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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 18:58
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francmoisin-copie-1 Arthur, comme bien des fois depuis  la réponse désespérante de l'adolescente, se sentait à la limite de la rupture, il ne pouvait faire abstraction de ces cortèges des laissés-pour-compte, ces êtres en trop, eux qui n’étaient pas aimés, miséreux impuissants dans le désert de l’indifférence ironique.

 

Il ne pouvait agir seul, il lui tardait de rencontrer des groupes efficaces, des personnes motivées, comment pouvait-on à ce point vivre l'absurdité du monde en restant engoncé dans les aléas miséreux des gestuelles commandés par l'habitude et les impératifs de productions des empires mondiaux.

 

Arthur voulait une place, ne plus être un homme de trop, et il ne voulait pas faire fonctionner l'ignoble machine à fabriquer les destins étriqués des travailleurs affairés, leur activité ne produisait que ruines et destructions des mondes établis pour établir les mondes à détruire du Monde Empire.

 

S'occuper de Mendes, pourquoi pas ? Il parviendrait bien à convaincre ses compagnons du collectif autonome U.S.I.N.E., c'était de Simon presque dont il se méfiait le plus, son attitude n'avait pas été des plus franches, il avait fait volte face, en une semaine il avait changé d'avis, pourquoi?

 

Le père Arthur les avaient conviés tous les deux, parce qu'ils avaient été se prostituer Rue Sainte Anne, à une réunion de réflexion sur l'exclusion sociale en compagnie d'association de soutien et de divers intervenant sur la question de la prostitution de rue autant masculine que féminine.

 

Arthur s'en était sorti avant de rencontrer le moindre client, pour autant il était allé vendre son corps, Simon y était resté plus longtemps et le père Arthur l'aidait à trouver emplois et logement afin qu'il n'ait plus le besoin d'y retourner, leurs témoignages étaient requis, pour aider à comprendre.

 

Au cours du repas Simon s'était moqué, était presqu'agressif. "Avec vos histoires de révolution vous faites croire aux gens que ça va être mieux et après vous les laissez dans la merde, quand ça barde il n'y a plus personne, et vous voulez tous être le chef. " C'était hélas bien souvent vrai, Arthur s'expliqua.

"Justement, nous c'est de cela que l'on ne veut pas, c'est pour cela que nous ne voulons pas que des organisations politiques nous commandent, nous voulons rester autonomes, chacun décide pour lui-même et s'associe avec qui il veut, le temps qu'il veut pour le projet qu'il veut, nous changeons maintenant."

 

"Vous n'avez aucun pouvoir, ils vous balaieront" "Le Pouvoir ne nous intéresse pas, ce qui nous intéresse c'est de faire comme il nous semble correct et juste, et de nous donner les moyens de le construire, ceux qui gèrent le chaos mondial sont les plus forts, tant pis, on ne s'en occupe pas, on se rassemble."

 

"Mais pourquoi vous ne voulez pas vous organiser ?" "La liberté collective découle de la liberté individuelle. Si tu fais la révolution avec des esclaves, t'auras un monde d'esclaves. Si tu fais la révolution avec des hommes libres, t'auras un monde d'hommes libres... c'est aussi simple que ça, pas de chefs."

 

"Nous sommes autonomes, être autonome c’est ne dépendre de personne pour son raisonnement et ses actes et c’est se battre seul ou à plusieurs pour empêcher des injustices et bâtir des forces permettant de vivre sans dépendre du système inhumain du capitalisme." " Et vous pensez y arriver ?"

 

Simon avait été goguenard. Arthur s'était senti insulté : "Nous ne sommes pas sommés d’y parvenir, nous ne prétendons rien, nous disons simplement que c'est comme cela que nous entendons vivre et non pas pour participer à la construction d'un monde de barbarie et de misères immondes. "

 

"Nous voulons vivre une critique au quotidien de notre rapport à la production et à la consommation générale, ce que nous voulons vivre et la manière de le vivre c’est maintenant et tous les jours que nous le menons, nous ne nous arrêtons pas à un seul aspect, mais ce sont tous les aspects de la vie."

 

"Alors vous êtes en guerre, et eux ils sont armés." "Non, nous ne sommes pas en guerre contre un monde, nous voulons l’arrêt des guerres, nous faisons ce que nous pouvons pour pouvoir vivre ce que nous désirons."  Une semaine plus tard Simon frappait à la porte du squat et demandait à voir Arthur.

Simon souriait devant la petite porte en fer du squat autonome U.S.I.N.E., Arthur était éberlué, jamais il n'aurait pensé revoir Simon, hormis dans les réunions initiées par le Père Arthur ou rue Sainte Anne une fois par semaine. "Euh salut, mais qu'est-ce tu viens foutre ici ?" "Tu m'as convaincu."

 

Ils avaient fait connaissance peu à peu, étaient un peu devenus larrons en foire. Simon entrainait Arthur dans des errances nocturnes, Arthur tentait d'attirer Simon dans ses réunions. "Mais vous ne faites jamais rien à part vous réunir, ça prends la tête et ça donne rien." Arthur baissait la tête.

 

Il voulait bien reconnaître que cela n'était pas toujours efficace, mais le moyen de faire autrement? Il fallait bien se réunir pour se mettre tous d'accord sur un projet avant de le mettre en œuvre et de se répartir les taches, tout le monde ne voulait pas toujours la même chose, peu étaient clairs.

 

Cela faisait des semaines que tous les plus jeunes se réunissaient pour parler de construire des box de répétition, mais leur degré d'autonomie bloquait sur l'approvisionnement en matériaux de construction, certains parlaient de faire des chantiers non gardiennés la nuit, qui a un camion?

 

Ils se regardaient tous, étaient collectivement démunis, roulaient des pétards savouraient leurs canettes de bière. Puis l'un d'eux proposait d'aller visiter un chantier, tous se mettaient en branle, on les voyait revenir deux heures plus tard, tout excités, déçus, et leur affaire n'avançait pas.

 

Un jour l'un d'eux vint beugler ses prouesses en exhibant une tôle ondulée de plastique, déclenchant force de raillerie sur son coefficient d'isolation, son utilité même, elle fut déposée le long d'un mur d'un des box jamais construits et y resta, inemployée, jusqu'au jour de l'expulsion du squat.

 

Les mêmes luttaient d'artifice et de verve pour focaliser l'attention sur eux, maculant tous les murs blancs de l'ancien entrepôt de vente de meubles, dans une compétition joyeuse de slogans, graffitis et autres morceaux de bande dessinées, à la façons d'un fanzine punk permanent et interactif.

Il valait mieux voir l'ensemble comme un espace de diversité, de liberté contrôlée d'expression, les fachos n'y étaient pas toléré, les beaufs, en comportements comme en paroles, étaient pistés et des engueulades se ravivaient de leurs éphémères alliances sur le degré d'appréciation de chacun.

 

Car tout le monde n'était pas d'accord sur tout, les discussions sur chaque sujet étaient fort longues, le dernier métro partait et les beuglards perdaient leurs voix dans les insomnies tumultueuses en attendant l'heure du premier métro, ils étaient presque tous mineurs, ce qui posait un tracas.

 

Comment installer un mineur sous l'égide d'un juge pour enfant de Bobigny dans un squat de punks anarchistes et autonomes, dont le collectif d'origine demandait à ceux qui n'avaient pas atteint leur majorité légale de ne pas rester la nuit au risque de déclencher de plainte de parents au pénal.

 

Il est bien évident que l'on brocarderait voire combattrait le côté privilégié et injuste d'une telle décision. Arthur s'impliquerait, il fallait l'emporter, cela permettrait à Mendes de se stabiliser quelque part, dans un lieu collectif et autonomisant. Il parlerait à tout le monde, il savait convaincre.

 

Après l'ouverture du squat le Père Arthur leur proposa de les inscrire à la Banque Alimentaire fraîchement créée. Toutes les semaines ils seraient ravitaillés. Il leur suffirait de venir avec une camionnette et ils seraient servis en fonction de leurs besoins du moment et des arrivages de produits. 

 

La Banque Alimentaire avait été créée par une réunion des trois grandes forces caritatives d'essence Chrétienne, les Emmaüs, le Secours Catholique et l'Armée du Salut. Son président Bernard Dandrel recevrait le Père Arthur et deux membres du collectif U.S.I.N.E. dès l'ouverture du squat.

 

Le Père Arthur de Cachan venant livrer hebdomadairement les vivres de la Banque Alimentaire. C'était une décision collective prise quelque mois plus tôt. Bien laborieusement, Arthur l'avait emporté. Les bouffeurs de curés avaient eu du mal à se faire nourrir par leurs associations caritatives.

Par Christian Hivert - Publié dans : Les chevaliers ivres : II Destin majeur - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 14:22
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à la niche

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WSWS : Nouvelles et analyses : Europe

 

Le vrai visage de l'Union européenne

Par Stephan Steinberg
7 avril 2012

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Le 25 mars de cette année, l'Union européenne a célébré le 55e anniversaire de sa fondation par les traités de Rome. Les festivités ont été discrètes comparées au faste qui avait marqué l'anniversaire de l'UE cinq ans auparavant. Cette année-là les dirigeants des partis politiques et chefs d'Etats du continent s'étaient rencontrés à Berlin, capitale allemande, avec des dirigeants syndicaux  pour s'adonner à une orgie d'autosatisfaction.

Sur l'air de l'Ode à la joie de Beethoven, les dignitaires rassemblés avaient bu du champagne et s'étaient félicités. Le texte rédigé pour l'occasion commençait en ces termes: « Pendant des siècles, l'Europe a été une idée, un espoir de paix et de compréhension. Cet espoir s'est aujourd'hui concrétisé. L'unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité. »

La Déclaration de Berlin de l'UE se poursuit ainsi: « Nous aspirons à la paix et à la liberté, à la démocratie et à l'état de droit, au respect mutuel et à la responsabilité, à la prospérité et à la sécurité, à la tolérance et à la participation, à la justice et à la solidarité. »

Loin de garantir « la paix, la prospérité et la solidarité, » l'Union européenne a été démasquée comme étant un piège réactionnaire, avec des conséquences toujours plus dévastatrices pour les travailleurs d'Europe. Cette évaluation est soulignée par une série d'événements récents qui se sont produits sur tout le continent.

Mardi dernier, un retraité grec de 77 ans s'est suicidé en plein jour devant le bâtiment du parlement du pays. Avant de se tirer une balle, Dimitris Christoulas a laissé une note qui comparait le gouvernement actuel d'Athènes au régime grec qui avait collaboré avec les forces d'occupation allemandes fascistes durant la Deuxième guerre mondiale.

Christoulas partageait le sort de centaines de milliers de personnes âgées grecques. Ayant travaillé toute sa vie comme pharmacien, il s'était vu retirer sa retraite du fait des réformes budgétaires du gouvernement grec. Il déclare dans la note qu'il a laissée «... Puisque je ne trouve pas de justice, je ne vois pas d'autre moyen que celui de mettre fin, avec décence, à ma vie avant de devoir faire les poubelles pour me nourrir ou de devenir un fardeau pour mon enfant. »

Il conclut sa note en prédisant que le même sort sera réservé à l'élite politique grecque actuelle que celui réservé au leader fasciste italien: « Les jeunes sans avenir vont un jour prendre les armes et pendre les traitres par les pieds sur la Place Syntagma, comme les Italiens l'avaient fait pour Mussolini en 1945. »

Le même jour, un Albanais de 38 ans qui était sans emploi depuis quelque temps s'est jeté du deuxième étage d'un bâtiment sur l'île de Crète et a trouvé la mort. Les journaux locaux ont rapporté que les raisons de ce suicide étaient des difficultés financières.

Les mesures d'austérité brutales dictées par l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, ont fait que les retraites en Grèce ont été réduites de façon draconienne, de 40 pour cent en moyenne. Le taux de chômage de 21 pour cent est l'un des plus élevés d'Europe. Il y a quelques années, la Grèce comptait le taux de suicide le plus bas d'Europe. Selon les rapports de police, ce taux a doublé en l'espace de deux ans.

La destruction du niveau de vie et des perspectives d'avenir ne se limite pas à la Grèce.

Mardi encore de cette semaine, une femme de 78 ans s'est jetée de son appartement en Sicile et a trouvé la mort. Elle venait d'apprendre que sa retraite mensuelle allait passer de 800 à 600 euros. Et la liste continue...

Lundi, un fabriquant de cadres s'est pendu à Rome. Le mot laissé derrière lui faisait référence à des problèmes économiques écrasants. Son suicide avait été précédé par deux tentatives de suicide dans le nord de l'Italie la semaine dernière. Dans des incidents différents, deux hommes, tous deux dans les métiers du bâtiment, ont essayé de se suicider en s'immolant par le feu. Ils souffrent de brûlures graves. Les deux survivants avaient laissé des notes déclarant que leur situation financière désespérée expliquait leur geste.

La crise sociale en Europe ne touche pas seulement les travailleurs adultes et les retraités. De plus en plus, les perspectives de familles entières et de jeunes enfants sont sacrifiées à l'autel de la « consolidation fiscale » et de la « réforme de l'Etat providence » par une minuscule élite financière privilégiée. Un récent reportage du journal Le Monde révélait que des dizaines de milliers d'enfants italiens quittent l'école plus tôt pour trouver du travail et soutenir leur famille. L'article parle d'enfants de dix ans faisant des journées de travail de 12 heures pour des salaires d'un euro ou moins de l'heure.

La pauvreté et une polarisation sociale extrême sont en train de ravager tout le continent. Selon des chiffres de l'UE pour 2009, qui sont déjà fortement dépassés, plus de 20 pour cent de la population d'Espagne et de Grèce, pays d'Europe occidentale, vivent dans la pauvreté. Ces taux sont plus élevés dans bon nombre de pays d'Europe centrale ou de l'Est, tels la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie et la Bulgarie.

Tous ces pays ont été soumis à des programmes d'austérité massive dictés par l'UE et le FMI. Conséquence directe de la crise sociale, la population de Roumanie a diminué de 12 pour cent durant les dix dernières années, du fait de la combinaison du déclin de l'espérance de vie, du déclin du taux de natalité et de l'émigration massive des jeunes cherchant un avenir à l'étranger. On note des diminutions similaires de la population en Bulgarie et en Lettonie. Au coeur de l'Europe, la pauvreté et la polarisation sociale augmentent aussi de façon spectaculaire dans les plus grandes économies d'Europe, l'Allemagne et la France.

Cet anéantissement du niveau de vie et des perspectives d'avenir sur tout le continent est une première par temps de paix. C'est un réquisitoire dévastateur contre l'Union européenne et plus particulièrement contre ses apologistes dans les syndicats et les partis de l'ex-gauche.

Le désespoir qui a conduit Dimitris Christoulas à se suicider cette semaine ne peut s'expliquer uniquement par ses difficultés financières. Les travailleurs et leurs familles sont capables de surmonter même des problèmes aussi terribles lorsqu'ils savent qu'ils ont le soutien d'une organisation ou d'un parti qui est prêt à se battre pour eux. Mais c'est précisément ce qui manque dans la situation actuelle.

Toutes ces organisations qui prétendent toujours, en paroles, avoir une certaine allégeance envers la classe ouvrière sont depuis longtemps passées de l'autre côté. Il n'existe pas aujourd'hui de partisans plus résolus de l'UE et de sa politique que les syndicats européens et leurs satellites soi-disant de gauche tels SYRYZA en Grèce, le Parti de Gauche en Allemagne, et le NPA en France. Toutes leurs palabres sur les réformes et la possibilité d'une « Europe sociale » n'ont pour objectif que de camoufler le cordon ombilical qui les relie à la bureaucratie syndicale et à ses groupes de réflexion et ses lobbyistes de Bruxelles.

L'unique alternative à la dévastation sociale qui enveloppe actuellement le continent est la mobilisation de la classe ouvrière dans toute l'Europe contre la bureaucratie syndicale et ses parasites, et la formation de gouvernements ouvriers. De tels gouvernements répudieraient immédiatement les programmes d'austérité et de remboursement de la dette dictés par les banques, se retireraient de l'UE et de toutes ses institutions et entameraient le processus de construction d'une alternative authentiquement démocratique fondée sur la satisfaction des besoins des larges masses de la population, à savoir les Etats socialistes unis d'Europe.


(Article original publié le 6 avril 2012)

Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire
Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 12:59
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hal

 

La toile chauffe

 

 

 

www2012: la conférence mondiale du web débarque à Lyon

 

Par Herve Kabla,

 

publié le 16 février 2012

 

La prochaine conférence mondiale du web se déroulera à Lyon du 16 au 20 avril prochain.

 

Voici un rapide compte-rendu en direct de la conférence de presse organisée ce matin dans les locaux du CNRS.

 

Les speakers

 

Julien MASANES, CEO de Internet Memory

 

Michel BIDOIT, INS2I CNRS Alain MILLE, Université de Lyon, Directeur de recherche au LIRIS, co-président de www2012

 

Gregory GREFENSTETTE, Exalead (Dassault Systèmes)

 

Michel BIDOIT

 

Le CNRS, c’est 10 instituts. Michel BIDOIT représente l’INS2I (sciences de l’ingénierie et des systèmes): cela couvre des disciplines comme l’informatique, l’automatique, la robotique, le traitement des systèmes et des images, les systèmes sur puces.

 

Il insiste sur les liens entre toutes les discplines: l’informatique était autrefois lié aux mathématiques, il faut maintenant s’intéresser aux liens avec les sciences sociales, la biologie, etc.

 

Les enjeux dans les sciences du vivant ou du comportement sont gigantesques.

 

Le CNRS s’associe donc à la conférence www2012, avec trois grands sujets de prédilection: comment exploiter la richesse du web: comment tirer de la connaissance et du sens de ces énormes volumes de données. l’évolution du web, le web de demain: nouveaux outils, nouveaux usages, nouveaux services. l’impact du web sur la société et son rôle social: l’analyse des réseaux sociaux est un sujet de préoccupation.

 

Alain MILLE

 

Les conférences www existent depuis 1991, sur une base ternaire: Asie/Pacifique, Amériques, Europe (note: et l’Afrique?)

 

Cette année, ce sera à Lyon du 16 au 20 avril prochain. Les universités et grandes écoles Lyonnaises s’y sont associées, ainsi que le CNRS et l’INRIA.

 

Qu’est devenu le web en 2012?

 

Un gigantesque système d’information, complètement distribué. Pour la première fois dans la courte vie de l’informatique, les utilisateurs se sont emparés de l’outil informatique pour l’adapter à leurs propres besoins, sans cahier des charges.

 

Chacun contribue à l’évolution du web, à sa manière. La toile est tissée de manière continue, et mondiale.

 

Les noeuds du web sont des cellules actives, qui disposent de leurs propres ressoures: le système est devenu pro-actif.

 

Chaque noeud augmente sa capacité et agit sur les autres. Pour les utilisateurs, l’exploitation du web se fait au travers de navigateurs, et avec l’aide de moteurs qui permettent d’organiser, indexer les ressources.

 

Le comportement du web a-t-il été prévu pour cela, ou a-t-il été influencé par les premiers usages: on est dans un problème du genre de l’oeuf et de la poule.

 

Le web concerne presque toutes les activités humaines: aujourd’hui, il serait sans doute plus rapide de lister les activités qui n’utilisent pas encore le web, que celles qui utilisent le web.

 

Le système d’information web évolue de manière plastique (cf. cloud computing).

 

Le web se pose des questions liées au développement durable et aux ressources énergétiques.

 

La complexité du web relève de la complexité du vivant, du social, du politique, de l’humain. Le web est un dispositif social, qui n’échappe pas à la notion de confiance (note: la base de tout engagement social, sur le web ou ailleurs).

 

L’impact économique du web est un enjeu de société, mais les économies du web sont en perpétuelle évolution, avec leurs propres contradictions et les frictions avec les autres modèles économiques, plus traditionnels.

 

Cette grande diversité du web justifie le travail de recherche mené au CNRS et dans d’autres grandes institutions.

 

La conférence commencera par 29 ateliers, pluridisciplinaires (quelques uns très techniques).

 

C’est aussi 19 tutoriaux.

 

La conférence web4all (accessibilité) accompagnera le www2012.

 

Des intervenants comme Neelie Kroes, Tim Berners Lee, Gilles Babinet, Bernard Stiegler, etc.

 

Une série de tables rondes ouvriront aussi al conférence, elles porteront sur l’éducation, la démocratie, le journalisme, les « humanités » (sciences humaines) numériques, l’art, etc.

 

Il y aura 108 papiers présentés (sur 900 proposés), sur une grande variété de sujets: industrie, technologie, recherche, le programme est très impressionnant (note: je confirme).

 

Enfin, un programme off aura lieu en parallèle.

 

Julien MASANES

 

Il représente une session particulière sur les projets européens. Objectif: montrer la dynamique et présenter les résultats des projets de recherche menés et financés par l’Union Européenne.

 

Quelques chiffres: la recherche en Europe est « cadrée », les programmes durent de 4 à 5 ans.

 

Cela représente un budget de 9,1 milliards d’euros sur le programme cadre actuel (le 7e): les capacités de financement sont comparables à ce que peuvent mobiliser les pays eux-mêmes, voire les Etats-Unis. Les grandes tendances: le traitement de grandes bases de données (note: Ekoz…).

 

L’expérimentation à grande échelle est impérative, mais la recherche publique a de grands problèmes sur ce point par comparaison avec les sociétés comme Google (note: ou Exalead…).

 

23 projets seront présentés: des formats courts, des démonstrations, des sujets comme le social computing ou autour du search (note: toujours à la mode).

 

Gregory GREFENSTETTE

 

Exalead est une division de Dassault Systèmes depuis 2 ans. Exalead est le dernier moteur de recherche à indexer tout le web en Europe.

 

Il indexe 16 milliards de pages à l’heure actuelle. Mais son but ultime, c’est l’indexation pour les entreprises.

 

Deux phénomènes intéressants:

 

Big data: l’internet était construit par des hommes, désormais il est construit par des machines (internet de données). C’est un sujet prioritaire.

 

Open data: c’est un mouvement qui vise à permettre l’interconnexion entre les systèmes d’information.

 

Exalead s’associe à Yahoo! pour cela (industry track)

 

Rendez-vous à Lyon à partir du 16 avril prochain.

Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 15:52
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franc moisins Arthur n'avait rencontré Mendes que deux fois, Simon le lui avait amené à U.S.I.N.E. pour le lui présenter, mais aucune décision n'avait été prise. Arthur voulait déjà se rendre compte par lui-même de la teneur de ces bribes de réalité diffusées au compte goutte par Simon, étrange alliance.

 

Si le père Arthur ne les avait pas mis en contact, ils ne se seraient jamais rencontrés. Simon n'avait rien à faire des histoires politiques, lors de leurs premières rencontres il avait été plus que distant, il avait même moqué les convictions d'Arthur. Qu'est-ce que tu vas faire avec ta révolution, te faire trahir?

 

Dominique Premier aussi l'avait bien moquée un jour. Il y a des puissants et il y a des faibles, tu choisis quel camp, moi je préfère être du côté du manche, ma place est réservée depuis ma naissance, mon parcours est tracé, je ne suis pas née pour subir, tu comprends. Elle l'avait écarté de sa vie.

 

C'était une blessure vive dont il semblait à Arthur ne jamais pouvoir s'en soigner, la blessure contenant toutes les autres depuis l'enfance, un engourdissement maladif où l'on attends en vain d'aller mieux un jour, une plongée ténébreuse dans une détresse ignorée du monde, lui aussi était en fugue.

 

Des meneurs se pointeront. Ils ébranleront l'indifférence des multitudes aux amertumes stériles. Ils exploiteront ces afflictions pour former des partisans prêts aux obéissances. Unis dans l'aversion pour un monde arrogant, ils embraseront des  passions de moins en moins légitimes, assassineront.

 

Arthur voulait que sa révolte serve l'humanité, il souhaitait que ces souffrances si tôt endurées ne puissent plus être, que les sociétés grandissent dans le respect et l'enrichissement mutuel, que les maux soient guéris plutôt que punis, il voulait s'inscrire dans la longue marche de la conscience.

 

Les maitres mots des personnalités marquantes de son enfance puis de son adolescence étaient émancipation, responsabilité individuelle, éveil des consciences, libération, résistances, justices, et il lui semblait désormais que tous se fussent endormis sur les berges des marées  furieuses.


Dans quelle barcasse embarquer et avec qui. Les vociférations  des punks adolescents en rupture de confort familial à U.S.I.N.E. ne lui semblaient pas prometteuses ni initiatrices d'un quelconque renouveau, il ne se voyait pas vivre le fiasco permanent de cette agitation douloureuse.

 

Il ne savait pas entendre parler d’un désastre, affronter la vue d’un alcoolique dépenaillé, croiser une femme enceinte entraînant sa nuée marmailleuse, sans se voir et se savoir lui-même, en reflet, tel  sous-produit de l’humanité qu’il était depuis son enfance , sans place, un homme blessé.

 

L'escalade impitoyable des jeux de la Bourse aux gains aussi extraordinaires que hypothétiques aiguillonne toutes les concupiscences sous le déferlement destructeur d’un ultralibéralisme asservissant, quel est le poids des protestations et des serments de n’importe quel personnage de bonne volonté ?

 

Il se sentait prisonnier de contradictions les plus insolubles, voulait la révolution, ne voulait pas la guerre, voulait la discipline organisée, était insoumis, refusait les politiciens, s'engageait dans la lutte, refusait le développement de la misère, ne voulait pas faire fonctionner ce monde d'injustices.

 

C’est pourquoi en permanence dans sa tête il tempêtait, il criait. Bien sûr il suffisait de mettre un pied devant l’autre pour avancer, sans ne jamais s’arrêter. Il jurait, pris d’une fièvre dans sa marche spasmodique, la misère le traquait. Pour les douleurs il avait, dès sa naissance, une sacrée coudée d’avance.

 

Sentir dans les chairs de son esprit la cicatrice incandescente de l’esclave marqué, du bagnard, de l’animal promis à l'abattoir, stigmate depuis toujours, gravé, indélébile, dans son être. Arthur était de ces femmes, de ces hommes abaissés, gâchés, amoindris, il se percevait frère d'eux tous.

 

Il ne pouvait l'endurer. Des impulsions de révolte absolue le saccadaient, une contestation ardue, une exécration atroce. Le désir de déguerpir ce cauchemar. L'angoisse des périls que subissent et que représentent ces laissés-pour-compte dépossédés à qui un minimum de dignité est refusée.


Cette infirmité est inconnue des nantis. Leur fanatisme bouillonnant à se protéger sans cesse par des biens amoncelés se transforme en fiels revêches, en lamentations ingrates, en dépits offensifs, en frustrations morbides, en rancœurs de ne pouvoir obtenir cette plénitude qu’ils considèrent être le bonheur.

 

Le pauvre se jette à corps perdu à sa recherche. Mais personne ne lui a offert le mode d’emploi. L’alcool, la drogue, le sexe, ce sont les seuls moyens qu’il connaisse. Ainsi, il s’enfonce, plus profond. En fait de bonheur il concoure à la possession de moins en moins jouissive de sa déchéance.

 

Mendes ne saurait devenir mieux qu’un banal apprenti, encore faudrait-il le réconcilier avec l'éducatif et le scolaire, que pourraient-il bien en tirer, vers quel destin pourraient ils le conduire ? Arthur circulait à vue, ne se sentait pas préparé, mais si le Père Arthur Hervet supervisait les opérations?

 

Arthur ne se sentait pas de se défiler, le jeune Mendes réclamait son attention et son assistance. "Mais pourquoi celui là, ils sont des milliers comme lui ?" "Celui-là m'a été présenté Dominique, aucune fée ne s'est penchée sur son berceau, pas plus sur le mien, ce n'est pas grand chose, cela ne me coûte rien."

 

"Alors tu va en faire un brave ouvrier, ce que tu refuse de devenir?" "Ce sont là les contradictions que nous devons endurer dans cette société très chère, en attendant d'en changer un jour, quand vous aurez compris l'inutilité de vos puissances et des abandons de nos possibilités, nous ne serons plus en trop."

 

Arthur espérait malgré ses doutes, ses angoisses, ses crises de conscience. Combien de couleuvres,  tapages de boutades, objections, critiques, incompréhensions et scepticisme, coups bas, calomnies, dénigrements dans un haussement d’épaule, parfois humilié, renié, fractionné, torturé. Entendu, jamais.

 

"Tu es fait pour crever de douleur, de souffrance et de chagrin, la tristesse est ta vêture, et la mélancolie ennoblit tes jubilations hilares, crois tu être le premier, crois tu être invincible ?" "Si tu savais comme je suis humble, si peu sûr de moi, mais je ne peux pas aborder tes rivages  de mort et de massacres."

Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 12:09
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Soline Goldman Sachs finance la prostitution des mineures! Le cynisme absolu et révoltant des dirigeants de la planète doit être dénoncé vigoureusement. Nous avons le devoir de sauver ce qu'il y a encore d'humain dans la façon de gérer le monde.

 

 

Pour cela nous devons être impitoyables et sans états d'âme face à ces mafieux qui nous gouvernent. Ces gens là ont décrété que seul le profit compte et qu'importe la façon de faire de l'argent, l'essentiel est de faire de l'argent, après tout le dicton populaire dit bien que l'argent n'a pas d'odeur.

 

 

 

L'humanisme selon est une valeur d'un autre âge qui ne peut avoir d'importance aujourd'hui. La liberté du renard dans le poulailler ne doit jamais être connotée positivement. Ce n'est que le retour à la loi du plus fort et un retour à la barbarie et à l'esclavage. Les valeurs que nous avons en commun et que nous leur prêtons ne sont jamais partagées par ces monstres déguisés en personnes respectables.

 


Il faut lire le livre de Roberto Saviano : "GOMORRA», pour comprendre que les vrais mafieux ne sont pas ceux que l'on croit. Les vrais salauds sont les financiers de tout poils qui saisissent toutes les occasions pour engranger des fortunes. Les traitements des déchets européens en Italie où, hasard merveilleux, les normes sont assouplies par la loi du silence.

 

 

Il en est de même pour les déchets radioactifs qui sont coulés au large de Barri en contradiction avec toutes les normes internationales. Le "businesse" est juteux car on a, grâce à la libre circulation des  capitaux, pris soin de démanteler toute forme de régulation, aussi faible qu'elle ait pu être.

 


Le pillage des états souverains est orchestré par les mêmes criminels. C'est Goldman Sachs qui a mis la Grèce à genoux afin de dépecer cette merveilleuse nation. La titrisation des emprunts grecs et ensuite la spéculation sur les fameux CDS, ont permis à ces bandits de trouver la martingale gagnante qui garantit à tous les coups un gain maximum assuré.

 


Certains parlementaires européens, au service exclusif de cette pieuvre mondiale, ont confié en « Off » lors d'une réunion du parlement européen, que le but recherché par ces requins de la finance, était de ramener le salaire moyen grec au niveau du salaire le plus bas en Europe, à savoir celui de la Roumanie et celui de la Bulgarie.

 


On peut en déduire aisément, sans être pour autant un expert émérite, que cette disposition va être appliquée à tous les pays d'Europe. Tout semble réussir à ces salauds ordinaires. L'étape suivante est tout simplement la recherche du travail gratuit. Cette solution a déjà été expérimentée par l’Allemagne nazie.


 

Dans les camps de déportation et dans les camps d'extermination, les grandes entreprises venaient chercher une main-d'oeuvre bon marché. Siemens a été de celles-là. La règle d’or en vigueur, était déjà la recherche du profit maximum.

 

 

Même si les dirigeants ne pouvaient pas ne pas savoir, la coopération avec les camps de la mort n'était jamais remise en cause. J'ai cité cette entreprise, mais à sa décharge elle n'était pas la seule. Elle ne faisait qu'appliquer des dispositions légales...

 


Il est curieux de constater que cette même entreprise a été avec la banque Goldman Sachs, à l'origine du désastre grec. En effet, lors des jeux olympiques d'Athènes, des montages financiers douteux ont permis leur enrichissement faramineux au détriment de la légalité. Les dettes grecques prennent  leurs sources à cette époque.

 


L'argent de la drogue, des ventes d'armes, permet également à ces prédateurs de l'apocalypse de faire encore plus de profits. Ils ne s’en privent pas.

 


Dans l'article ci-après, un journaliste américain de renom écrit dans le "New York Times" un article où il expose la participation du numéro un de la finance mondiale dans le trafic d'êtres humains et plus grave encore dans la participation de la prostitution des mineurs.

 


Nous ne pouvons pas rester indifférents aux agissements criminels et barbares des maîtres du monde. Goldman Sachs dirigent les USA, la Grèce La banque centrale européenne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, et bien d'autres pays encore.

 


L'argument fallacieux et un peu court qui consiste à dire que nous ne pouvons rien y faire, que ce sont les plus forts, qu'ils détiennent tous les pouvoirs, doit être combattu fortement. En effet, avec ces raisonnements défaitistes, Hitler serait encore au pouvoir. Retrouvons le chemin de l'indignation et de la Résistance.

 

 

Abattons ces monstres. Touchons les là où leur cuirasse présente quelques faiblesses. Une d'entre elles, me semble être la bataille de l'information.

 


Répandons massivement autour de nous, dans notre travail, en famille, ces révoltantes informations. Eveillons ainsi la volonté de combattre. Introduisons dans ces organismes barbares  des virus destructeurs. Utilisons l'effet "DRACULA" qui en 1998 avait permis de stopper certaines mesures ultralibérales.

 

 

Je pense en particulier au  fameux AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement). Un effort exemplaire de mobilisation citoyenne à obligé la France a refuser ce traité. Par effet domino l'accord est devenu caduc pour le plus grand bonheur des peuples.

 


Le principe est simple, si l'on expose au grand jour les ignominies de ces gens, alors comme le célèbre vampire, elles n'ont d'autres choix que d'aller se réfugier dans les ténèbres. Leur dangerosité s'atténue donc sensiblement.

 


Soyons confiants, ayons la farouche volonté de leur faire mordre la poussière. Tous ensemble nous pourrons reconstruire un monde meilleur et plus juste, celui que les Résistants de la seconde guerre mondiale avaient déjà appelé "Les jours heureux".


Lucien PONS


Par Christian Hivert - Publié dans : Autonomie - Communauté : les anti-capitalistes - Ecrire un commentaire

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