Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ne peut être vendu

écritures

la vie s'écoule la vie s'enfuit

 

Texte libre d'acces

 

Romans (Kahina, Destin majeur, De l'autre côté de la rivière, Ne peut être vendu)

Assemblée

Les mémoires d'un poilu de 14, par Gaston HivertLes mémoires d'un poilu de 14, par Gaston Hivert

brochure-comite-des-mal-log-s-1991Comite des Mal Logés:1991

DAL : les mensonges Dal : les mensonges

Les liens Opac du DAL Les liens Opac du DAL

 Réquisitions inflammables Réquisitions inflammables

NE-PEUT-ETRE-VENDU.doc NE PEUT ETRE VENDU:1984

de-l-autre-c-t--de-la-rivi-re.site.pdf De l'autre côté de la rivière

Pierre Selos

Les-cons-sont-la.mov Les-cons-sont-la.mov

19 Tout s'arrange Tout s'arrange

06 Piste 06 12 Deux

Quinze-ans.m4a Quinze-ans

Mon amour Mon amour

        Le passage, élté et Pierre

Possible n°9 Possible n°9

Bertrand Louart..etc

QECSI.pdf Quelques Elements d'une Critique de la Société Industrielle.pdf

Guerin-Pour-le-communisme-libertaire Guerin-Pour-le-communisme-libertaire

libre service

Publié par Christian Hivert

UN VOYAGE DANS LE TEMPS : P.SELOS

UN VOYAGE DANS LE TEMPS

Vous est-il déjà arrivé de laisser dériver votre pensée toute imprégnée d’un lieu porteur d’Histoire, au point d’avoir envie de remonter le temps ?

Si je vous disais en avoir fait l’expérience, me croiriez-vous ?

C’est pourtant ce qui m’est advenu, suite à une invitation à venir animer une veillée au cœur de la Bretagne profonde, loin de toute côte, perdu à l’intérieur des terres, hors des chemins touristiques balisés. Je vous en tairais le nom, de peur d’en troubler la quiétude.

L’homme qui m’accueillit était à la fois le châtelain et le propriétaire de la majorité des terres de sa commune. Monsieur le Comte, tel était son titre, revendiquait hautement ses quartiers de noblesse.

Bienfaiteur de l’unique école tenue par les religieuses d’un couvent voisin, il perpétuait ainsi la tradition des pieuses fondations que les seigneurs ne manquaient pas de créer, en songeant au salut de leur âme.

J’eus donc droit aux égards de mon hôte. Il me fit faire le tour de ses domaines, moi cahoté dans une antique berline, vitres baissées, lui caracolant à ma portière, changeant de côté, selon la disposition des lieux.

Entrant dans chaque métairie, j’assistais à la répétition d’un rituel identique qui me plongea en plein Moyen Âge. Il me revint alors en mémoire une image d’un magnifique ouvrage consacré à la chevalerie.

Tandis que l’homme, tête découverte, tenait l’étrier du seigneur, sa femme accourait, élevant vers lui une coupe, soit de vin, soit de cidre, en signe de soumission.

Il en fut de même pour le Comte qui y mouilla ses lèvres, s’enquit de leurs nouvelles et prit congé.

Le soir, la veillée étant précédée d’un banquet généreusement offert à tous mais en l’absence du Comte, car il ne faut pas déchoir de son rang, un taxi m’attendait, course réglé, mon hôtel idem, et mon cachet en poche.

J’eus beaucoup de mal à trouver le sommeil, cette nuit là

De retour à Paris, il me fallut quelque jour pour être bien être certain de n’avoir pas rêvé.

P.SELOS

Paris, le 27 Octobre 2015

Commenter cet article