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Publié par Christian Hivert

L’HEURE DU THÉ : P.SELOS

C’est l’heure du thé, Big Ben a sonné five o’clock ! Sir Rudyard interrompt l’écriture du poème. L’instant est trop sacré pour ne pas s’y soumettre

La théière joufflue prend des airs d’éléphant. Quoi de plus naturel quand on infuse l’Inde !

Sur les meubles en rotin rapportés du Penjab, Mary a promené son plumeau, ce matin. Tout est ritualisé dans la vieille Angleterre. Chaque être et chaque chose a sa place assignée : Monsieur a son fauteuil et le chat son coussin. La bonne est à l’office et le valet de chambre qui sert de majordome est toujours aux aguets. Il ne transparait rien des sentiments du maître. Le décor colonial aux multiples bibelots ne montre aucun portrait d’un amour exotique. Pourtant, le petit Kim n’a rien d’imaginaire mais il est de bon ton de garder sous silence la tyrannie des corps. Il n’en est pas de même des fonds issus des mines, aussi des filatures. Les enfants exploités ne provoquent, pour l’heure, de trouble de conscience. L’Impératrice Reine ne leur fait pas l’aumône.

Monsieur Kipling vient de vider sa tasse. Il reprend maintenant la rédaction du texte un instant suspendu.

C’est comme un testament qu’il destine à son fils. Tout ce qu’il faut qu’il soit pour devenir un homme.

Qui ne le connait pas, aujourd’hui, ce poème ? Dans les couloirs d’entrée, souvent dans la pénombre, on le cherche parfois sur le papier à fleurs.

À le lire, je l’avoue, je n’y ai pas trouvé de trace de tendresse

mais la condescendance dont font preuve tous ceux qui ne doute jamais

d’appartenir à l’élite de la société. Pas le moindre remord pour cette indifférence qu’il montrait à l’égard des « David Copperfield ».

Sans contester jamais leur génie et leur œuvre, veuillez me pardonner de m’en prendre aux idoles !

P.SELOS

PARIS, Septembre 2014

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