 mars derniers avait lieu le procès d'Adlène Hicheur à la 14ème chambre correctionnelle de Paris. Je connais bien Adlène pour l'avoir côtoyé et même avoir partagé son bureau à Annecy pendant un an et demi alors qu'il terminait sa thèse de physique des particules portant sur l'expérience BaBar.

Adlène Hicheur était jugé pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes". On lui reproche notamment d'avoir eu une activité sur Internet sur des forums islamistes radicaux et d'avoir échangé des messages mentionnant des projets  d'actes terroristes avec une personne identifiée par les enquêteurs comme étant un membre actif d'Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).  Il lui est également reproché d'avoir préparé et peut-être effectué des transferts de fonds visant à financer des activités terroristes.

Beaucoup de choses plus ou moins exactes ont été rapportées dans la presse, je n'y reviendrai pas dans cette note, il me semble par contre plus important d'exprimer mon ressenti personnel à l'issue de ces deux jours d'audience et de poser la question sur les limites de la justice et du droit d'un état à arrêter et juger quelqu'un sur la base de la conviction que celui-ci est sur le point de basculer dans le terrorisme actif.

C'était la première fois que je mettais les pieds dans un tribunal, l'atmosphère est curieuse, on sent tout de suite le côté suranné d'un lieu qui fait plus penser à un monument historique qu'à l'endroit où le futur des prévenus va se jouer, avec à la clé la liberté ou des années de détention. L'accueil est toutefois cordial; j'imaginais être embêté avec mon gros sac contenant mon ordinateur, mon iPad, mon téléphone, ma batterie de rechange, divers câbles informatiques, appareil photo et autres… Mais non ! rien ! juste des gendarmes aimables qui renseignent les gens perdus dans ce labyrinthe.

L'entrée de la salle d'audience était bloquée par une haie de journalistes, caméras, micros, etc. L'affaire Hicheur, dont peu de personne s'était inquiété pendant ses 30 mois (oui 30 !) de détention provisoire, était donc devenue médiatique suite à la coïncidence temporelle avec l'affaire Merah. La salle ne comptant qu'une cinquantaine de places, les  gendarmes filtraient l'entrée ; priorité aux journalistes et à la famille, puis aux comités de soutien. Là encore, j'ai vu des gendarmes courtois faisant de leur mieux pour placer le maximum de personnes dans la salle. Tout au long des deux jours d'audience, ça n'a d'ailleurs été que des allées et venues incessantes, les gens rentrant et sortant et se relayant sur des bancs au confort plutôt sommaire.

Une partie de l'assistance était constituée par le Comité Viennois de Soutien à Adlène Hicheur,  composé de la famille, des amis, des connaissances proches d'Adlène Hicheur. Franchement mesdames et messieurs les Viennois, durant ces deux jours, vous avez été impressionnants, on sentait la solidarité, la sympathie, le soutien sans faille derrière Adlène Hicheur et sa famille. Quelque chose de positif s'est dégagé de votre présence et je suis certain que cela aura une influence sur la décision des juges. 

Sur la forme :


Ce qui m'a le plus interpellé a été l'énorme décalage entre une affaire qui a pour cadre Internet, les forums et les technologies de l'information et l'incompétence de la Présidente en matière d'informatique. Par exemple, la Présidente a systématiquement prononcé Wahou à la place de Yahoo quand il s'agissait des adresses mails; elle parlera paraît-il aussi, car je n'avais pas réussi à décoder ce qu'elle disait, de fichiers "weuld" au lieu de Word. Ceci veut dire que cette dame ne manipule pas du tout l'informatique. Comment peut-elle se rendre compte si telle ou telle manipulation sur un ordinateur ou sur le net a un sens ou non ? Si l'on peut admettre qu'un juge n'ait pas cette compétence, il est par contre inadmissible de voir des erreurs du même genre dans le dossier d'instruction. Par exemple, il y a eu une confusion systématique entre des paiements par cartes de crédit via Paypal et l'utilisation de comptes Paypal. C'est tout de même grave ! Puisque l'accusation a tenté d'utiliser cela pour démontrer qu'il y avait eu des transferts de fonds à l'étranger via ce moyen.

De même, le dossier d'instruction indique que des fichiers étaient stockés et compressés dans un dossier avec "un système de cryptage particulièrement difficile à décoder". Traduction : il y avait des fichiers dans un dossier compressé avec Winrar et protégé par un mot de passe ! Ce point est d'ailleurs intéressant car un certain nombre de mails reprochés à Adlène Hicheur ont été encodés avec un logiciel de cryptographie (je n'ai pas réussi à comprendre lequel) et ont été apparemment décodés très vite. Il y a donc là un décalage avec la soit-disant difficulté de décoder un dossier Winrar ! Mon avis est que les mails ont été décodés par les services secrets américains (ce point a d'ailleurs été brièvement mentionné par l'un des avocats lors de l'audience), probablement avant l'arrestation d'Adlène Hicheur, ce qui laisse penser que les dits services secrets américains disposent de moyens considérables, ou bien qu'ils ont accès à des backdoors dans les logiciels de cryptage public. Mais est-ce vraiment une surprise ?

Dernier exemple : le dossier d'instruction ne fait pas de distinction entre des mails échangés et des traces de surf (je suppose des fichiers du cache du navigateur) retrouvés sur le disque dur !

Tout cela est hallucinant, peut-on vraiment penser que les enquêteurs soient ignares à ce point des techniques informatiques. Peut-on penser qu'un soit-disant terroriste ne prenne pas plus de précautions en utilisant des relais pour cacher ses connexions ou en utilisant un système d'exploitation virtuel pour effacer de son ordinateur toute trace de navigation. Adlène Hicheur avait sans conteste le bagage intellectuel pour mettre en œuvre ces parades s'il avait vraiment voulu se cacher.

Tout au long du procès, le décalage entre le monde Internet d'Adlène Hicheur et le monde paperassier de la justice a été particulièrement flagrant. L'accusation reproche par exemple à  Adlène Hicheur d'avoir fait des traductions au profit d'AQMI. Celui-ci répond qu'il y avait des reporters virtuels sur les forums et que ceux-ci traduisaient du matériel recueilli en divers endroits, dont des textes émanant d'AQMI… La notion de reporters virtuels est bien entendu un concept qui échappe à la Présidente...

Sur le fond :


Pour moi, toute la partie concernant le montage financier scabreux que la DCRI a tenté d'édifier  pour étayer le fait qu'il y avait bien eu passage à l'acte, ne tient pas une seconde. De même l'identification du pseudo Phoenix Shadow avec Mustapha Debchi, soit disant activiste d'AQMI, est bien faible. Je n'ai pas vu le moindre début de preuve et quand bien même Mustapha Debchi existerait, il est encore moins établi qu'Adlène Hicheur savait qui il était.

Que reste t-il donc de l'affaire ? Le contenu de quelques mails est clairement embarrassant, la teneur de certains propos laisse penser qu'il y a eu, à un moment au moins, une tentation de supporter l'action violente. Mais quelle est la limite entre le délit et la liberté de penser ? Particulièrement choquant à mon avis est le fait de revenir par trois fois au cours de l'audience sur le contenu d'un fichier contenant des propos très contestables (c'est mon avis) mais qui n'a jamais été envoyé. Ne peut-on admettre qu'un disque dur puisse contenir des documents de nature personnelle et destinés à alimenter sa propre réflexion ?

Dans la mesure où il n'y a pas passage à l'acte, chacun a le droit d'avoir ses pensées intimes, aussi violentes soient-elles. Ne peut-on considérer qu'un écrit personnel, un fichier, puisse être le prolongement de cet intime sans que cela ne soit répréhensible ?

De même, dans quelle mesure des échanges de mails peuvent-il être condamnés pénalement s'ils ne se concrétisent pas ? Est-il acceptable de maintenir quelqu'un en détention durant 30 mois sans jugement et sans qu'aucun fait nouveau ne vienne appuyer ce maintien en prison. Rappelons-le, dans cette affaire, il y a un seul prévenu et pas le début d'un commencement de preuve que quelque chose de concret ait jamais existé. Certes un état de droit doit se protéger du terrorisme, mais à quel prix ? Et surtout quelle est la limite ? Continuons un peu plus dans cette direction, et sous peu il deviendra répréhensible de critiquer l'ordre établi. Les lois d'exception que nous auront acceptées pour "notre bien" nous ferons alors sortir de cet état de droit que nous pensions justement protéger.

Le procureur a requis  6 ans de prison. Le jugement sera rendu le 4 mai.

Dominique Boutigny

Liens:
Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 16:57
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LES CRIMES DU CAPITALISME

Je vous invite à cliquer sur l'image suivante, ce qui vous conduira sur une page qui traite des crimes du capitalisme.

crime capitaliste

Vous y trouverez, entre autres, la liste (non exhaustive, malheureusement) des crimes commis par les suppôts du capitalisme et de l'impérialisme:

En 1996, le "Livre Noir du Communisme" fit un tabac en établissant le bilan de la soit disant plus grande utopie du XXème siècle: 100 millions de mort-es. Pour faire bonne mesure, que dirait la comptabilité des mort-es du capitalisme ? La voici donc, par ordre chronologique de la Traite des Noir-es à la guerre du Golfe.

 

- Traite des Noir-es aux XVII ème et XVIII ème siècle: 10 000 000 mort-es


- Liquidation des Indien-nes d'Amérique de 1500 à 1860: 70 000 000 mort-es


- Guerre de Crimée: 252 000 mort-es


- Guerre de Sécession américaine 1860-1865: 617 000 mort-es


- Guerre de 1870 (France contre Allemagne) : 220 000 mort-es


- Ecrasement de la Commune de Paris en 1871: 20 000 mort-es


- colonisation de l'Algérie par la France en 1840: 10 000 mort-es


- Colonisation de l'Afrique par la France au XIX ème siècle: 112 000 mort-es


- Colonisation du Congo par la Belgique au XIX ème siècle: 1 000 000 mort-es


- Guerre USA-Espagne en 1898: 100 000 mort-es


- par les Boers en Afrique du Sud en 1900: 57 000 mort-es


- Guerre 1914-1918: 10 000 000 mort-es


- Guerre d'Espagne 1936-1939: 410 000 mort-es


- Guerre 1939-1945: 50 000 000 mort-es


- Répression de l'armée française à Madagascar en 1948 : 80 000 mort-es


- Guerre d'Algérie: 380 000 mort-es


- Guerre d'indépendance du Vietnam: 3 107 000 mort-es


- Répression anti-communiste en Indonésie en 1965: 500 000 mort-es


- Répression mai 68 en France: 4 mort-es


- Massacre d'étudiant-es à Mexico: 400 mort-es


- Guerre du Biafra 1966-1969: 1 000 000 mort-es


- Dictature du Chili 1973-1990: 3 167 mort-es


- Dictature en Argentine 1976-1982: 30 000 mort-es


- Escadrons de la Mort au Guatemala, Brésil et au Salvador 1975-2000: 50 000 mort-es


- Guerre des Malouines: 1 005 mort-es


- Usine explosée à Bhopal (Inde) en 1984: 2 900 mort-es


- Guerre du Golfe en 1991: 160 022 mort-es

 

TOTAL: 147 387 051 personnes mort-es du capitalisme !

Nous pouvons également ajouter les 100 000 000 de mort-es du communisme, et ce, pour deux raisons;


1) Le communisme est directement issu de la guerre 14-18, guerre capitaliste par excellence.


2) Le communisme n'a jamais existé: ce qui s'est produit-e en URSS et en Chine fut en
réalité du capitalisme d'Etat.

 

Ce qui ferait donc un total de:

147 387 051 + 100 000 000
=
247 387 051 mort-es !!!

 

MERCI LE CAPITALISME!

13:30 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : crimes

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 19:41
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Agent orange.JPG

Enfants vietnamiens victimes de l'agent orange

L'agent orange : un crime impuni

En Occident, les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité (avérées ou non) sont réservées à l’ennemi du moment, celui contre lequel nos gouvernements s’apprêtent à déchaîner le feu de leurs armées.


Mais que penser des dirigeants des Etats-Unis ?


L’AGENT ORANGE

 

J.F. Kennedy.JPGC’est en 1962 que John F. Kennedy déclenche l'opération Ranch Hand, une guerre chimique contre la population du Vietnam qui consiste à répandre sur les forêts et les récoltes des millions de litres de défoliant : l´agent orange. [1]


Fabriqué par Mosanto, l'agent orange - qui contient de la dioxine - est responsable du développement de maladies chez les personnes exposées, notamment de plusieurs sortes de cancers.

En outre, la stabilité de la dioxine fait qu’elle continue d’agir bien après son épandage provoquant des malformations à la naissance d’enfants dont les parents ont été contaminés : cécité, diabète, troubles mentaux, déficits moteurs et intellectuels, malformations diverses.

 

 

Trente ans après la fin des hostilités, environ 60.000 adultes et plus de 200.000 enfants souffraient toujours de l'agent orange. [2]

 

L’opération Ranch Hand a duré jusqu’en 1971. Près de 80 millions de litres de ce défoliant auraient été déversés sur le Sud du Vietnam. Un cinquième des forêts auraient été atteintes et 400.000 hectares de terrains agricoles contaminés.


On estime de 2,1 à 4,8 millions le nombre de Vietnamiens qui ont été directement exposés à l’agent orange entre 1961 et1971. Auxquels il faut ajouter un nombre inconnu de Cambodgiens et de Laotiens, des civils et militaires américains, sud-coréens, canadiens, australiens et néo-zélandais. [3]


 


L’URANIUM APPAUVRI


G.W. Bush.JPGEn 2004, sous le mandat de G.W. Bush, plus de 15.000 soldats de l’armée américaine donnent l’assaut à la ville de Fallouja (Irak). Pendant plusieurs semaines les raids de l’aviation se succèdent larguant des centaines de tonnes de missiles.


Parmi ces projectiles figuraient des bombes au phosphore blanc, une arme chimique et incendiaire interdite contre les populations. Mais c’est l’usage massif de bombes à l’« uranium appauvri » qui a eu les conséquences les plus graves sur la santé des habitants de Fallouja.


Réalisé pour France-Info en juin dernier, le documentaire de Feurat Alani - Irak : Les enfants sacrifiés de Fallouja – montre les effets terribles de l’emploi de ces armes : des bébés naissent avec la tête difforme, des organes en moins ou des membres atrophiés. Un nouveau-né sur cinq serait atteint de malformations graves. A ces malformations apparues à partir de 2005, s’ajoute des cancers à des taux jamais atteints ailleurs.

 Enfants de Falloujah.jpg

Enfants de Fallouja (photographie de Feurat Alani)


Selon une étude scientifique publiée en 2010, sur la période 2006-2009, le taux de mortalité à Fallouja s'élèverait à 80 ‰, quand des pays voisins comme l'Egypte et la Jordanie affichent respectivement 19,8 et 17 ‰. [4]

Pour Feurat Alani, « chaque famille ou presque a son "bébé-monstre" à Fallouja ».


Sous-produit de l’enrichissement de l’uranium naturel, l’uranium appauvri présente une densité très élevée, propriété utilisée dans les applications militaires pour la fabrication de blindages et de projectiles. [5]


Avant Fallouja, l’armée américaine a utilisé des munitions à uranium appauvri lors de la première guerre du Golfe et dans les Balkans (30.000 obus ont été tirés au Kosovo et 10.000 en Bosnie). [6]


Pour la population civile, les dangers résident dans les poussières et les aérosols dissipés par l’effet pyrophore [7] des ogives d’obus à uranium appauvri.  Ces particules peuvent être inhalées ou ingérées dans les aliments, l’eau potable ou les sols contaminés.


La toxicologie chimique de l'uranium appauvri, plus importante que sa toxicité radiologique, est comparable à celle des métaux lourds comme le plomb ou le mercure.


 Falloujah.JPG

L'ordre règne à Fallouja


L’OMERTA


Robert James Parsons [8] a révélé que « les agences des Nations unies ont imposé une chape de silence sur la dangerosité radiologique et chimique de cette arme » et qu’il a fallu attendre janvier 2001 pour que l’Organisation mondiale de la santé « envisage » d’enquêter sur les effets de l’uranium appauvri sur les populations du Golfe.


● Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le traité de Rome qui institue la Cour pénale internationale. Ce qui met ses dirigeants et chefs militaires à l'abri de toute poursuite pour leurs crimes.


Publié sur http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/


[1] L’agent orange doit son nom aux bandes de couleur orange inscrites sur les fûts dans lesquels il était stocké.


[2] Dans une maternité d’Ho-Chi-Minh-Ville sont conservés tous les fœtus « monstrueux » dans du formol, on peut y voir des frères siamois partageant une seule tête disproportionnée, un tronc a deux têtes, des cas d’anencéphalie (absence de cerveau), de microcéphalie (petit cerveau)...


[3] Les soldats américains (68.000) et coréens (20.000), qui ont été victimes de l'agent orange, ont obtenu des fabricants le versement d’une indemnité à titre de compensation (environ 250 millions de dollars). En revanche, l'association vietnamienne des victimes de l'agent orange/dioxine a vu sa plainte rejetée par la justice américaine.


[4] International Journal of Environmental Research and Public Health.


[5] La plus caractéristique des munitions à uranium appauvri est l’obus-flêche. Il est doté d’une barre à uranium appauvri longue d'environ 25 cm. Son impact sur un char provoque une fusion du blindage et une projection de métal liquide dans l’habitacle. Le char explose en 5 secondes.


[6] En 2001, après la guerre du Kosovo, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a réclamé l’interdiction de la fabrication, des essais, de l'utilisation et de la vente d'armes à l’uranium appauvri afin de préserver les générations présentes et futures.


[7] Lors de l’impact, l’uranium appauvri se divise en très fines particules dont certaines prennent feu spontanément : c’est la caractéristique d’un  métal « pyrophore ».


[8] Loi du silence sur l’uranium appauvri, Le Monde diplomatique, février 2001.

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire

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