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Publié par Christian Hivert

LE LANGAGE EST UNE ARME : P.SELOS

Le langage est une arme pour celui qui le maîtrise. Il peut servir à assujettir les uns ou à défendre la liberté des autres.

Qu’on le veuille ou non, parce qu’il est toujours signifiant, il n’est pas compatible avec l’idée de neutralité, à l’exception de la « langue de bois » des instances politiques ou sportives.

À part certains tribuns à la forte personnalité, les orateurs font appel à des rédacteurs passés maîtres dans l’art d’argumenter, en prenant soin de la rythmique des phrases et de la musique des mots, avec des pics d’emphase et des envolées en suspens.

La richesse du vocabulaire est le corollaire du milieu socio-économique des locuteurs. Les déficiences de l’enseignement et l’emprise des réseaux numériques ont, pour une grande majorité de jeunes et d’adultes, donné au livre le statut d’objet obsolète.

Pour les utilisateurs, de plus en plus rares, de dictionnaires, le risque est grand qu’ils n’y puissent trouver, non une défense du français mais

une pléthore d’anglicismes vouée aux nouvelles technologies et aux dérives laxistes de la syntaxe. : « Les personnes que je vous ai parlées » « le groupe de soldats sont » les « aux jours d’aujourd’hui »qui n’est qu’un grossier pléonasme.

Les éditeurs, dans leur frénésie de justifier leur mise à jour annuelle afin de maintenir leurs ventes, ont tendance à confondre glossaire et dictionnaire, oubliant la vocation première de l’outil : La rigueur d’une définition.

La palme revient à la déclinaison des « Petits Robert » particulièrement quand il s’agit des synonymes qui sont des plus approximatifs.

Je mène à ce sujet un combat « à la Don Quichotte » affirmant que si une société a conçu plusieurs mots c’est pour introduire des nuances et non des équivalences.

Le synonyme n’existe pas. Parlez-en aux diplomates !

Quant à l’usage des dictionnaires de rimes, il est à l’écriture poétique ce qu’un contrat de mariage est à l’amour-passion.

Trop d’ouvrages, prétendument défenseurs

de la langue, ne sont que ses fossoyeurs.

P.SELOS

Paris, le 18 juin 2014

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