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Publié par Christian Hivert

Les mémoires d’un poilu de 14

A mes neveux et nièces Jean et Jeanne Marie et à leurs enfants Christian et Dominique en témoignage de la grande affection que j’ai pour eux. Gaston Hivert le 21 Décembre 1969

J'ai 80 ans et à l’occasion du cinquantenaire de ma de ma libération (12 Aout 1919) après 7 ans et 52 jours de caserne et de guerre, je voudrais essayer de reconstituer cette période de ma jeunesse, que j’ai vécue dans l’infanterie 4e régiment d’infanterie à Auxerre, 5e compagnie. On voudra bien m’excuser, si quelques oublis ou lacunes s’y sont glissés ? Je fus donc libéré de l’armée active, le 16 novembre 1913 ; rabiot dû à la loi de trois ans qui venait d’être votée.

—Mobilisation et débarquement —

Le 2 Août 1914, j’étais mobilisé à Auxerre, à mon ancienne compagnie la 5e, et le lendemain nous partions par le train, la joie au cœur, pour deux mois au plus, après avoir pris Berlin. Le 5 Août, nous débarquions à Sampigny (Meuse) patrie de Poincarré ! En descendant la côte qui mène à Sampigny, nous croisons un sous-officier français dans une voiture découverte ; brandissant d’une main une botte de « Uhlan » ; ce tableau exaltait encore notre ardeur et notre désir de vaincre ! Mais plus tard nous apprîmes que c’était un espion allemand, qui au moyen de ce stratagème traversait toutes les troupes françaises qui montaient au front, afin de renseigner ses chefs sur les forces ennemies. Heureusement les officiers d’artillerie qui venaient derrière nous avec leur matériel, eurent plus de flair que nos gradés, et arrêtèrent la randonnées de cet espion, qui fut exécuté sur place. Puis quelques jours plus tard, nous allons camper dans un petit village « Montsec », d’où nous découvrons au loin, les forts de Metz. Les habitants de ce petit village, nous accueillir froidement, allant même jusqu’à couper les cordes des puits, pour nous priver d’eau ; aussi fallait-il ensuite, accompagner les corvées d’eau et de bois, de 4 hommes et un caporal ! …

—Mon premier coup de feu —

Ce village, situé sur un coteau, dominait une plaine entourée d’une petite forêt ; c’est là, que l’on nous apprit, avec nos outils fixés sur nos sacs, à creuser des petits trous, pour pouvoir dissimuler nos genoux, afin de ne pas être vus par un ennemi éventuel. Un jour je fus désigné avec un copain pour aller tenir un petit poste avancé. J’étais sentinelle fixe et mon camarade sentinelle mobile, comme aux manœuvres ! … Soudain vers quatre heures du soir, nous sommes prévenus par le petit poste qu’une patrouille de « Uhlans » avait été signalée dans la région. J’ouvrais l’œil, et presque au crépuscule, j’aperçois dans un tourbillon de poussière, un groupe de cavaliers sortant de la forêt, qui s’arrêtait pile. Comme il y avait plus de 400 mètres, j’avais le droit « suivant la théorie », de tirer sur un groupe, ce que je fis sans hésiter. Aussitôt les cavaliers rentrèrent sous bois, et la sentinelle mobile alla prévenir le petit poste qui alerta le grand poste, d’où le chef alla prévenir le chef de bataillon ; mais celui ci se trouvait face à face avec le maréchal des logis du 8e chasseur à cheval qui venait rendre compte au commandant, que le poste avancé avait tiré sur eux… Sans aucun blessé heureusement. L’incident s’arrêta là. On avait omis de signaler aux avants postes qu’une patrouille de chasseurs était partie en reconnaissance. Ma première balle fut donc pour les français et je ne fus pas inquiété, au contraire… Après quelques jours passés dans ce petit pays, nous fûmes dirigés par étapes successives en direction de la Belgique. Un matin au petit jour, notre commandant O…réunit en carré son bataillon dans une prairie et nous annonça, il est possible que dans quelques heures, nous soyons en contact avec l’ennemi. Aussi je vous rappelle les consignes : Voir sans être vu, tuer sans être tué !

—Baptême du feu —

Puis nous reprenons notre route en colonne de compagnie (c’était le samedi 22 Août 1914) nous passons un pont de chemin de fer avant d’entrer dans un village appelé Signeules ; à gauche de Virton.

Les Belges nous reçurent à bras ouverts, …

la suite au prochain article

"Retranscrit par le petit neveu du poilu : Christian Hivert (fautes de syntaxe et erreurs de ponctuation comprises)"

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