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Publié par Christian Hivert

          JANUS        L’Ambivalence : P.SELOS

JANUS

L’Ambivalence

- Bio anthroposphère.

À force d’abuser, au nom de la protection des espèces vivantes telles que faune, plantes et insectes, on en vient à minimiser la place de l’homme, sauf à lui attribuer la responsabilité de toutes les atteintes à l’environnement.

Il faut pourtant se rendre à l’évidence, en dépit d’une ambivalence à la Janus, capable du meilleur comme du pire, son premier domaine est la planète bleue. Mais ce dieu romain est aussi celui qui « ouvre les portes », facilitant le passage d’un monde à un autre, et donc, l’accès

à l’univers.

- L’Aventure Spatiale.

Cette page d’histoire, l’homme en a commencée l’écriture dès qu’il a su tracer les premiers signes, qu’il s’agisse de dessins malhabiles ou de graffitis primitifs symboliques.

Les grecs cherchaient à expliciter le cosmos par l’infiniment petit, l’atome étant, dans leur préscience, la mesure initiale.

Les diverses civilisations, via leurs croyances religieuses, ont construit des observatoires tant pour situer la terre dans l’espace que pour établir des calendriers agraires en mesurant le temps et se livrer aux arts divinatoires.

Les XV, XVI et XVII siècles, suite aux progrès des techniques d’observation, celles des mathématiques et l’application d’une méthodologie rationnelle ont jeté les bases auxquelles nous devons aujourd’hui l’aventure spatiale.

Il est à noter que cette avancée ne s’est pas faite de façon continue mais qu’on assiste maintenant à une à accélération quasi exponentielle de la chose.

- Les Motivations.

Il est dans la nature de l’homme de satisfaire sa curiosité.

Une autre motivation, qui fut longtemps une constante historique, est d’agrandir son pré-carré.

Mais n’oublions pas aussi le coût des découvertes qui appelle toujours un retour sur investissement : Marché des satellites de télécommunication, satellites militaires-espions, cartographie des ressources géologiques et fonds d’océans.

- Les Vecteurs Technologiques.

La technologie des lanceurs est dûe exclusivement à l’arsenal militaire élaboré au centre de recherche allemand de Peenemünde, Poméranie occidentale, dans l’ancien land de Mecklenburg. Dans l’immédiat après-guerre, russes et américains firent la course pour s’accaparer le maximum de savants allemands.

V1 et V2, de sinistre mémoire, en assument la paternité.

Y aura-t-il un jour une guerre des étoiles ?

- La Surexploitation des énergies fossiles.

La gestion des stocks n’est qu’un retardateur de catastrophes et, dans l’état actuel des connaissances, une planète de secours, si tant est qu’il s’en trouve, nous est hors de portée.

Comme nous avons déjà fait du ciel une vaste poubelle, nous laisserons partout des traces à long terme de notre passage, violeurs de lieux vierges depuis l’origine.

- Les Énergies-Relais Renouvelables.

Les conséquences du réchauffement climatique actuel ne nous laissent guère le choix car l’échéance se situe dans un futur proche.

On peut faire confiance aux capacités d’adaptation de l’être humain qui en a vu d’autres, comme nous le révèle l’étude des fossiles et

le contenu du permafrost.

Des périodes glaciaires alternant avec celles de chaleurs tropicales, l’humanité n’en perdure pas moins.

- Des Capacités Naturelles.

Les sens développés, étayés par un usage immémorial de l’observation ont doté l’homme prétendument primitif de dons que nous avons irréversiblement perdus. Nous devenons, j’en suis l’exemple type, des humanoïdes bioniques dépendants de nos moyens ultra sophistiqués de communication, de déplacement, de médecine génétique et d’implantation d’organes artificiels miniaturisés.

D’après Darwin sa théorie de l’évolution n’est pas irréversible et si la fonction crée l’organe, son non usage peut générer une atrophie.

« À ne plus marcher, nous deviendrons tous culs de jatte.»

Ajoutez à cela la mise en culture de tissus organiques humains, les nanotechnologies et vous aurez un tableau édifiant du nouvel Adam et de la nouvelle Eve au présent et au futur, dans notre sphère occidentale qui s’accommode fort bien des disparités socio-économiques chez elle et dans le reste du monde.

- De l’Artisanat à l’Industrie.

L’espoir déçu par l’utopie, laquelle prévoyait la fin de la pénibilité au travail, grâce à la technique, a donné naissance, dès les débuts de l’ère industrielle, au prolétariat revendicatif anticapitaliste.

Le paternalisme patronal a su très tôt créer une dépendance sur le modèle féodal vis-à-vis de sa main d’œuvre : Loger, soigner, scolariser, compléter les bas salaires par des biens de consommation à prix réduit dans leurs propres coopératives, le tour était joué, jusqu’aux âmes qui n’aient été l’objet de leur sollicitude avec un clergé à leurs bottes.

L’esclavage a la vie dure !

- L’Hyper Productivité : Le Low Cost.

L’alibi invoqué par les partisans d’un tel système est de permettre aux faibles revenus de bénéficier des mêmes services que la clientèle aisée, mais dans l’inconfort et les aléas horaires.

Baisser les prix au lieu d’augmenter les salaires, une prothèse aux inégalités.

Information complémentaire : Les pilotes et le personnel de bord sont sous le régime d’auto-entrepreneur. Ils sont ainsi corvéables à merci et licenciables sans préavis ni indemnités aucunes.

- L’Intelligence Artificielle : Qui Programme ?

Si l’on s’en tient au sens restrictif du terme, voila un incontestable exemple d’oxymore. Le thème récurrent du golem ne cesse pas de hanter le subconscient judéo-chrétien.

Du robot industriel cantonné à des tâches répétitives aux machines pensantes, l’écart se calcule en années lumières.

Le robot autonome n’en a que le nom : alimenté en temps réel par les informations boursières, il n’est qu’un calculateur de probabilités tout aussi apte à se « planter » que n’importe quel trader de Wall Street.

Ceux-là seront les premiers à vous parler de l’intuition, complètement étrangère à la robotique.

- Une Culture Élitiste ou Populaire.

La sociale démocratie n’a jamais eu pour finalité de modifier l’ordonnancement de la société mais, en respectant la hiérarchie sociale établie, de faire en sorte qu’on puisse, à différents niveaux, accéder aux savoirs.

Ainsi ne trahit-elle pas le principe de gratuité proclamée par la constitution républicaine. En multipliant les incitations à visiter les musées et lieux d’expositions, les salles de théâtre et de concerts, et en subventionnant, par des tarifs spéciaux, l’accès de nombreuses catégories de publics, le politique se dédouane à bon compte du maintien des disparités en complétant le tout par l’introduction de l’éducation artistique à dose homéopathiques à l’école.

« Science sans Conscience n’est que Ruine de l’Âme » François Rabelais

Rabelais pressentait tout comme un peu plus d’un demi-siècle après, Montaigne, les risques que les nouveaux sorciers du savoir pouvaient faire encourir au monde et en priorité aux humains.

Les savants atomistes en prirent conscience trop tard.

« Le marteau sans maître » composition de Pierre Boulez d’après

une œuvre poétique de René Char en est la parfaite illustration.

Les notions de conscience, d’éthique et de morale, dont aucune n’est interchangeable, et qui sont très a la mode ces temps-ci, composent un fourre tout où s’opposent les traditionnalistes et les prétendus disciples des Lumières. Le débat reste ouvert.

Perte d’Identité : Les Repères Effacés.

Croulant sous un flot d’informations qui n’en sont d’ailleurs pas, le quidam se sent déboussolé et se réfugie dans une quête éperdue, à la recherche de ses racines. Cette démarche fait la fortune des généalogistes et les scores significatifs de La Droite.

- Nourrir la Planète.

Il circule à ce sujet un délire de chiffres contradictoires dans la bataille que se livrent les experts de l’écologie et ceux des semences génétiquement modifiées.

Il y a belle lurette qu’on sait faire pousser dans n’importe quel sol des plantes nourricières de l’homme et de l’animal. L’ingénieur agronome, doublé par les savoirs locaux, peut y pourvoir, respectant la couche arable en la travaillant en surface, moins appauvrissant et donnant des rendements supérieurs aux méthodes classiques occidentales.

La gestion de l’eau, problématique incontournable de toute agriculture, étale en plein jour des comportements déraisonnables et égoïstes des protagonistes en présence. : Les guerres pour « l’or blanc »

ont déjà commencé.

Quand on parle de l’eau, on soulève de suite la question du maïs. Or l’ INRA, l’Institut National de la Recherche Agronomique, a mis au point un maïs aux besoins pauvres en hydratation et destiné en priorité à l’Afrique subsaharienne. Reste à convaincre la paysannerie locale incrédule, qui s’en réfère aux reportages sur la culture industrielle américaine.

La Surproduction : Les Paysans « Salariés ».

L’industrialisation de l’agriculture a transformé le paysan, jadis farouchement jaloux de son indépendance, en employé des firmes agro-alimentaires et pétrochimiques qui les empoisonnent ainsi que les sols.

Les témoignages des victimes et de leur famille commencent à se muer en plaintes déposées en justice avec qualification en maladie professionnelle et demande d’indemnisation.

Et savez-vous qui s’y oppose ? La Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles, FNSEA, « maquée » avec les multinationales du secteur.

« Vous me conjuguerez cent fois le verbe accepter des pots de vin, à tous les temps »

À remarquer que la plupart des produits phythosanitaires ne font pas état de leur dangerosité.

Ils ne mettent pas seulement la santé de l’utilisateur en péril mais, indirectement, en épandage par nébulisation, au gré des vents, celle de riverains qu’ils intoxiquent.

En Île-De-France, les produits bios sont un mensonge.

Si on y ajoute les terrains des anciens sites industriels non dépollués, on aura une idée de l’étendue de l’escroquerie.

Mais il semble qu’on entre en bio-consommation comme en religion avec ces chapelles que forment les divers régimes alimentaires.

- Attribution des Terres et Subventions.

Il est presque impossible de nos jours de transmettre son exploitation agricole, soit à quelqu’un de sa famille, soit à un jeune motivé par cette activité. Les SAFER, Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural exercent le plus souvent leur droit de préemption prétextant l’absence de garantie financière et l’exigüité des surfaces. Reines du remembrement, elles donnent leur préférence aux gros propriétaires terriens qui tirent d’une Europe « vache à lait » des subventions sur les terres en friche ou, dans le cas des céréaliers des primes conséquentes à l’hectare.

Le diplômé, sorti d’un lycée agricole réputé, a peu de chance

d’exercer sa vocation, d’où le nombre important, sur le marché, des paysagistes, agents municipaux préposés aux parcs et aux espaces verts.

D’autres ont trouvé une clientèle dans la niche des jardins privatifs.

- En France, Mort Annoncée de la Viticulture Artisanale.

Un viticulteur en procès.
Emmanuel Giboulot « a commis une infraction pénale. Il n'a pas respecté l'arrêté préfectoral» qui imposait de traiter toutes les vignes de Côte-d'Or, suite à une épidémie de flavescence dorée » a estimé le représentant du parquet et ce, par choix idéologique, soignant ses vignes de façon biologique. De son côté, l'interprofession bourguignonne s'inquiète d'une mauvaise publicité. Il est bon de lui remémorer le scandale suivant :

L’une des 10 maisons les plus importantes de Bourgogne dans le négoce en vin s’est retrouvé au-devant de la scène pour une affaire de trafic de vin. Installée à Nuits-Saint-Georges en Côte d’Or depuis 1832, elle a été reprise en 1974. Les deux gérants âgés de plus de 80 ans ont été mis en garde à vue ainsi que quatre des responsables de l’entreprise bourguignonne.

Et la fraude n’est pas mince. Selon les résultats de l’enquête, le Procureur de la République de Dijon a indiqué lors d’une conférence de presse que l’enquête n’était pas encore terminée mais, vu le nombre important de bouteilles, le système de fraude était bien organisé et bien rodé.

Vins coupés et fraude sur les étiquettes :

Lors de cette conférence de presse, le Procureur a indiqué que cette maison de négoce employant 70 salariés est soupçonnée d’avoir coupé le vin de 500.000 bouteilles pour une valeur de 2,7 millions d’euros. Cette fraude, appelée fraude à la coupe ou encore fraude sur les appellations consiste à mélanger des appellations dans des proportions dépassant le seuil autorisé (15 % pour les vins de Bourgogne) et même de rajouter du vin qualifié de vin de table.

Le Procureur indique aussi que les étiquettes de plus d’un million de bouteilles ont été changées.

« S’il y avait une rupture de stock de Meursault 2008, le Meursault 2010 était transformé en 2008 sur l’étiquette ». La mention Vieille vigne était même ajoutée sur certaines étiquettes de bouteilles qui ne l’étaient pas.

Les gérants de la société de négoce en vins de Bourgogne Labouré-Roi reconnaissent les faits. Mais, ils n’invoquent pas la fraude volontaire. Pour eux, il s’agit plutôt « d’erreurs matérielles ou informatiques ».

Cette maison exporte dans plus de trente pays. Ce scandale du vin risque bien d’éclabousser l’ensemble de la filière. Le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne indique qu’il se portera partie civile. Michel Baldassini, le président délégué du BIVB précise :

« Plus de la moitié des vins de Bourgogne sont exportés dans 150 pays. C’est pourquoi, aucun soupçon de tricherie qui entacherait la réputation de ces vins ne saurait être toléré ».

L’épilogue judiciaire est aujourd’hui introuvable sous la pression évidente du lobby viticole.

Ce scandale du vin n’est pas isolé. Rappelez-vous de celui des vins de Bordeaux dans les années 70 où le vin était mélangé avec du vin de table du Languedoc.

P.SELOS

Paris, le 5 décembre 2014

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